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Le Qatar adapte ses normes de travail

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Les bases légales de la kafala, le système qui enchaîne les ouvriers étrangers à leur employeur, ont été quasiment abolies.



Le Qatar adapte ses normes de travail
Depuis que le Qatar s’est vu attribuer en 2010 l’organisation de la Coupe du monde de football en 2022, les autorités de l’émirat ont annoncé à de multiples reprises « l’abolition de la kafala ». En réponse aux critiques des médias et des défenseurs des droits de l’homme, stigmatisant ce système de tutelle en vigueur dans toutes les monarchies du Golfe, qui enchaîne le travailleur étranger à son employeur et permet tous les abus, la micromonarchie a promu entre 2014 et 2017 une série de réformes censées le mettre à bas.

Mais comme l’écrit James Lynch, un ancien d’Amnesty International, sur Migrant-rights.org, un site consacré à la protection des immigrés dans le Golfe, « tout ce que ces mesures ont apporté, c’est de faire disparaître le mot kafala des textes de lois. Le système, lui, est resté en place ».

Ce processus en trompe-l’œil, qui ne dupait personne sinon ceux qui voulaient l’être, semble terminé. Le 30 août, par une révision de son code du travail, le Qatar a autorisé les 2,5 millions de travailleurs étrangers sur son territoire – sur une population totale de 2,8 millions d’habitants – à changer d’emploi sans avoir à obtenir au préalable le consentement de leur employeur, incarné dans un document connu de tous dans l’émirat, le fameux « NOC » (Non-Objection Certificate ou certificat de non-objection).

« Le début d’une nouvelle ère »

Cette réforme de fond vient couronner le processus de démontage des bases légales de la kafala, impulsé il y a trois ans par l’Organisation internationale du travail (OIT). Le Qatar avait autorisé cette agence spécialisée de l’ONU à ouvrir un bureau à Doha en 2017, en échange de son renoncement à lancer une commission d’enquête pour travail forcé dans l’émirat.

La coopération technique entre les experts de l’organisation et le ministère du travail qatari avait déjà débouché en 2018 sur une loi dispensant les ouvriers qui triment sur les stades de la Coupe du monde et autres chantiers d’infrastructures de la nécessité d’obtenir un visa de sortie avant de quitter le territoire. Le bénéfice de cette mesure avait été étendu en janvier 2020 à l’ensemble de la main-d’œuvre étrangère du pays, notamment les employés domestiques.

Avec ces deux lois, autorisant les petites mains du miracle qatari à changer d’emploi et à voyager quasiment à leur guise, les deux principaux piliers de la kafala se retrouvent à terre. Aux yeux de l’OIT, dont la mission au Qatar est censée s’achever l’année prochaine – sauf extension de son contrat –, « le système de tutelle a été effectivement démantelé, ce qui marque le début d’une nouvelle ère pour le marché du travail qatari ».



lemonde.fr




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Mardi 15 Septembre 2020




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