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VOL COMMIS LA NUIT EN RÉUNION AVEC USAGE D’ARMES, DE VIOLENCES ET DE VEHICULE : Dénoncés par leur copain, les malfaiteurs écopent la perpétuité

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C’était sur dénonciation d’un membre de leur gang que Mame Gor Ba, Malang Faty, Jean Mendy et Sény Mbengue avaient été arrêtés. Ils ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité pour vol aggravé. Leur dénonciateur, qui a disparu après avoir obtenu la liberté provisoire, a écopé de la même peine par contumace.



VOL COMMIS LA NUIT EN RÉUNION AVEC USAGE D’ARMES, DE VIOLENCES ET DE VEHICULE : Dénoncés par leur copain, les malfaiteurs écopent la perpétuité
Il y a eu un absent de taille dans la dernière affaire au rôle des assises de Dakar : Serigne Bamba Ndiaye, accusé de vol commis la nuit en réunion avec usage d’armes, de violences et de véhicules, au même titre que ses six co-accusés qui ont comparu vendredi dernier à la barre. « Il est parti en Italie depuis qu’il a bénéficié de la liberté provisoire. Il parait même qu’il est emprisonné là-bas », a révélé l’accusé Gora Ba alias Mame Cor. Le 20 mars 2003, Serigne Bamba Ndiaye s’était présenté en compagnie de son père à la Division des investigations criminelles (Dic) pour dénoncer des crimes de vol avec violences commis par une bande de délinquants dont il fait partie, dans Dakar et sa banlieue. Il balança les noms de Mame Gor Ba, Malang Faty, Jean Mendy, Amadou Wane dit Toucou, Sény Mbengue et Amadou Diol. Serigne Bamba précisait qu’ils menaient leurs activités criminelles depuis novembre 2002, dans différents quartiers. Ils ont eu à opérer dans un magasin de tailleur, puis à la station Shell de Liberté 5 et enfin sous le pont de Yarakh. Ils avaient attaqué une voiture Mercedes pour déposséder les occupants de leurs bijoux et téléphones portables. Devant les enquêteurs, il a toutefois précisé que dans le souci de se repentir, il a préféré porter ces faits à la connaissance de la police et démasquer les autres membres de la bande. Grâce à sa coopération, les enquêteurs arrêtent Mame Gor Ba dans sa maison familiale et Malang Faty au lieu dit « Réseau ». A la police, ces derniers ont reconnu en partie les crimes et confirmé certaines déclarations de leur dénonciateur. Tandis que Amadou Diol et Amadou Wone ont crié qu’ils ont été arrêtés et accusés par erreur (lire encadré).

Pape Hugo Seck, partie civile, a précisé que c’est le 06 février 2003 qu’il a été assailli par une bande de malfaiteurs qui l’ont dépossédé de son scooter, de 350. 000 francs Cfa, de son matériel informatique d’une valeur de 130. 000 francs Cfa avant de s’enfuir à bord d’une voiture 4X4 de couleur noire, en laissant sur les lieux une casquette bleue et une sandale. Eric Corréa, la deuxième partie civile, soutenait à la police que le même jour, vers 02 heures du matin, il a été attaqué par une bande de malfaiteurs circulant à bord d’un Jeep Cherokee de couleur noire. Les agresseurs avaient pris ses vêtements, ses chaussures de marque « Timberland », son téléphone portable, sa bague en or et sa chaîne en argent. Ils avaient aussi mis la main sur les chaussures de la demoiselle qui l’accompagnait. Malang Faty a estimé à une trentaine le nombre d’engins qu’ils ont volés entre novembre 2002 et mars 2003, devant les enquêteurs. Il révélait que le point de rencontre était le bar à l’enseigne « Le virage », sis à Grand Yoff et qu’ils opéraient entre 22 heures et 08 heures du matin. Gora Ba, quant à lui, a révélé à la police que c’est lui-même qui a enrôlé Sény Mbengue au sein de leur bande. La raison : M. Mbengue possédait une voiture qu’ils pouvaient utiliser pour commettre leurs forfaits.

Celui-ci a précisé, à son tour, que le véhicule utilisé avait été loué par une entreprise de la place et que c’est en sa qualité de chauffeur suppléant qu’il détenait la voiture et l’utilisait à l’insu de son employeur. Jean Mendy, qui venait à peine d’être élargi, a reconnu à la police les faits en précisant qu’il a été contacté par Mame Gor Ba et les autres pour des opérations de vol. Les enquêteurs avaient même trouvé sur lui un couteau portant des traces de sang. L’accusé précisait que c’était pour sa défense car il avait fait l’objet de menaces de mort de la part d’un certain Ndiol.

A la barre, les quatre accusés ont systématiquement nié les crimes. Selon M. Ba, Serigne Bamba Ndiaye leur en veut. « C’est son habitude, on partage le même quartier. Je suis innocent dans cette affaire », a-t-il déclaré. Jean Mendy a servi le même argument. Malang Faty a reconnu cependant avoir participé à deux vols de scooters au Jet d’eau de Dieuppeul et à Grand Yoff. Sény Mbengue a reconnu avoir transporté Serigne Bamba Ndiaye et trois autres inconnus à Grand Yoff pour prendre part à une soirée. « Arrivés à un endroit, Serigne Bamba Ndiaye m’a demandé de m’arrêter ; ils sont entrés dans un magasin et revenus avec des cartons dont j’ignorais le contenu », a-t-il révélé.

L’avocat général Aliou Ndao a fondé son réquisitoire sur deux faits essentiels : le témoignage de Serigne Bamba Ndiaye et les déclarations des parties civiles pour asseoir la culpabilité des quatre. « C’est une affaire extrêmement grave qui avait traumatisé les habitants de Dakar et sa banlieue », s’est-il indigné à l’entame de son propos. « Sur trois braquages au moins, le dénonciateur est en phase avec ses victimes », a-t-il constaté. Sur les circonstances aggravantes, il a indiqué qu’elles sont toutes réunies et qu’elles demeuraient « indiscutables ». Ainsi, le Parquet général a requis les travaux forcés à perpétuité contre Mame Gor Ba, Malang Faty, Jean Mendy et Sény Mbengue. Les huit avocats de la défense ont posé le problème de l’imputabilité des crimes à leurs clients. « Il n’y a rien qui puisse dire que telle personne a fait ceci ou cela », ont-ils constaté en substance avant de dénoncer « le comportement aléatoire » de Serigne Bamba Ndiaye.

Leurs convictions demeurent que la cour ne doit pas raisonner par analogies pour condamner.

Les uns ont plaidé l’acquittement de leurs clients, les autres de larges circonstances atténuantes à l’endroit de ceux qui ont reconnu leur responsabilité dans cette affaire. La cour a déclaré Mame Gor Ba, Malang Faty, Jean Mendy, Sény Mbengue coupables des crimes de vol commis la nuit en réunion avec violence, avec usage d’armes et de véhicule et les a condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Amadou Wane et Amadou Diol ont été acquittés. La Cour a aussi condamné par contumace Serigne Bamba Ndiaye aux travaux forcés à perpétuité et a décerné mandat de dépôt contre lui.


Souleymane Diam SY
Source Le Soleil

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Lundi 26 Avril 2010





1.Posté par Patriote le 26/04/2010 11:50
Ce sont les conséquences logiques d'une mauvaise politique sociale. Condamner 08 gangsters et 80 naitront dans la nuit. Il faut éradiquer les choses à la racine en offrant aux jeunes des chances réelles de réussite sociale. C'est l'Etat qui doit revoir ses méthodes; néanmoins, la faim et l'oisiveté ne constituent pas des raisons suffisantes pour s'attaquer au bien d'autrui ou de les voler. Il faut être endurant et courageux.

2.Posté par LE JURISTE le 26/04/2010 14:44
ENFIN JUSTICE EST RENDUS FRANCHEMENT JE TIRE UN CHAPEAU A NOTRE JUSTICE OUI QU'ILS MEURT AVEC LEUR PEINE QU'ILS SACHENT QUE C'EST QU'ON NA PAS DE BOULOT QU'ON DOIT VOLER

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