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Situation financière du Sénégal au 07 juin 2018 : Le Trésor a mobilisé 2 194 milliards de FCfa

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Le directeur général de la comptabilité publique et du Trésor, Cheikh Tidiane Diop, qui recevait, hier, dans ses locaux, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, a révélé qu’au 07 juin dernier, 2.194 milliards de FCfa ont été mobilisés contre 1.664 milliards FCfa en 2017, soit une progression de 530 milliards de FCfa. Il a déclaré qu’avec un paiement effectif de 1.510 milliards de FCfa, le Sénégal dispose ainsi de près de 700 milliards de FCfa disponibles dans les comptes du Trésor de la Bceao.



Situation financière du Sénégal au 07 juin 2018 : Le Trésor a mobilisé 2 194 milliards de FCfa
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a effectué, hier, une visiste de travail à la direction générale de la comptabilité publique et du Trésor. Le responsable de cette structure a fait une présentation sur l’état des comptes du Trésor du Sénégal. Cheikh Tidiane Diop, directeur général de la comptabilité publique et du trésor, a révélé qu’au jeudi 07 juin 2018, le trésor a mobilisé 2.194 milliards de FCfa, contre 1.664 milliards en 2017, soit une progression de 530 milliards de FCfa. A ce titre, il faut comprendre que, dans les ressources mobilisées, les recettes fiscales et non fiscales pour un montant de 864,4 milliards de FCfa en 2018 contre 825,8 milliards de FCfa en 2017, soit une progression de 39,6 milliards. Il souligne aussi, dans ce montant, qu’il y a la mobilisation sur le marché financier de l’eurobond d’un montant de 1.187 milliards FCfa en 2018 contre 725,4 milliards de FCfa en 2017, soit une augmentation de 462 milliards.

652 milliards payés aux fournisseurs et cocontractants de l’Etat en 2018
A côté de la mobilisation de 2.194 milliards de FCfa, il a y a eu des injections de liquidités dans l’économie, c'est-à-dire des paiements qui ont été effectués à la date du 07 juin, pour un montant de 1.510 milliards de FCfa en 2018, contre 1.326 milliards de FCfa à la même période de 2017, soit une hausse 184,1 milliards. « Cela veut dire qu’aujourd’hui, qu’en glissement annuel et en valeur absolue, du 1er janvier 2018 au 07 juin 2018, le trésor a payé plus de 1.510 milliards de FCfa. C’est un effort qui traduit, aujourd’hui, la capacité de l’Etat à faire face à ses engagements», explique Cheikh Tidiane Diop. Au titre des paiements, pour les grandes rubriques, le trésor a payé aux fournisseurs et cocontractants de l’Etat, un montant de 652 milliards de FCfa, en 2018, contre 475 milliards de FCfa en 2017, soit une progression de 177 milliards, ce «qui dénote de la qualité du portefeuille de trésorerie». Pour les rubriques de grandes lignes de paiement, le trésor a retenu les dépenses de personnel de l’Etat, des collectivités territoriales, des corps émergents pour un montant payé de 337, 7 milliards de FCfa en 2018 contre 317 milliards de FCfa en 2017. Au titre du service de la dette, il a été payé 391,3 milliards de FCfa contre 382,7 milliards de FCfa, soit une variation positive de 8,5 milliards. Sur les paiements, quelques postes phares ont été présentés aussi. Relativement aux infrastructures, il a été payé un montant de 182,5 milliards FCfa dont 59 milliards de FCfa pour l’Ageroute, 37,7 milliards de FCfa pour l’Apix, le Fera (Fonds d’entretien routier) pour 17,4 milliards de FCfa. Pour l’hydraulique 12,2 milliards FCfa ont été payés et le Programme de modernisation des villes religieuses a reçu 9,1 milliards de FCfa; il y a eu 6,5 milliards de FCfa pour les constructions de résidences universitaires. L’Onas, dans la politique d’assainissement dans 10 villes phares, a reçu 5,5 milliards de FCfa. Sur l’agriculture, le directeur de la comptabilité publique et du trésor soutient que ses services ont enregistré des paiements, à la date du 1er janvier 2017 au 7 juin, d’un montant de 60,6 milliards de F Cfa dont 47 milliards au titre de la campagne arachidière 2018. D’après M. Diop, «l’Etat a fait face à tous ses engagements au titre de la campagne arachidière et nous avons payé tous nos engagements vis-à-vis des banques, des opérateurs privés stockeurs et des producteurs». Au titre des bourses d’étudiants, du 1er janvier au 07 juin, 30 milliards de FCfa ont été payés, selon M. Diop. Pour les ambassades, le trésor a payé, en approvisionnement 25,8 milliards de FCfa dont 12 milliards de FCfa au titre du fonctionnement; au titre du Pudc, le trésor a payé 15,4 milliards de FCfa à, la date du 07 juin. Les collectivités territoriales qui constituent des déposants du trésor ont reçu un paiement de 37,7 milliards du 1er janvier au 07 juin contre des contributions de trésorerie de 26 milliards de FCfa, soit des avances nettes de trésorerie de 11,7 milliards de FCfa au profit de ces collectivités.

Oumar KANDE

AMADOU BÂ, MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN : « NOUS N’AVONS PAS, AUJOURD’HUI, DE PROBLÈME DE TRÉSORERIE… »
Tresor SnLe ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a soutenu que le Sénégal n’a pas de problème de trésorerie, mais avec la rigueur budgétaire, il faut être prudent.

Après la présentation du directeur général de la comptabilité publique et du trésor, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a confié que la mission assignée par le président de la République est de travailler en toute rigueur et en toute transparence. «C’est la première fois que le trésor ouvre ses portes de cette manière et invite la presse à une cérémonie de présentation des comptes du trésor certifiés à la Bceao. Le président exige de nous que nous ayons une démarche rigoureuse et de transparence dans la gestion des comptes publics», dit-il. Le ministre rassure en réaffirmant : «nous n’avons pas, aujourd’hui, de problème de trésorerie». Pour lui, la mise en œuvre du Pse produit des résultats, mais cela ne signifie pas que nous n’avons pas de difficultés. «En termes de trésorerie, on n’a pas de difficultés majeures avec plus de 700 milliards de FCfa disponibles, soit le budget du Sénégal en 1997. C’est peut être au niveau du budget que nous avons quelques contraintes. Mais, lorsqu’on a de la trésorerie et au budgétaire on a des contraintes, on peut laisser déraper, mais ce n’est pas responsable et c’est l’attitude d’un gouvernement qui ne se soucie pas de demain», explique l’argentier de l’Etat. Ce dernier rappelle que le budget 2017 a été bâti sur des hypothèses de croissance, d’un déficit budgétaire, d’un niveau de recettes et de dépenses projetées etc.

Impact de la hausse du prix du baril du pétrole
Cependant, il rappelle que l’environnement international a changé dans le second semestre de l’année 2017, avec la hausse du baril du pétrole, «et on s’est retrouvé avec une moins-value de recettes de 130 milliards de FCfa ». «Dans une situation pareille, le gouvernement s’était engagé sur une cible de déficit budgétaire de 337 milliards de FCfa; dès lors, avec la moins-value de recettes, on pouvait partir de 337 plus 130 milliards de FCfa, soit un déficit budgétaire de 6%; si on l’avait fait, sur le marché international, on n’aurait pas eu ces taux. Cela ôterait au Sénégal toute crédibilité. Durant cette période 2017, nous avons pensé tout faire pour que la cible du déficit soit respectée et reporté à certaines dépenses sur 2018», ajoute-t-il. Avec la hausse du baril du pétrole, le ministre précise que le Président n’a pas voulu qu’on tire les conséquences de l’évolution du prix du baril sur les prix du carburant et sur l’électricité. «Le Président pense qu’il faut soutenir davantage les consommateurs. En 2018, on a fait des reports de dépenses de 2017, mais l’environnement international a continué de se dégrader; le pétrole a atteint 80 dollars le baril», lance Amadou Bâ qui insiste sur l’importance du prix du baril sur nos recettes. Par rapport à certaines revendications, le ministre soutient que la réponse, c’était soit de dépenser l’ensemble de nos trésoreries et de se retrouver dans des difficultés soit «on avance avec méthode, avec prudence pour maintenir les bases actuelles de la stabilité économique». Et, il a soutenu que «c’est cette option qui a été décidée». Le ministre confirme également que «l’économie sénégalaise se porte bien mais nous sommes dans un environnement incertain qui nous oblige à faire preuve de prudence parce qu’un budget, c’est une programmation annuelle». Sur le budget de 3.700 milliards de FCfa voté par l’Assemblée nationale à la date d’aujourd’hui, il indique que le Sénégal est à 45,81% d’engagement.

O. KANDE

DETTE DES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : LE MINISTRE DE L’ECONOMIE RENCONTRE SON HOMOLOGUE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, LUNDI

Revenant sur la situation des établissements privés d’enseignements qui réclament une dette de 16 milliards de FCfa à l’Etat, le ministre des Finances rappelle que c’est depuis 2013 que le président a pris la mesure avec une première dotation de 3,7 milliards FCfa. Depuis lors, 5 milliards de FCfa sont inscrits chaque année dans les différents budgets. «Toutes les sommes inscrites dans le budget ont été engagées par la direction générale du Budget et effectivement payées par le trésor. Maintenant, dans le pratique budgétaire, il est possible qu’il y ait des difficultés ça et là et que, peut être, des étudiants qui n’étaient pas prévus dans le budget soient inscrits et que les factures reçues par le ministère de l’Enseignement supérieur dépassent le budget prévu. Mais, l’obstacle juridique, c’est de devoir faire face à une dépense qui n’est pas inscrite dans le budget», martèle le ministre de l’Economie. Il salue l’attitude du ministre de l’Enseignement supérieur et indique que ses services vont mettre en œuvre les instructions du président de la République. C’est ainsi que les deux ministres vont se rencontrer dès ce lundi «pour trouver une solution à cette question douloureuse». En outre, pour prendre en charge toutes ces questions, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan apprend qu’ils iront bientôt à l’Assemblée nationale pour une Loi de finance rectificative (Lfr) pour changer les priorités du budget avec, notamment l’intégration des mesures prises pour le secteur de l’éducation (150 milliards de FCfa), l’augmentation des bourses, avec les imprévus dans l’agriculture etc.


SOLEIL O. KANDE

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Lundi 11 Juin 2018




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