Référence multimedia du sénégal
.
Google

DRAME A L'ECOLE MILITAIRE INTERARMES DE KOULIKORO (MALI) : 5 élèves-officiers morts dont la Sénégalaise Fatou Seck Gningue, au cours d'une manœuvre

Article Lu 15158 fois

Cinq élèves-officiers de l’École militaire interarmes de Koulikoro (Émia), quatre Maliens et une Sénégalaise, ont trouvé la mort lundi. Officiellement au cours d'un exercice militaire dans la zone d'entrainement de Tientienbougou, à l'est de la ville de Koulikoro (Mali). La victime sénégalaise du nom de Fatou Seck Gningue était à sa 2e année de formation. Son corps sera rapatrié ce mercredi à 16 heures par vol de la compagnie Sénégal Airlines.



DRAME A L'ECOLE MILITAIRE INTERARMES DE KOULIKORO (MALI) : 5 élèves-officiers morts dont la Sénégalaise Fatou Seck Gningue, au cours d'une manœuvre
Cinq (5) élèves officiers (4 Maliens et une Sénégalaise) sont décédés lundi au Mali. Ils sont tous pensionnaires de l'École militaire interarmes de Koulikoro (Émia), une école militaire, créée en 1963 au Mali, d'abord installé à Kati, à 15 Km de Bamako, avant d'être transférée à Koulikoro, au centre d'instruction Boubacar Sada Sy. Les 5 victimes, Sékou Aw, Cheick Oumar Bouaré, Sidiki Tangara et Thierno Seydou Keïta (des Maliens) et la Sénégalaise Fatou Seck Gningue, venaient d'entamer leur 2e année de formation.

Selon la version officielle donnée par les autorités maliennes, c'est au cours d'une manœuvre militaire qu'ils se sont tués. Ils étaient partis, dit-on, avec leurs camarades de promotion, leurs encadreurs et quelques anciens de l'école en exercice militaire dans la zone d'entraînement de Tientienbougou, à l'Est de la ville de Koulikoro (60 km de Bamako). «Une région montagneuse, très accidentée et dont l'accès est très difficile», témoigne un militaire sénégalais qui connaît très bien la zone où Fatou Seck Gningue a trouvé la mort dans des conditions non encore élucidées.

En attendant les premiers éléments de l'enquête ouverte par les sommités militaires du Mali, des témoignages font état d'un «bahutage» qui aurait mal tourné. Le «bahutage» est une pratique proche du bizutage, mais nettement plus musclé et plus dangereux ayant cours dans les écoles militaires. On le met de manière diplomatique dans la catégorie des «usages et traditions d'école». Une version qui est très prise au sérieux par les autorités militaires sénégalaises au point que, de bonnes sources, la Direction de l'information et des relations publiques des armées (Dirpa) a différé de 24 heures son communiqué de presse devant rendre compte de l'incident, histoire d'y voir plus clair. Même si les traditionnelles bonnes relations entre les autorités civiles et militaires du Sénégal et du Mali pourraient pousser à rendre public un communiqué « diplomatique».

L'élève-officier Fatou Seck Gningue est âgée de 22 ans. Elle est née le 1e janvier 1989 et a réussi haut la main le sélectif concours des grandes écoles militaires. C'est ainsi qu'en 2010, elle a intégré l'École militaire interarmes de Koulikoro (Émia). Elle y a passé une première année sans anicroches, avant de revenir au pays passer ses vacances avec sa famille qui loge à l'unité 1 des Parcelles assainies de Dakar.

Son corps sera rapatrié ce mercredi à 16 heures par vol de la compagnie Sénégal Airlines. La levée de corps est prévue le lendemain jeudi à l'hôpital Principal de Dakar en présence des autorités civiles et militaires qui lui rendront les derniers honneurs de la nation avant qu'elle ne soit portée sous terre pour rejoindre son Seigneur.

Au Mali, le drame a ému, poussant le ministre de la Défense et des Anciens combattants maliens à publier une communiqué, non seulement pour présenter, «au nom du président de la République, chef suprême des armées, les condoléances les plus attristées aux familles endeuillées», mais aussi annoncer l'ouverture d'enquêtes «pour déterminer les circonstances réelles de ce drame».

Eplorée et meurtrie, la famille Gningue raconte sa fille

Anéantie, la famille de Fatou Seck Gningue est dans la douleur. Elle accuse le coup du décès de leur fille avec peine.

L'ange de la mort a frappé sans sommation à la porte de la famille Gningue de l'Unité 1 des Parcelles Assainies. Une âme est partie. Doucement. Le décès brutal de Fatou Seck Gningue a plongé toute une famille dans une douleur. Insoutenable, et sans nom. A 23 heures hier soir, la villa n' 312 de l'unité 1 des Parcelles assainies est plongée dans le deuil. La nouvelle a déjà commencé à se répandre dans le quartier. A l'intérieur, le calme porte un silence funeste. En haut de l'étage, les mines sont déconfites. Moult questions taraudent les esprits de la famille éplorée, qui ignore jusqu'aux circonstances de la mort de leur fille. La famille vit des moments pénibles depuis l'annonce de l'incroyable nouvelle par les autorités militaires. Les minutes s'écoulent. Juliette, grande sœur de la victime, essaie de rester forte. Dans le salon, Amadou Diossi Gningue, le papa de la défunte, le regard caché derrière des lunettes correctrices, essaie de garder son calme. La voix basse, étreinte d'émotion, Diossi explique que : «C'est ce matin (mardi matin) à 9 heures que nous avons appris la nouvelle. Hier, ils m'ont appelé me demandant mon adresse.» «Un Colonel de l’Armée, en compagnie de quatre autres personnes, est venu nous dire que ma fille était morte ainsi que quatre autres Maliens lors d'un accident. Nous n'avons aucune autre information. Ils m'ont informé que le corps sera ramené demain (aujourd'hui) vers 16 heures à Ouakam, avant d'être acheminé à l'hôpital principal», ajoute-t-il. Même les circonstances du décès, Diossi l'ignore. Un mystère qui le ronge et qui augmente son amertume. De même que sa femme qui, affligée et terrassée, n'a pas la force de placer un seul mot. Leur retirer une phrase est difficile. Sa douleur, elle préfère l'étouffer au fond de son cœur en s'emmurant dans un silence lourd. Cette dame, recroquevillée sur un matelas, garde le regard fixe, cherchant en vain des réponses à ses questions.

Une militaire au cœur d'ange

A 22 ans Ndèye Seck Gningue, était à sa deuxième année de formation à l’Ecole militaire interarmes de Koulikoro, au Mali. Son duel 2 en Lettres étrangères appliquées (Lea) en poche, elle a décidé de sortir de l'espace universitaire de «Sanar» (Université Gaston Berger de Saint¬Louis) pour intégrer l’Armée. Après un an de formation, loin de ses proches et amis, elle est revenue en septembre dernier. Retrouvant la chaleur familiale, cette fille, troisième d'une famille de cinq enfants, a passé un mois avec les siens. Juliette note que l'élève-officier était pieuse. Elle avait pris le «Wird» niassène très tôt. «J'avais l'habitude de la, taquiner lui disant : « Une enfant Comme toi, tu prends un Wird.» Sa franchise faisait qu'elle ne mâchait pas ses mots et disait tout ce qu'elle pensait d'autrui sans tourner autour du pot. Discrète, elle était de celles qui pouvaient garder des secrets jusqu'à la tombe.

«Le matin de son départ (pour le Mali), je l'ai raccompagnée jusqu'au seuil de la porte. J'ai prié pour elle avant qu'elle ne parte avec sa sœur à l'aéroport. Le dimanche jusqu'à minuit, elle a téléphoné. Elle sollicitait des prières. Depuis lors, on n'a plus eu de nouvelles d'elle», raconte son père. A l'aéroport, Juliette et son frère Pape ont été les derniers à la voir. «On l'a raccompagnée à l'aéroport. Et la dernière image que je retiens d'elle, c'est lorsqu'elle nous quittait. L'image était très triste. A chaque fois, elle me demandait de beaucoup prier pour elle.» Et dimanche dernier, derrière le combiné, Ndèye lui a aussi réitéré cette demande. «Elle voulait que l’on prie beaucoup pour elle, parce qu'elle disait que là-bas, ça ne sera pas facile», raconte sa sœur, Juliette. Elle avait vu juste. A la fleur de l'âge, la belle militaire promettait à sa tante un billet pour La Mecque. Un rêve tombé à Koulikoro.

SOURCE:L’OBS DAOUDA MINE & T. MARIE LOUISE NDIAYE

Article Lu 15158 fois

Jeudi 6 Octobre 2011





1.Posté par dioufa le 06/10/2011 08:20
c est triste que dieu l aqueille dans son paradit

2.Posté par moussa le 06/10/2011 08:57
Voila ils ont encore remi ca.Une fille qui choisit d'integrer l'armee doit beneficier de traitement de faveurs.Pourquoi ne pas les envoyer dans les hautes ecoles de guerre en ASIE,AUX USA,OU EN EUROPE pour leurs formations,mais les exposer dans des conditions que meme le climat peut les tuer.Alors qu'ils envoient leurs pourritures de fils claquer l'argent du contribuable dans les boites de joie dans ces memes pays pour des soit disant etudes qu'ils ne font jamais.Voila une des raisons qui encre dans la tete de nos filles que pour s'en sortir il faut soit se prostituer ou exposer ses parties intimes dans le net ou dans les journaux.
THIS IS A WAKE UP CALL.SENEGAL WAKE UP PLEASE

3.Posté par baky le 07/10/2011 01:15
k la terre lui soit légére 1fatihaet 11 likhlass

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State