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Lutte contre l’extrémisme violent : Le Sénégal blinde ses arrières

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Si la Stratégie nationale de prévention contre l’extrémisme au Sénégal est en cours de réalisation, le Général Mbaye Cissé, directeur du Cheds, compte sur la contribution des experts de ce domaine. Et le Général Mansour Seck demande une approche inclusive pour combattre l’extrême violence, car cette guerre dépasse les Fds.



Lutte contre l’extrémisme violent : Le Sénégal blinde ses arrières
Par Amadou MBODJI – Frontalier avec le Mali défiguré par les attaques terroristes, le Sénégal sécurise ses arrières en faisant dans la prévention contre cet «extrémisme violent». Pour enrichir la Stratégie nationale de prévention des menaces djihadistes, Dakar abrite depuis hier une série de rencontres animées par des experts de haut niveau sur cette question. «Cette table ronde permettra de mesurer les progrès réalisés. Mais surtout d’identifier les lacunes dans la conception et la mise en œuvre des stratégies à tous les niveaux, en vue de leur optimisation. A ce titre, le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds), engagé depuis 2016 dans un programme de prévention contre l’extrémisme violent aux niveaux national et régional, compte bien tirer parti de vos discussions pour enrichir la Stratégie nationale de prévention contre l’extrémisme au Sénégal en cours de réalisation», souligne le Général Mbaye Cissé, directeur du Cheds, en marge de la rencontre organisée par sa structure et le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (Cesa), basé à Washington.
Aujourd’hui, il faut renforcer «la culture du professionnalisme militaire et la construction de l’Etat de Droit» et l’importance de «l’utilisation d’approches axées sur les citoyens». Président du Conseil d’administration du Cheds, Général Mansour Seck rappelle la Déclaration de Dakar, issue d’une rencontre organisée juste après les attaques contre les tours jumelles du World Trade center à New York en 2011, sur l’importance de la sensibilisation. «Le terrorisme n’est pas africain, dans notre culture et nous ne l’accepterons pas. C’est dans ce cadre-là que nous voulons combattre l’extrême violence. Vous remarquez que le Sénégal, jusqu’ici, n’est pas une victime directe de cette menace qu’on appelle la menace asymétrique. Parce que ce n’est plus un combat entre avions, entre bataillons. Mais plutôt des gens qui s’attaquent aux aspects de notre religion, de notre société, dans beaucoup de domaines», dissèque Général Mansour Seck. Pour l’ex-Cemga, il faut une stratégie inclusive pour combattre l’extrême violence. «C’est une stratégie complexe qui concerne toutes les personnes, tous les citoyens. J’insiste sur tous les citoyens. Pourquoi ? Quand on dit une guerre, on parle de canons. Les Forces de défense et de sécurité ont leur limite. Parce qu’elles ont des règles particulières. Lorsqu’on s’attaque à la société, à la religion, je pense que ça les dépasse de loin. Et je pense que je serai heureux le jour où tous les Sénégalais, en tout cas tous les Africains, se considéreront comme les soldats de la nouvelle guerre, pas en prenant des Kalachnikov, mais en sachant exactement quelle est la vraie religion», explique Général Seck. Il insiste : «Les gens qui connaissent la vraie religion doivent faire partie de ce combat.»
ambodji@lequotidien.sn

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Mercredi 27 Juillet 2022




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