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UN BUSINESS ILLEGAL, A HAUT RISQUE

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UN BUSINESS ILLEGAL, A HAUT RISQUE
Les Sénégalais sont de plus en plus nombreux à pratiquer une activité sportive. Jadis pratiquée en plein air, sur les aires de jeux ou le longs des plages qu’offre le littorale, le «sportif» se tourne désormais vers les clubs de fitness où se mêlent step, séances de gym collectives, renforcements musculaires, entre autres activités les plus prisées. Le tout, monnayé, en fonction du cadre et de l’offre en équipements. Ces lieux de culture du corps ou bodybuilding, connaissent ces dernières années un développent prodigieux et fleurissent partout dans une ville comme Dakar. La recrudescence et leur fréquentation par des sportifs de tout âges ont fini de faire des clubs de fitness un lieu de rencontre très prisée aussi bien par la gente masculine que féminine à la recherche d’une belle silhouette et surtout d’une bonne santé, de ce bien être. Endroits très sélects, de recherche du bien être ou tout simplement de rendez-vous…galant. Un détour permet d’en savoir un peu plus sur ces lieux très sélects. Pas conformité avec les normes qui régissent le sport dans le pays.

ENTRE NECESSITE ET MODES : LES SALLES ONT PIGNON SUR RUE A DAKAR

On n’est sans doute plus dans les temps où le sport n’était pratiqué que dans les aires de jeux, en plein airs ou tout le long de la corniche et du littoral. Les salles occupent désormais l’espace au point de devenir le lieu privilégié de culture physique ou de recherche de ce bien être.
C’est désormais les salles et gymnases qui ont pris le relais et connaissent, depuis quelques années, un développement spectaculaire. Elles ont pignon sur rue dans la ville de Dakar.
Les salles de sport ont en effet fini de toucher un nouveau public. Depuis plusieurs années, la gent féminine a brisé ce qui était jusque-là considéré comme un tabou. Confinées dans les disciplines collectives, les sportives cherchent leur bien être ailleurs. De plus en plus, elles ont envahi les salles de sport à la quête d’un bien-être, d’un corps de rêve, de la perte de poids devenue une obsession ou encore suivre une recommandation faite par un spécialiste de la santé.

«NOS FEMMES SONT EN DANGER A CAUSE DE L’ALIMENTATION»

«Nos femmes sont en danger à cause de l’alimentation. C’est pourquoi elles sont obligées de s’adonner à des activités sportives qui leur feraient du bien. En cas d’urgence, c’est leur médecin qui les renvoie obligatoirement à faire du sport. Sinon les conséquences peuvent être néfastes pour elles», renseigne Abel, coach dans une salle de sport qui se trouve dans un quartier huppé de Dakar.

LE «BODYBUILDING», UNE ACTIVITE LUCRATIVE

La culture physique ou Bodybuilding est cependant devenue une activité lucrative à la merci des coachs sportifs qui n’hésitent pas à investir le secteur. Mais force est de se demander si les tenants de salles, disposent souvent la formation requise qui leur permet répondre aux besoins des sportifs.
Avec une bonne connaissance de ce secteur, Abel, n’est pas convaincu par l’expertise de bon nombre de coachs. «Plusieurs coachs n’ont pas les formations requises. C’est n’est pas parce qu’on est costaud, bien bâti que l’on est forcement coach ou moniteur. Il faut au préalable avoir une formation», confie t-il.
La formation constitue donc une base si l’on sait que les salles de sport ne se limitent plus à de simples salles de musculation «bodybuilding». Il y’a une nouvelle catégorie de séances qui sont utilisés par les techniciens.
«Nous faisons des séances de gym collectif basées sur les cardios. C’est-à-dire le renforcement du cœur, le renforcement musculaire et on termine par les étirements», rappelle le coach Ndiaye, cet autre moniteur trouvé dans une salle de sport aux quartiers Maristes. Le coach Abel et Ndiaye ne manque pas d’indiquer que la plupart des salles de sport ont un problème de gestion des fonds nécessaires pouvant leur permettre de bien gérer et d’entretenir leurs matériels ou de s’en procurer des nouveaux. Une situation qui ne manque pas d’avoir une incidence sur les tarifs fixés en fonction de l’emplacement des salles et du revenu des potentiels clients.
«Nos tarifs sont très abordables par rapport à d’autres salles parce que nous tenons compte des revenus de nos clients et aussi il faut préciser que les tarifs des salles de sports varient selon les milieux».

QUAND LA DRAGUE ENTRE DANS LES GYMNASES

Les salles de sport ne sont pas seulement un lieu de culture physique et de recherche du bien être. Elles constituent aussi un cadre de détente où l’on passe du bon temps mais surtout de rencontres galantes et… de drague. C’est du moins un des aspects visibles qui ressort de ces nouvelles destinations devenues depuis quelques années un phénomène.

A la mode, les salles de sport sont des lieux privilégiés de rencontres. Plus que la gent masculine, des Sénégalaises adeptes de culture physique sont devenues de grandes habituées des «gymnases». Souvent moulées dans leur tenue de sport, elles accordent un temps à leur silhouette et à leur bien être. Mais c’est loin d’être la seule activité si l’on sait que ces rencontres sont mises au profit pour s’ouvrir et même nouer des relations amoureuses. C’est du moins, le constat qui se dégage au détour de quelques salles dédiées au sport. Trouvée devant un de ces lieux, la demoiselle Sy, portant une tenue «sexy» nous confirme cette réalité. «Je suis toujours interpelée par des hommes dans la salle où je m’entraine. Ils me demandent mon numéro de téléphone. Il y en a même certains qui me proposent de me ramener chez moi après les séances de fitness». Et pourtant il n’y pas que les femmes qui sont sollicitées ou victimes de ce phénomène, les coachs en sont aussi victimes. «Les dragues dans les salles existent bel et bien et ce n’est pas qu’aux clients seulement que ça arrive. Même nous, les coachs, nous en sommes victimes mais on ne le dit pas. On reste dans la déontologie du travail même s’il ya une forte tentation, on essaie de rester professionnel», soutient coach Abel.
Les deux interlocuteurs ont toutefois tenu à préciser que ceux qui fréquentent les salles de sport sont tous des adultes. Par conséquent chacun est responsable de ces actes et faits.

IBRAHIMA NDIAYE, professeur de droit à l’UCAD : «C’est le ministère des sports qui donne les autorisations»

«Une personne ne peut s’autoproclamer moniteur de sport, c’est le ministère des sports qui donne les autorisations aux personnes qui sont habilitées à être des préparateurs physiques. Et une fois que c’est fait, vous êtes responsables de toute personne qui entre dans votre salle. Si une personne fait un malaise et meurt dans une salle de sport, le propriétaire peut atterrir en prison non pas parce qu’il a provoqué l’accident ou tué la personne mais parce qu’il n’a pas le minimum de matériels dont a besoin une salle de sport comme la boite à pharmacie et avoir à sa disposition une personne qualifiée pour assurer les premières soins en attendant l’arrivée des secouristes. Dans l’article 12-84 du code civil français qui est importé ici au Sénégal et qui est applicable qui dit que «quand vous détenez une chose, si cette chose cause un dommage à une personne, vous êtes responsables du dommage».
Cela veut dire qu’il y’a nécessité d’avoir une autorisation administrative avant d’ouvrir une salle de sport. Quoique l’on fasse, on doit la déclarer pour avoir une assurance si c’est une activité qui rapporte de l’argent. Une salle de sport est une entreprise qui propose des services. Si on doit s’occuper du corps et de la santé des gens, on doit déjà avoir des dispositions, les prédispositions mais aussi les autorisations pour pouvoir le faire. La clandestinité existe partout, il ya des localités où les autorités ne sont pas informées de la présence de salles de sport».­­

LE DEPARTEMENT DES SPORTS COMPTE SEVIR

Des salles de sport pullulent à Dakar présentement. C’est un constat. Seulement nombreuses sont des salles qui ne sont pas en règle car, ne détenant pas d’autorisations du ministère des sports. Ce que confirment des responsables de ce département joint par la Rédaction. Selon eux, l’ouverture des salles de sport obéit à des critères. Ce qui fait que l’autorisation n’est délivrée qu’à des spécialistes qui ont déjà subi une formation à l’Institut National Supérieur de l’Education Populaire et du Sport (INSEPS). Ce qui n’est pas le cas pour plusieurs détenteurs de salles de sport qui ne font que rassembler des matériels qui viennent de l’extérieur pour ouvrir des salles. Profitant de ce «vide» au niveau du département des Sports, ils poursuivent leur business. Par ailleurs, il faut aussi noter que certaines fédérations sportives notamment celles qui gèrent les arts martiaux, octroient des autorisations pour l’ouverture des salles afin de participer davantage à la promotion de leur discipline. Un désordre que le département des Sports compter régler dans les plus brefs délais, assure un haut cadre du ministère.

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Lundi 17 Février 2020




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