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NOMMÉ CONSEIL SPÉCIAL À L’UNIVERSITÉ DE BOSTON LE PROFESSEUR DAOUDA NDIAYE PREFERE DAKAR

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Nommé au poste de conseil spécial à l’université Harvard de Boston, aux Etats-Unis, depuis octobre dernier, le professeur Daouda Ndiaye, inventeur du test du paludisme «illumigene malaria» a tenu à préciser : «je reste au Sénégal». Selon lui, il a accepté ce poste avec la condition sin qua none de rester dans son pays et de continuer son travail à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. «Je compte coordonner mes activité depuis Dakar. Cependant, j’aurais à faire des missions de courtes durées toute l’année aux Etats-Unis » a-t-il renseigné vendredi nuit à Dakar, lors de son retour de mission. Par ailleurs, le professeur Daouda Ndiaye a déploré le fait que la reconnaissance pour les africains, vient toujours de l’étranger, de l’Europe et des Etats-Unis particulièrement avant que leurs pays africains ne daignent reconnaitre leur digne fils.



NOMMÉ CONSEIL SPÉCIAL À L’UNIVERSITÉ DE BOSTON LE PROFESSEUR DAOUDA NDIAYE PREFERE DAKAR

Le professeur Daouda Ndiaye, chef de service de parasitologie mycologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, professeur titulaire des Universités, chaire de la parasitologie mycologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, par ailleurs, inventeur du test du paludisme « illumigene malaria» compte rester à Dakar après sa nomination comme conseil spécial à l’université Harvard de Boston, aux Etats Unis. Il l’a fait savoir vendredi dernier à sa descente d’avion à l’aéroport Blaise Diagne de Dakar. Cependant, il a tenu à préciser devant la presse : «j’aurais à faire des missions de courtes durées toutes l’année aux Etats-Unis».

Une décision qui se justifie par l’un de ces principes : «je suis contre la fuite des cerveaux quel que soit ce que l’on vous propose et, également, l’importance de la fonction».

De l’avis du professeur Ndiaye, les africains, avaient été formés pour appuyer leur pays à sortir du sous développement et, ainsi, améliorer les conditions de vie de leurs populations. A ce propos, il a déclaré : «je reste sénégalais et africain dans la veine, car convaincu que personne ne viendra régler le problème de l’Afrique à notre place». Et de poursuivre : «j’ai été formé par l’école sénégalaise, donc l’école africaine et, ce que je suis devenu aujourd’hui, je le dois d’abord à l’Afrique en général et au Sénégal en particulier. Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir décider pour le Sénégal, pour l’Afrique et pour le monde, à travers cette nomination. Je le ferais fièrement en tant qu’Africain, mais ce sera à partir de Dakar. J’estime que nous ne pouvons pas régler les problèmes de l’Afrique si tous les fils d’Afrique partent vers d’autres continents ».

Une opportunité pour l’Afrique

La nomination du professeur en médecine, Daouda Ndiaye à l’université Harvard de Boston, aux Etats Unis, demeure une opportunité pour l’Afrique. Selon le chef de service de parasitologie mycologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, il aura comme mission avec ces pairs à décider des programmes de formation d’enseignement, de proposer des stratégies innovantes pour l’éradication du paludisme à travers le programme international piloté par l’université de Havard.

«Notre rôle sera de proposer également de nouveaux concepts en matière de formation diplomante, d’enseignement en matière paludisme en particulier et de santé en général, car les méthodes de recherche, de lutte contre le paludisme sont similaires aux approches de lutte contre les maladies infectieuses surtout celles à transmission vectorielle qui sont liées au sous développement», a lancé le professeur Daouda Ndiaye. Et de renchérir: «nous réfléchirons sur les cibles, jusqu’ici oubliées et qui devront porter le combat pour une éradication du paludisme. Nous proposerons des innovations technologiques pour la prise en charge et la prévention».

La reconnaissance des africains vient toujours de l’étranger

A coté de la joie qui a animé le professeur Ndiaye après sa nomination comme conseil spécial à l’université de Harvard, on peut sentir de l’amertume dans sa voie. Il aurait bien voulu être honoré tout d’abord par son pays après les résultats de ces recherches sur le paludisme très concluants, avant l’étranger.
«Ce qui est en revanche, dommage en Afrique est que la reconnaissance vient toujours de l’étranger, de l’Europe et des Etats-Unis particulièrement avant que nos pays africains ne daignent reconnaitre leur digne fils. C’est malheureusement la raison principale qui justifie que des africains reçoivent des propositions à l’international et quittent leur pays. Je suis persuadé qu’ils quittent parce qu’ils n’ont pas le choix ». Et d’ajouter «pour arrêter la fuite des cerveaux, l’Afrique doit apprendre à exploiter ses talents et reconnaitre leur mérite avant que d’autre continents ne le fassent à sa place».
Malgré qu’il ait déploré ce fait, il compte représenter dignement l’Afrique dans cette instance où les grandes décisions pour sauver des vies se prendront. Pour lui « cette nomination prouve encore une fois que nous n’avons, certes pas, les moyens financiers à notre disposition pour atteindre nos objectifs, nous n’avons pas les plateaux techniques adéquats, encore moins les ressources nécessaires pour leur mise en œuvre, mais nous avons le savoir».

Promouvoir l’excellence

Après sa nomination au poste de conseil spécial à l’université Harvard de Boston, aux Etats-Unis, le professeur Daouda Ndiaye a décidé de promouvoir l’excellence. Désormais, les meilleurs élèves du Sénégal seront appuyés par une bourse a renseigné le professeur Ndiaye. «Les élèves ne peuvent pas en bénéficier mais les meilleurs dans les différentes catégories de l’enseignement seront récompensés par une bourse » a-t-il soutenu.

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Lundi 5 Novembre 2018




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