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Le témoignage du jour : mon mari m'a violé lors de notre première relation intime, il veut que je lui pardonne...

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Le témoignage du jour : mon mari m'a violé lors de notre première relation intime, il veut que je lui pardonne...
Bonjour, publiez moi svp.

Voici mon problème : quand j'avais 17 ans je sortais avec un homme on s'aimait vraiment beaucoup et tout. 4 plus tard alors qu'on était presque sur le point d'officialiser, mon frère a mis sa sœur enceinte et cela a créé des tensions dans la famille et nous deux faisions en quelque sorte partie des '' dommages collatéraux '' nos familles nous ont obligé à nous séparer, malgré tous nos efforts on a finitpar succomber à leurs désirs.

Plus tard mon père a arrangé mon mariage avec un cousin que je n'ai jamais vu de toute ma vie. Walahi je l'ai détesté avant même de le connaître et vice versa car lui aussi ne m'aimait pas mais disons que nos papas sont très soudés niom dal lou keneu ki decider rek niom niepeu ci diapeu c'est ainsi que le bléme a commencé nak. On a passé 4 mois sans consommer notre mariage je l'avais en horreur et je rêvais toujours de mon ex que j'ai aimé plus que tout ba beneu jour dal j'étais au téléphone avec ma meilleure amie maniko mon ex me manquait et que j'aurais aimé que cet instant ce soit avec lui que je le passe affaire yoyou ma coupé rek sama dieukeur dougou ci chambre bi dima saga di youkhou me traitant de pute de femme infidèle, mounima comme que demay diayy niamé rek il allait me montrer que dou morouma beneu goor walahi j'ai vécu la pire nuit de ma vie.

Il m'a obligé à coucher avec lui, il m'a violé m'a blaissé, m'a humilié😭j'ai même honte et mal en l'écrivant car j'ai la première fois que j'en parle. bimou paré dal mou guissma may dioyy guiss drap bi takeu sang la retrouver ses esprits topato ma di dioyy di excuséwou ensuite il m'a avoué qu'il était tombé amoureux de moi au fil du temps et que limou degueu may wakh sama wakhou ex moko mettre en colère.

Le souci c'est que ceci s'est passé il y'a presque 3 mois déjà, depuis il n'arrête de s'excuser et de faire des efforts mais de mon côté je suis bloquée. J'ai l'impression d'être violée et j'ai constamment peur de l'expérience que j'ai eu. Il suffit qu'il me touche la main pour que je sursaute, je ne sais plus faire walahi je veux lui donner une chance mais c'est difficile d'oublier ce qu'il m'a fait. Je vous en prie aidez moi à trouver une solution pour vivre en paix avec mon mari car je sais que c'est pas une personne mauvaise et que divorce mom ma famille doumako nangoul sakh alors je veux lui donner une seconde chance au moins 🙏

SDSK

PEUT-ON TOUT SE PARDONNER EN COUPLE ?

Un pardon délesté de sa dimension religieuse
"Ma réponse est oui, je suis, en tant que thérapeute, convaincue que l'on peut tout pardonner. Je pense même que plus la blessure est grave et plus le pardon peut être un facteur utile pour retrouver sa liberté et son bien-être psychologique. Mais attention, je parle là d'un pardon qui se rapproche plus du concept de la résilience que de la notion religieuse qu'on nous a souvent inculquée", répond la psychothérapeute Béatrice Voirin.

"Pardonner, prévient-elle, ce n'est pas oublier, c'est réussir à apaiser la blessure suscitée par autrui. C'est au fond assez égoïste, c'est se dire "Je ne suis pas responsable de ce qui m'est arrivé de douloureux, du mal que l'on m'a fait quand j'étais enfant par exemple, mais je peux à partir de maintenant décider de ne pas avoir à payer la double-peine, la douleur d'avant et la douleur de maintenant et je suis responsable du chemin que je vais prendre." Une façon, poursuit Béatrice Voirin, "de reprendre sa vie en main, de ne plus laisser le 'bourreau' guider notre vie."

Pardonner pour (enfin) se débarrasser du statut de victime
"Pardonner implique de ne plus accepter d'être une 'victime' au quotidien et c'est parfois difficile", reconnaît Béatrice Voirin. Le libre choix de pardonner incombe en effet toujours à la victime, et plus la souffrance a été grande, plus la violence a été grande, plus c'est difficile. "Certains ne peuvent pas le faire, parce que cette haine, cette colère leur sert de béquille, de motivation pour continuer à vivre".

C'est le cas pour Cathy, qui ne parvient toujours pas à tirer un trait sur l'infidélité, des années durant, de son ex-mari. "Depuis cinq ans qu'il m'a quittée, pour une femme qu'il fréquentait donc bien avant qu'on se sépare, je n'arrive pas à cesser de lui en vouloir. Et je sens que d'une certaine manière, cette colère est devenue ma compagne. D'après ma psy, j'ai peur de m'en défaire, parce qu'une fois que je ne ressentirai plus cela, que me restera-t-il de notre mariage? J'ai l'impression que mes sentiments négatifs ont pris toute la place et que m'en débarrasser, c'est accepter le vide, c'est accepter que lui s'en sorte et moi non. Et en même temps, je suis consciente de faire du surplace."

Un processus qui ne se "décide" pas
"Dans les cas où le pardon est trop difficile à accorder, il faut laisser faire, attendre qu'un jour peut-être...ou pas. C'est un libre choix qu'il faut toujours accepter sans juger", commente Béatrice Voirin. Un avis partagé par la psychanalyste Laura Gélin. "Je n'aime pas tellement ce mot de 'pardon', trop empreint de morale religieuse. L'injonction au pardon peut provoquer pas mal de culpabilité chez ceux qui n'y parviennent pas. Notre rôle en tant que thérapeute est d'accepter le patient dans l'état où il se trouve. Pardonner est en effet souvent salutaire. Mais pour certains ce n'est tout simplement pas encore le bon moment. Je crois surtout que le pardon ne se "décide" pas. Il est le résultat d'un processus, d'un cheminement. Pour dépasser sa colère et sa haine, il faut avoir accepté de traverser ces émotions. Les avoir ressenties."

Autrement dit, oui au pardon lorsqu'il est l'aboutissement d'un travail sur sa souffrance, non au pardon s'il est destiné à nier cette souffrance, voire à la gommer. "La phase de catharsis est indispensable lorsqu'on a été victime de maltraitances, physiques ou psychologiques. La résilience ne peut se faire qu'au terme de cette phase là", résume Laura Gélin.

Pardonner oui, excuser non
"Pardonner ce n'est pas excuser, ni même absoudre, ce n'est pas non plus nier la faute, c'est la décision de ne pas, de ne plus vouloir se venger. De ne plus souffrir ", développe quant à elle Béatrice Voirin. "Cela n'implique pas non plus de vouloir relativiser l'agression. Ni même de devoir se réconcilier ou recevoir des excuses, même si les excuses sont souvent très salvatrices. On pardonne pour soi, avant tout, pour se libérer soi-même de la haine et du ressentiment."

La psychologue évoque à ce titre un documentaire réalisé sur "le chemin d'une femme vers le pardon qu'elle voulait accorder à l'homme qui avait assassiné son fils et qui attendait dans le couloir de la mort". "C'était bouleversant, passionnant. Elle racontait en être sortie tellement apaisée. Et fière aussi." Pour Béatrice Voirin, pardonner ne veut par ailleurs pas dire ne pas punir, sûrement pas". "Mais ça c'est le rôle, pour les cas les plus graves, de la justice. Elle est là pour ça. Et heureusement."

"Changer son regard sur ce qui nous est arrivé à défaut de pouvoir changer ce qui nous est arrivé"
Dans les faits, conclut Béatrice Voirin, pardonner se fait la plupart du temps en deux temps: "Il y a d'abord ce moment ou la personne prend conscience qu'elle est (encore) victime, prisonnière du ressentiment et du désir de vengeance et que le prix a payer est fort". Ensuite, il faut procéder à une "intégration profonde de la démarche de pardon". Cela implique de changer notre regard sur le monde, sur ce qui s'est passé": "puisqu'on ne peut pas modifier ce qui est arrivé, on peut modifier le regard que l'on porte sur ce qui nous est arrivé!"

Pour ce faire, la thérapeute recommande la pratique del'hypnose, ou de la PNL (programmation neuro-linguistique), notamment. Margot, 32 ans, est parvenue grâce à l'EMDR à "sortir de l'enfer dans lequel une agression dans la rue l'avait plongée". "En parvenant à ne plus éprouver de terreur, à ne plus être obsédée par ce qui m'était arrivé, j'ai peu à peu réussi aussi à ne plus haïr celui qui m'avait fait ça. Je pensais que je n'y arriverais jamais, mais il est sorti de ma vie. Je ne lui souhaite pas de mal, pas spécialement de bien non plus, mais il n'est plus un sujet."

Enfin, constate Béatrice Voirin, "c'est beaucoup plus facile de pardonner après avoir été reconnu comme victime dans un premier temps et encore plus quand la personne qui nous a fait du mal veut bien le reconnaître". Mais, prévient-t-elle, ce n'est pas toujours possible -décès par exemple ou déni du bourreau- et comme c'est une démarche pour soi, une démarche intellectuelle, au fond, on peut aussi y arriver sans. Le secret résidant dans la dissociation "du pardon que j'accorde, personnel et égoïste, de la personne qui m'a portée préjudice".

A lire pour aller plus loin: Peut-on tout pardonner? par Olivier Clerc, aux Editions Eyrolles, mai 2015. Pour répondre à cette interrogation, l'auteur redéfinit ce terme "souvent galvaudé" et identifie une quinzaine d'obstacles au pardon qui empêchent la plupart d'entre nous d'avancer sur cette voie de "guérison des blessures du coeur". S'appuyant sur des exemples concrets, il propose quatre manières de cheminer vers le pardon.

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Jeudi 15 Octobre 2020

Les perles de Sama Dieukeur sama Kharite





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