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Procès de l’Imam Ndao : Témoignage à charge d’une dame contre son mari

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Au cours de son audition, la femme de Mactar Diokhané a déclaré avoir été au courant du projet de voyage de son mari au Niger. Et que celui-ci lui avait confié de l’argent qu’elle a eu à remettre à Ibrahima Diallo alias Abou Oumar.



Procès de l’Imam Ndao : Témoignage à charge d’une dame contre son mari
L’épouse de Mactar Diokhané s’est prêtée hier aux questions du Tribunal et du Parquet. Dans sa déposition, Coumba Dieng, née en 1984, a révélé que son mari lui avait fait part de son intention de se rendre en Turquie quand il quittait la Mauritanie où il était avec sa coépouse. Malheureusement, selon l’enseignante stagiaire en franco-arabe, ce voyage n’avait pas eu lieu et il est revenu au pays. Mais son époux lui a, après, annoncé un autre voyage sans lui dire où il allait exactement. «Il m’avait dit qu’il passait par la Mauritanie. C’est ainsi qu’il est parti pendant huit mois», dit-elle.
Selon elle, Mactar Diokhané lui avait confié qu’il enseignait à des enfants le Coran. Mais à la question du juge de savoir si son mari lui avait dit qu’il se rendait au Niger, Coumba Dieng a répondu par l’affirmative. «Il m’a dit qu’il allait récupérer des gens qui étaient appréhendés et depuis lors, il n’est plus revenu», a-t-elle soutenu. C’est par le biais d’une personne qui a appelé pour demander après la mère de son mari qu’elle a appris que ce dernier a été arrêté. «J’étais dans un véhicule quand une personne a appelé au téléphone. Elle a demandé si c’était la mère de Mactar qui était au bout du fil. Je lui ai dit que c’est son épouse et il m’a dit que Mactar a été arrêté mais qu’il était en sécurité. L’appel provenait de Niger», explique-t-elle avant de rappeler que depuis l’arrestation de son mari, Ibrahima Diallo alias Abou Oumar l’appelait chaque jour. Coumba Dieng dit recevoir aussi des appels de Aboubacry Guèye à travers un numéro Orange. Elle a aussi avoué au juge qu’elle était animée d’une intention d’aller au chevet de son mari. «J’ai préparé le voyage, mais entretemps j’ai perdu ma pièce d’identité», indique-t-elle. Pourtant, devant le magistrat-instructeur, elle avait dit qu’elle avait projeté d’effectuer un voyage au Niger et s’en était ouverte à Imam Ndao qui l’en a dissuadé.
Autre incohérence relevée par le juge, c’est le projet de son mari par rapport au jihad. Devant le magistrat-instructeur, elle avait déclaré que Mactar Diokhané lui avait parlé du jihad et qu’il allait partir en Libye pour cela. Elle avait même dit qu’elle connaissait certains membres du groupe dont Aboubacry Dieng. Mais hier, Coumba Dieng s’est inscrite en faux contre de telles allégations et reconnait toutefois s’être rendue chez Imam Ndao à Kaolack à plusieurs reprises.

27 billets de 500 euros remis à Abou Oumar
Coumba Dieng a déclaré en outre que Mactar Diokhané lui avait confié de l’argent, avant de partir en voyage en l’intimant l’ordre de ne pas toucher à cet argent. Mais sous la pression de Ibrahima Diallo qui lui réclamait sans cesse ces sous, elle lui a finalement remis l’argent. «Je lui ai remis 27 coupures de 500 Euros et il m’a dit que cela faisait 15 millions de francs. Il ne me restait que 31 billets et j’en avait pris 2 pour préparer mon voyage au Niger.» Pourtant à l’enquête, elle disait avoir interpellé son mari sur l’origine de cet argent. Mais ce dernier lui avait assuré que cet argent avait une origine licite, qu’une partie lui appartenait et l’autre aux membres du groupe.
Mais, d’après Coumba Dieng, son mari ne lui a jamais dit de qui il détenait cet argent. Des déclarations qui tranchent aussi d’avec celles faites devant le juge d’instruction devant qui elle avait déclaré que Mactar lui avait confié que cet argent provenait de Abubakar Shekau, le chef de Boko haram.
Interpellée sur la propriété des ouvrages trouvés dans son appartement, Coumba Dieng a avoué en être la propriétaire. Mais selon le procureur, il a été trouvé dans sa chambre un manuel à l’usage du jihadiste dans lequel il est fait état des techniques et stratégies de combat et de déstabilisation de l’Etat qualifié d’impie. Mais aussi des techniques d’enlèvements d’exécutions en référence aux exécutions sommaires des enfants et des femmes de tout musulman opposé aux actions terroristes…
justin@lequotidien.sn

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Jeudi 12 Avril 2018




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