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Fatoumata Cissé Diarra, directrice des Archives nationales, sur les destructions de l’Ugb : «Il faudra un long processus pour reconstituer les archives»

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Qu’en est-il des archives de l’Ugb aujourd’hui après le saccage de certains services par les étudiants lors de la manifestation du 15 mai dernier ?

C’est une situation très déplorable que j’ai beaucoup regrettée, mais je me dis qu’en saccageant les archives, les étudiants n’avaient pas visé ces documents qui n’ont rien à avoir avec leurs doléances. C’est la marque de l’institution publique et de l’université matérialisée par les bâtiments où étaient consignées les archives qui ont fait que les archives vulnérables ont péri. Nous avons un service régional qui a été alerté dont le chef représente la direction des Archives dans la région. Il a été sur le lieu, a fait une étude et a même pris des images du saccage pour nous les transmettre. C’est pourquoi il n’est même pas présent à cette cérémonie des archives parce qu’il doit continuer à faire le travail de sensibilisation et d’alerte des populations pour leur montrer que ceux qui ont détruit les archives auront besoin aujourd’hui ou demain de ces documents.



Fatoumata Cissé Diarra, directrice des Archives nationales, sur les destructions de l’Ugb : «Il faudra un long processus pour reconstituer les archives»
Y a-t-il une possibilité de reconstituer ces archives ?
Cela peut être le cas, mais partiellement. Si ces documents ont été consignés sur un support électronique et que ce support n’est pas détruit, on peut le faire. Mais toujours est-il qu’ils peuvent avoir disposé que de copies parce que la valeur originale est importante. Ce n’est pas toujours évident parce que nous avons une Administration et une culture essentiellement de tradition écrite.

Quelles sont les conséquences d’une telle perte ?
Je n’ai pas en tête les archives qui ont été brûlées, mais si c’était des originales, des actes de naissance des étudiants ou du personnel qui ont été détruits, il faudra un long processus pour les reconstituer et le coût financier pour aller faire un jugement et disposer à nouveau de ces documents parce que les archives matérialisent l’identité des individus. Par exemple, des notes qui ont été détruites, si dans le futur un étudiant postule à un poste ou est candidat pour étudier quelque part, notamment à l’étranger, on peut lui demander de fournir ses notes. Et sans les originales, il aura de la peine à pouvoir les reconstituer. Même si par ailleurs il est sûr d’avoir eu de très bonnes notes et d’avoir réussi à son examen, il ne pourra pas donner des preuves matérielles.

LeQUOTIDIEN

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Lundi 11 Juin 2018




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