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MACKY SALL SUR LA TROISIEME VAGUE DE COVID-19 «Si la situation l’impose, nous reviendrons aux mesures que nous avions déjà connues par le passé»

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«Si la situation l’impose, nous reviendrons aux mesures que nous avions déjà connues par le passé ». C’est le Président de la République qui met ainsi en garde les populations dans ce contexte de troisième vague de covid-19 avec le variant delta. Il recevait hier, vendredi 16 juillet le rapport final du Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Force Covid-19. Occasion pour lui d’insister sur le respect des mesures barrières face à la menace épidémique.



MACKY SALL SUR LA TROISIEME VAGUE DE COVID-19 «Si la situation l’impose, nous reviendrons aux mesures que nous avions déjà connues par le passé»

Que les Sénégalais se le tiennent pour dit ! Le pays risque d’être reconfiné si la propagation du variant Delta, à l’origine de la troisième vague de covid-19, persiste. L’annonce est du Chef de l’Etat, Macky Sall qui présidait hier, vendredi 16 juillet la cérémonie de présentation du rapport final du Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Force Covid-19. « Il faut que les gens puissent mesurer la gravité et puissent respecter les recommandations qui leur ont été faites sinon si la situation l’impose, nous reviendrons aux mesures que nous avions déjà connues par le passé », a averti Macky Sall d’un ton ferme. Il renchérit : « si cette contamination doit évoluer, je prendrais toutes les mesures que nécessitera la situation y compris s’il faut retourner en état d’urgence, s’il faut refermer les frontières, s’il faut interdire les déplacements ».

Mais pour éviter le rétablissement des restrictions anti covid-19 qui étaient déjà levées, le Président de la République a appelé les populations au respect des mesures barrières face à la progression fulgurante de l’épidémie ces derniers jours. «Dans ce contexte où on observe une flambée de l’épidémie depuis quelques jours, je ne saurai clore mon propos sans renouveler un appel aux compatriotes pour la limitation des rassemblements et des déplacements, le respect strict des gestes barrières, le port systématique du masque, l’adhésion massive à la vaccination, seule stratégie qui nous permettra dans une mobilisation communautaire soutenue de nous débarrasser définitivement de cette pandémie», a lancé Macky Sall. Mieux, il a invité la jeunesse à «redoubler de vigilance et à veiller au respect scrupuleux des mesures barrières durant ces vacances pour réduire de façon signification la circulation et la transmission de ce virus».

«ON NE PEUT PAS LAISSER LA MALADIE PRENDRE LE DESSUS ET LE PAYS SUBMERGE, LES HOPITAUX DEPASSES POUR CONSTATER MALHEUREUSEMENT DES MORTS»

A en croire Macky Sall, les Sénégalais doivent dès lors prendre leurs responsabilités. «Il faut que nous soyons conscients que ce variant Delta a une vitesse de contamination sans précédent. Donc, soit, nous sommes conscients du danger et nous nous autorégulons en ce moment, on laisse l’activité se dérouler puisqu’on connait les conséquences de l’arrêt des activités sur nous, sur l’économie mais on ne peut pas laisser la maladie prendre le dessus et le pays submergé les hôpitaux dépassés pour des morts, pour constater malheureusement des morts voire des centaines de morts ou des milliers de morts comme déjà c’est le cas dans beaucoup de pays», a martelé le Chef de l’Etat.

«EVITER LES DEPLACEMENTS PENDANT LA FETE DE TABASKI»

A quelques jours de la Tabaski, Macky Sall a invité les Sénégalais, surtout ceux qui sont à Dakar d’éviter les déplacements et les rassemblements et de la célébrer sur place pour éviter la propagation du virus. En effet, le Sénégal a déclaré son premier cas de covid-19 le 2 mars 2020. Conscient de la gravité de contamination de l’épidémie, Macky Sall a réuni par la suite le Comité national de gestion des épidémies (CNGE) et a pris des mesures pour endiguer la propagation du virus. Il s’agissait de l’annulation d’une durée de 30 jours de toute manifestation publique, la fermeture du port pour les bateaux de croisière, la fermeture des écoles, université et crèches, l’annulation des festivités autour du 4 avril, entre autres. Le 23 mars 2020, il revient à la charge pour dire que «l’heure est grave».

LES EMEUTES DE LA FAIM

Ce qui lui a permis de décréter l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire à compter de lundi 23 mars 2020 assorti d’un couvre feu de 20 heures à 6 heures du matin. S’en est suivi l’interdiction du transport inter urbain, la fermeture des marchés, et des lieux de culte même si certains guides religieux ont catégoriquement refusé de suivre la décision. Alors que la crise sanitaire a fini de plomber l’économie, le 20 mars 2020, Macky Sall annonce la création d’un fonds force de riposte et de solidarité contre les effets du covid-19.

Dans ce cadre, une aide alimentaire a été distribuée aux populations les plus démunies et les facteurs et de l’électricité payées par l’Etat pour une frange de la population. Par la suite, alors que l’épidémie se poursuit mais semble relativement contenue et face à des pressions de tous bords, Macky Sall affirme la nécessité «d’apprendre à vivre en présence du virus» et annonce un assouplissement des restrictions mises en place, la réduction du couvre-feu nocturne et la réouverture des lieux de culte et la reprise des vols internationaux pour le 15 juillet 2020. Cependant, l’allègement des mesures barrières contre la covid-19 a entrainé un relâchement total des populations.

Comme conséquence, les contaminations au coronavirus repartent à la hausse obligeant le Chef de l’Etat à déclarer au début du mois de janvier 2021 l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu dans les régions de Dakar et Thiès qui concentraient 90% des cas pour faire face à la flambée des nouvelles contaminations. Une mesure qui a fini par indigner les populations. Toujours dans le cadre de la lutte contre la covid-19, les députés adoptent le 11 janvier 2021 une loi autorisant le Président à instaurer un couvre-feu sans décréter l’Etat d’urgence et sans devoir soumettre sa décision à l’Assemblée nationale. Une procédure jugée trop lourde en cas de crise sanitaire ou de catastrophe naturelle.

En mars 2021, l’arrestation du député Ousmane Sonko sonne comme un élément déclencheur. Des scènes de violence se passent presque partout dans le pays avec pillages de magasins. Pour beaucoup de personnes, ces émeutes ont pour cause les conséquences de la pandémie car beaucoup ont perdu leur travail et d’autres ont fini par avoir marre des restrictions.

Et le 8 mars, Macky Sall prend la parole et annonce une réduction du couvre-feu qui sera par la suite levée. Même si la covid-19 se poursuivait dans le pays, une baisse des cas avait été constatée jusqu’en début juillet, juste quelques semaines après les tournées dites «économiques» du Chef de l’Etat soldées par des déplacements et des rassemblements ainsi que celles de l’opposition.

La covid-19 a donc fini par resurgir avec la découverte du variant Delta dont la propagation est très rapide, selon les médecins, entrainant le Sénégal dans une troisième vague. Aujourd’hui, alors que beaucoup de sénégalais prennent Macky Sall pour responsable de cette hausse des contaminations, le pays risque de retourner à la case de départ dans la lutte contre le coronavirus avec son lot de conséquences déjà ressenties par les populations.

SUDONLINE PAR MARIAME DJIGO

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Lundi 19 Juillet 2021




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