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France : la question sécuritaire comme argument de campagne décisif

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En cette rentrée, le gouvernement remet - à nouveau - la sécurité au centre du débat politique. Ce qui n’est pas une surprise à 18 mois de l’élection présidentielle ?



La question sécuritaire est une constante des élections françaises. Cette montée du débat sur la délinquance et les violences a signé en quelque sorte l’entrée en campagne des partis politiques à 18 mois du scrutin présidentiel. Chacun tente ainsi de préempter ce sujet majeur pour les Français. Après un été émaillé, il est vrai, de faits divers tragiques et de violences de toute sorte, la droite LR et l’extrême droite du Rassemblement national en ont fait leur principal angle d’attaque contre le gouvernement. « Un été orange mécanique » a taclé le patron de la région des Huats de France Xavier Bertrand pour qui « la sécurité restera l'immense faillite du quinquennat d'Emmanuel Macron ». « Un été meurtrier », « une véritable barbarie qui s’installe », a surenchéri Marine Le Pen. La finaliste frontiste de l’élection de 2017 entend bien cannibaliser la droite sur ce thème pour pouvoir rejouer le match contre Emmanuel Macron dans deux ans.

Le gouvernement pas en reste dans cette surenchère verbale

Pas question pour le gouvernement de se laisser ainsi accuser de « laxisme » et « d’impuissance » par ses opposants sur ces thèmes régaliens à nouveau cruciaux pour la prochaine présidentielle. Voilà pourquoi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin issu des rangs de la droite a été véritablement dépêché au front, multipliant tout à la fois les déplacements et les formules chocs, fustigeant « l’ensauvagement » de la France et estimant même que le pays est « malade de son insécurité ». Le ministre Darmanin fait du Sarkozy au grand dam du Garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti, qui nie, lui, toute flambée de l’insécurité ! Querelle au gouvernement… Le président Macron a bien recadré ses deux ministres mais sur le fond, il ne lâche rien : « L’important, dit-il, ce sont les actes, pas les mots, les Français veulent qu’on règle leurs problèmes. »

Le débat sécuritaire pas près de retomber ?

D’autant moins que le gouvernement redoute une possible résurgence de violence – un an après les « Gilets jaunes » et alors que la crise sociale menace avec ses faillites d’entreprises et ses licenciements massifs. Une séquence extrêmement périlleuse pour le président Macron qui part de loin. Selon un sondage IFOP, 73% des Français juge son bilan négatif en matière de lutte contre l’insécurité.


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Samedi 12 Septembre 2020




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