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Viol et violence conjugale, ce film polonais polémique

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Depuis plusieurs jours, le film 365 Dni, ou 365 Jours, est mis en avant par Netflix comme étant l'un des plus vus de la plateforme. Mais le long-métrage d'origine polonaise s'accompagne d'une lourde polémique, puisqu'il semble clairement faire l'apologie de la culture du viol et des violences conjugales. Pourtant, le long-métrage devrait avoir droit à un second volet.



Viol et violence conjugale, ce film polonais polémique
Cela fait maintenant un peu plus de deux semaines que Netflix a dévoilé 365 Dni sur sa plateforme. Le film polonais est enregistré dans la catégorie "films romantiques", et ce n'est pas la première fois qu'un long-métrage étranger fait le buzz sur la plateforme. Mais cela faisait bien longtemps qu'un projet du site de VOD le plus utilisé de France n'avait pas rencontré un si mauvais accueil...

L'histoire est celle de Massimo, archétype du macho italien, membre de la mafia, qui tombe sous le charme d'une inconnue, Laura, alors qu'il l'observait avec des jumelles – eh oui, l'histoire est malaisante dès les premières minutes – et qui décide, quelques années plus tard, de la kidnapper. Pourquoi ? Parce que son petit ami la trompe, qu'il est persuadé de pouvoir la rendre heureuse, et qu'elle mérite un homme, un vrai. Sous-entendu : un homme comme lui, qui la comblerait à condition qu'elle lui obéisse au doigt et à l'oeil. Mais comme le fameux Massimo est magnanime, il décide de ne pas jouer les Barbe-Bleue, et lui donne un an pour tomber amoureuse de lui. Sinon, elle sera libérée : elle est pas belle, la vie ?

Culture du viol et syndrome de Stockholm
L'histoire n'est pas sans rappeler celle de 50 Nuances de Grey, où un milliardaire décide de faire d'une jeune vierge sa petite chose. Le problème est d'ailleurs le même dans les deux films : l'homme a beau avoir une attitude des plus toxiques, comme il est beau, ça passe. De quoi renforcer le stéréotype selon lequel les femmes ne considèrent être victimes de harcèlement ou de violences sexuelles que par des hommes qui ne les attirent pas.

Tout au long du film, les scènes dérangeantes s'enchaînent et donnent l'impression d'assister à un mauvais film porno, le consentement en moins. Massimo jure à Laura qu'il ne l'obligera jamais à rien... Tout en lui tripotant les seins alors qu'elle est attachée à un siège. Les scènes de sexe sont graphiques, violentes, et mettent en scène des actes autour desquels le consentement semble voler en éclat. Le personnage le dit lui-même, comme pour s'excuser de son comportement : "Quand tu as pris l'habitude de tout prendre de force toute ta vie, c'est dur d'agir différemment." De quoi banaliser les violences sexuelles et encourager la culture du viol, à tel point que l'association #NousToute est montée au créneau : pour elle, le film fait purement et simplement l'apologie du viol, sous prétexte qu'à la fin, la victime tombe amoureuse de son bourreau.

Vous l'aurez compris, la masculinité toxique est renforcée ici par un bon vieux syndrome de Stockholm qui vient romantiser l'histoire "d'amour" entre Massimo et Laura. En dépit des violences qu'elle subit à chaque fois que le mafieux estime qu'elle le "provoque", qu'il la touche sans son accord et la retient plus ou moins captive, elle finit par tomber folle amoureuse de ce si bel homme qui "la protège". Ce qui, forcément, renforce le fantasme des dangereux masculinistes et des incels, persuadés qu'à force d'insistance, les femmes vont finir par craquer et leur céder. D'autant que Laura décide qu'elle souhaite avoir un enfant avec Massimo, quitte à exposer son bébé aux mêmes violences.

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Mercredi 24 Juin 2020




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