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DOV H. MAIMON, RABBIN, OPTIMISTE PAR RAPPORT À LA RÉSOLUTION DU DIFFÉREND ISRAÉLO-PALESTINIEN «SI LA RELIGION EST AU CŒUR DU CONFLIT, ELLE DOIT ETRE LE CŒUR DE LA SOLUTION»

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Dov H. Maimon est un rabbin pas comme les autres. Très ancré dans la lutte pour la paix entre israéliens et palestiniens, ce juif prend à cœur ce combat et en fait un sacerdoce. Pour ce sociologue de formation, la résolution du conflit ente les juifs et les musulmans, entre Israël et la Palestine et au-delà le monde arabe, doit impérativement passer par les religieux. Impressionné par la cohabitation entre musulmans et chrétiens au Sénégal, le rabbin déclare être venu ici pour rencontrer les chefs religieux dans le but de s’inspirer de l’exemple sénégalais.



DOV H. MAIMON, RABBIN, OPTIMISTE PAR RAPPORT À LA RÉSOLUTION DU DIFFÉREND ISRAÉLO-PALESTINIEN «SI LA RELIGION EST AU CŒUR DU CONFLIT, ELLE DOIT ETRE LE CŒUR DE LA SOLUTION»

L e conflit entre juifs (Israéliens) et musulmans (Palestiens et Arabes) trouve ses racines dans les questions d’identité religieuse. Le rabbin Dov H. Maimon en est convaincu. Il propose alors un retour vers la religion pour résoudre cette crise. «Si la religion est au cœur du conflit, elle doit être le cœur de la solution», déclare le religieux Israélien reçu dans les locaux de Sud Quotidien, dans le cadre de sa visite au Sénégal. Le rabbin pense ainsi trouver la solution à cette «guerre infondée», en impliquant tous les acteurs religieux dans le mécanisme de résolution. Dov H. Maimon partage l’avis du philosophe John Nayman qu’il cite en ces termes: «se débarrasser du nationalisme et de l’ethnicité dans les questions religieuses pourrait installer la paix dans le monde». Toujours pour asseoir son argumentaire, il invoque l’ancien président français, François Mitterrand, qui disait que «le nationalisme, c’est la guerre. Donc, il faut enlever tout ce qui nationalisme, tout ce qui est identité collective», pour dit-il «aspirer à une vie stable et sereine». Il est d’avis que ce modèle européen pourrait aussi marcher pour les juifs. Dès lors, booster la religion de manière qu’elle soit la force de réconciliation ente Israéliens et Palestiens semble être, pour le rabbin, la solution idoine pour mettre un terme à cette guerre effrénée. Pour y parvenir, le chef religieux explique que le travail a déjà commencé sur le terrain. «Nous avons déjà créé 200 groupes de dialogues en Israël (4000 personnes) dans tout le pays. Groupes composés de juifs, de musulmans et de chrétiens qui se rencontrent tous les mois pour essayer de construire le vivre ensemble». Aussi, «on a créé un ‘’feel tinks’’ ou boite à pensées qui est proche des gouvernements américain et israélien. Et on a obligation, par la loi, d’apporter l’état de la nation ou encore ‘’state ovation’’ du peuple juif au Conseil des ministres consacré à notre rapport annuel». Ce conseil est, pour le rabbin et ses collaborateurs, une occasion de débattre sur les conditions de vie des juifs vivant un peu partout dans le monde.

«SI L’AFRIQUE EST ENRHUMEE, ISRAEL ETERNUE»

Passant en revue la migration africaine, le guide religieux affirme qu’Israël est le seul pays à avoir une frontière pédestre avec l’Afrique. Suffisant pour qu’il relève que, pour le bien des Israéliens, l’Afrique doit être un continent stable. Ceci expliquerait l’intervention d’Israël en Afrique, surtout dans les secteurs de la technologie, de l’agriculture, l’accès à l’eau etc. Mais, pour le rabbin, cette «intervention devrait être orientée vers le domaine sécuritaire pour aider et rendre le continent africain plus indépendant, en essayant de limiter l’émigration car, si l’Afrique est enrhumée, nous (Israël) on éternue», soutient-il. «Le Sénégal est le seul pays où il y a cette cohésion extraordinaire» Sur les raisons de ce deuxième voyage au Sénégal, le guide religieux dit être impressionné par «cette cohabitation entre les différentes religions existantes» dans notre pays. «Le Sénégal est le seul pays où il y a cette cohésion et, ça, c’est extraordinaire». Il confie être venu au Sénégal dans le but d’apprendre auprès des guides religieux. «A chaque fois que je rencontre un guide religieux, je pose la question à savoir: comment faites-vous pour arriver à gérer tout ce monde sans aucun bruit ?», arbore-t-il avec un ton sérieux. Dov H. Maimon souligne qu’au Sénégal, l’existence d’un Islam confrérique limite les «dérives fondamentalistes et radicales». Le rabbin ajoute que la diversité, au lieu d’être source de discorde, devrait plutôt être considérée comme une «ressource». C’est cette diversité qui est à l’origine de la cohabitation, mais aussi du «dialogue islamo-chrétien». Tout de même, il se dit «très optimiste: sous peu, nous, on aura un seul Etat et on sera citoyens israéliens si nous prenons l’exemple du Sénégal, en apprenant comment arriver à gérer une minorité», rassure-t-il.

SudOnLine Aïssatou DIOP (Stagiaire)

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Dimanche 2 Décembre 2018




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