Xibar.net - L'oeil critique du Sénégal


Référence multimedia du sénégal
.
Google

Témoignages de femmes qui arrivent à maintenir une vie sexuelle active

Article Lu 15628 fois

Entre les enfants, les petits-enfants, le boulot et la ménopause, la libido en prend souvent un coup. Comment font ces femmes, en couple depuis de nombreuses années, pour continuer à avoir du désir pour leur conjoint ? Elles nous disent tout !



" NOUS PRENONS RENDEZ-VOUS " - VIRGINIE, 55 ANS
« Quand on a une vie de famille réglée, il faut accepter l'idée de faire l'amour sur rendez-vous. L'époque où l'on échangeait des baisers langoureux qui nous emmenaient tout droit au lit est bel et bien révolue ! L'absence de spontanéité ne tue pas le désir, bien au contraire. Programmer les vacances d'été est tellement agréable, alors pourquoi ne pas réserver son samedi soir à l'amour ? C'est ce qu'on fait avec mon mari, qui m'invite au restaurant, me fait la cour. J'y pense toute la journée, je me fais belle. Et chacun arrive de son côté : c'est plus érotique ! »

" JE FAIS DE LA SEXUALITÉ UNE PRIORITÉ " - ANNE-FRANÇOISE, 53 ANS
« Il existe tellement d'obligations dans le champ professionnel, familial, social. On les remplit bien, alors pourquoi céder à la paresse dans un domaine aussi fondamental pour le couple ? Pour moi, la sexualité est aussi vitale que manger, respirer, dormir. Après avoir fait l'amour, je me sens tellement bien. Quand je suis fatiguée ou préoccupée, je m'en souviens ! »

" JE ME RÉPÈTE QUE RIEN N'EST JAMAIS ACQUIS " - GÉRALDYNE, 46 ANS
« Je trouve que trop de confort et de sécurité tue le désir. Je n'ai jamais aussi bien fait l'amour qu'au début d'une relation, quand je connais mal la personne. Par chance, mon mari fonctionne comme moi. Tous les deux, nous avons besoin de nous mettre (un peu) en danger. Quand il a du succès auprès d'une femme ou quand il part en déplacement, je peux vite m'inquiéter, mais cela me fait sortir de ma zone de confort. D'ailleurs, nous ne faisons jamais aussi bien l'amour qu'après une grosse dispute ! »

" J'AI SUPPRIMÉ LA TÉLÉ DE NOTRE CHAMBRE " - NICOLE, 64 ANS
« Je suis très sensible à l'ambiance et à mon environnement. Pour moi, rien n'est moins érotique qu'une chambre qui fait buanderie ou qui a la télé au pied du lit. On est trop vite tentés de la regarder et de s'endormir devant ! Sauf programme exceptionnel, on préfère jouer aux cartes, se balader quand il fait doux ou danser sur Ma Préférence de Julien Clerc, le slow de notre mariage. A chaque fois que je l'écoute, je fonds... »

" JE ME LAISSE CONVAINCRE" - CHANTAL, 60 ANS
« L'envie vient en mangeant ! Quand je n'ai pas "la tête à ça", plutôt que de me bloquer, je tente l'aventure en me disant que, vraiment, si je ne le sens absolument pas, il sera toujours temps d'arrêter. C'est le contrat que j'ai passé avec mon mari. Qui y trouve son compte puisque trois fois sur cinq il parvient à me stimuler suffisamment pour me donner l'envie de continuer ! »

" JE PRENDS SOIN DE MOI " - MARYSE, 45 ANS
« Je suis gourmande et voluptueuse par nature. J'adore me prélasser dans ma baignoire, me faire masser, manger. Chaque expérience sensuelle est pour moi un cadeau de la vie. Avec mon mari, nous passons beaucoup de temps à nous caresser, à nous humer, à nous prendre dans les bras. Faire l'amour me reconnecte à mon corps. Après une journée au bureau à faire marcher ma tête, j'en ai besoin ! »

" JE CONVOQUE DES FANTASMES POUR ALLUMER LA MÈCHE " - ANNE, 49 ANS
« Je n'ai jamais eu peur ni honte de mes fantasmes (faire l'amour à une femme, me faire kidnapper par un prince du désert, être au milieu d'un parterre d'hommes fous de désir pour moi), que je me garde bien de partager avec mon mari : c'est mon jardin secret. A la faveur d'un regard équivoque ou d'une scène de film torride, je renouvelle mon stock. Avoir un petit fantasme bien au chaud dans un coin de sa tête peut rendre bien des services pour faire monter le désir... »

" MON DÉSIR NAÎT DU MANQUE " - MARIE, 45 ANS
« Pour apprécier le sexe, j'ai besoin d'avoir des périodes avec et des périodes sans. J'assume, sans culpabiliser. Nous avons aussi décidé d'un commun accord de faire des pauses dans notre vie de couple. Ce fut possible en achetant il y a cinq ans une maison à la campagne, où nous allons à tour de rôle nous ressourcer. Cela me fait du bien de dormir toute seule, de faire des choses pour moi. Quand je reviens, je suis en manque ! »

" NOUS PARLONS LIBREMENT DE NOTRE SEXUALITÉ " - RAPHAËLLE, 42 ANS
« Je suis fille de gynécologue, pour moi, le sexe est quelque chose de très naturel. Quand j'ai rencontré Olivier, il était assez pudique, je l'ai vite décoincé ! Hommes et femmes n'ont pas le même rapport à la sexualité et fonctionnent différemment. Chacun doit donc faire un pas vers l'autre. Exprimer mes besoins, dire ce qui ne va pas, ce que j'aimerais, m'aide à me sentir en phase avec lui. Si le sujet était tabou, il est certain que je me sentirais moins à l'aise. »

" J'AI UNE IMAGE JOYEUSE DE LA SEXUALITÉ " - CYRILLE, 50 ANS
« J'ai toujours été convaincue que ma mère "aimait ça", peut-être parce que je la trouvais spontanée, gourmande de la vie. J'ai même compris qu'avec mon beau-père, ils ont fait l'amour jusqu'à un âge avancé ! Idem avec ma sœur aînée, qui m'a toujours répété qu'elle ne pouvait s'en passer. Après son divorce, elle en a bien profité ! Pour moi, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'amour et du sexe. C'est quand le même le seul loisir gratuit, dont il est recommandé d'abuser ! »

" JE SUIS UNE INCORRIGIBLE SÉDUCTRICE " - MICHÈLE, 75 ANS
« J'ai grandi sous le regard aimant et admiratif d'un père qui n'en revenait pas d'avoir eu enfin une fille, après trois garçons ! Aujourd'hui, plaire, aux hommes comme aux femmes, fait partie de ma nature. Mon mari est très sensible aux efforts que je fais pour rester féminine et séduisante. Au lit, malgré mon âge, je me sens très femme, et encore très attirante. »

" NE JAMAIS LE FAIRE PAREIL " - MAYA, 44 ANS
« Connaître la fin du film m'enlève l'envie d'aller le voir. Au lit aussi, j'aime la surprise, l'imprévu. Je suis tantôt longue ou rapide, tendre ou animale, bruyante ou silencieuse, tantôt du matin tantôt du soir. Cela dépend de mon humeur. Mon mari a du mal à suivre ! Je ne cherche pas à être spécialement originale, mais si je ne varie pas les plaisirs, je m'ennuie très vite ! »

LE DÉSIR NE CONNAÎT PAS DE LOI
Sur ce point, les sexothérapeutes sont unanimes : le désir supporte mal les injonctions ou les comparaisons (« Il faut faire l'amour au moins deux fois par semaine », « Il faut atteindre l'orgasme », « Je ne suis pas normale si... ») puisqu'il interroge d'abord notre intériorité, le rapport à notre corps, à l'autre, qui peut fluctuer selon les moments et les périodes de la vie. Il n'est jamais acquis d'emblée : il s'apprend et se construit au fil des expériences. C'est en jouant avec cette incertitude que l'on peut en savourer la teneur !

Cet article a été publié dans le magazine Nous Deux numéro 3784.

Pleinevie.fr

Article Lu 15628 fois

Samedi 17 Octobre 2020




Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 27 Octobre 2020 - 12:52 Un couple peut-il survivre sans sexe ?

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Revue de presse | Blagues | Le miroir de l’entrepreneur





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State