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DOUNGOU CAMARA, CAPITAINE DES « LIONNES » : « Le handball sénégalais a un bel avenir en Afrique » 17 avril 2019

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Capitaine de l’équipe nationale féminine de handball, elle n’a pas pris part à la Can 2018 à cause d’une blessure au genou. Mais Doungou Camara ne nourrit pas de regrets, puisque ses coéquipières ont pris leur revanche sur la Tunisie qui était à l’origine de la disqualification du Sénégal deux ans plutôt alors que l’équipe était qualifiée en finale. Aujourd’hui blessée et en rééducation, l’ailière suit de très près la progression de l’équipe. Joueuse en devenir, Doungou Camara pense que le handball sénégalais a un bel avenir en Afrique.



Pouvez-vous revenir sur votre parcours, vos débuts, votre palmarès ?

J’ai commencé le handball dans ma ville natale, à Pontault-Combault, où j’ai joué dans plusieurs catégories (-14, -16 et -18). Par la suite, j’ai intégré un collège qui faisait section sportive et j’ai été recrutée par le club de Villiers-sur-Marne pour une durée de deux ans. Pendant cette période, j’étais en pôle espoir. Je jouais donc en équipe de France jeune. C’est après mon dernier championnat du monde avec l’équipe de France junior que j’ai signé mon premier contrat dans mon club formateur Pro à Issy Paris Hand.

Vous êtes née en France, vous avez choisi de porter les couleurs du Sénégal. Qu’est-ce qui a motivé votre choix?

Je suis née en France, dans la commune de Pontault-Combault. Ce qui a motivé mon choix de défendre les couleurs du Sénégal, ce sont tout d’abord mes parents. C’est une fierté pour eux et pour moi-même. Par la suite, je pense que je me voyais plus dans une équipe comme celle du Sénégal.

Comment avez-vous vécu votre première sélection avec les Lionnes ?

Ma première grande compétition officielle avec le Sénégal était aux 11es Jeux africains à Brazzaville, en République du Congo, en 2015. Cette compétition, qui était très relevée, est restée gravée dans ma mémoire. Nous avions fini sur le podium. C’était une première pour moi en équipe nationale. Commencer en sélection par une telle compétition est à la fois magnifique et sensationnelle.

Vous êtes capitaine de l’équipe. Comment trouvez-vous l’ambiance dans la Tanière ?

Ce groupe joue ensemble depuis 2016, lors de la Can en Angola. Il s’est renforcé avec deux à trois arrivées, mais le groupe reste toujours le même. Nous avons des temps où nous pouvons nous amuser, mais aussi des temps où il faut se mettre au boulot. Ce qui fait la différence dans ce groupe, c’est que nous savons dissocier les deux. C’est cela qui fait, aujourd’hui, la force de l’équipe.

Le handball sénégalais est en train de prendre son envol. Pensez-vous qu’un jour, le Sénégal pourrait dominer la discipline sur le plan continental ?

Le handball sénégalais commence à prendre une grande place sur l’échiquier continental. Les autorités commencent aussi à mettre un peu plus de moyens et d’infrastructures. Sans compter de beaux projets autour de cette discipline qui ne fait que progresser. Le handball sénégalais a un bel avenir et il y a vraiment de quoi être fier.

Comment avez-vous vécu la disqualification après une réserve de la Tunisie sur votre personne ?

Cette histoire, c’est du passé. C’est maintenant derrière moi. Nous avons eu notre revanche et cela confirme que nous étions un cran au-dessus du niveau de la Tunisie. Que ce soit avec ou sans moi sur le terrain, les joueuses ont prouvé qu’elles étaient beaucoup meilleures lors de la Can 2018 au Congo Brazzaville.

En 2018, vous n’avez pas disputé la Can à cause de votre blessure au genou. Comment l’avez-vous vécu ?

Durant les premières semaines de ma blessure, je dégageais beaucoup de tristesse de ne pas pouvoir participer à cette 23e édition de la Can en tant que joueuse. Mais c’est quelque chose qui devait arriver. Ce n’était pas mon heure tout simplement. J’ai vécu cette compétition en tant que supporter numéro 1 des Lionnes. C’était quand même beau, vu des tribunes.

2020, ce sera la Can au Cameroun. Vous y pensez déjà ?

Sincèrement, je n’y pense pas encore. Actuellement, je suis en période de rééducation pour mon genou. Je suis dans la dernière phase. Pour le moment, je ne suis concentrée que sur ma rééducation et aussi la recherche d’un nouveau club.

Qu’est-ce qui fait la force de Doungou ?

Dans la globalité, je dirais que je suis une personne toujours souriante, douce, patiente et compréhensive dans la vie de tous les jours. Concernant le handball, je dirai que c’est ma polyvalence, ma puissance et ma force de caractère.

D’où vous est venue la passion du handball ?

C’est un sport que je n’ai jamais pratiqué. Il a fallu que j’aille à l’anniversaire d’une de mes amies d’enfance pour qu’elle nous vire pour nous dire qu’elle devait aller s’entraîner. Je l’ai donc accompagnée et en la regardant faire, j’ai aussitôt eu une grosse envie de participer à cet entraînement qui m’a beaucoup plu. On m’a donné ma chance et l’entraîneur a beaucoup apprécié. Depuis, j’ai continué à pratiquer cette discipline et je ne pouvais imaginer que cela deviendrait mon métier aujourd’hui.

Vous êtes polyvalente, mais vous préférez évoluer comme ailière gauche. Pourquoi ?

Je suis polyvalente et je trouve que c’est un atout de pouvoir jouer à plusieurs postes. Cependant, je ne préfère pas être ailière gauche, mais plutôt sur la base arrière et à droite. Mais tout dépend de l’enjeu des matches et aussi de mes adversaires.

Qu’est-ce que vous envisagez de faire à la fin de votre carrière ?

Cela fait un an que je me suis engagée dans une formation de Gardien de la Paix. Je passe le concours en fin d’année et j’espère l’obtenir. Par la suite, j’aimerais bien déposer mes affaires au Sénégal, faire quelque chose pour les enfants en difficulté, les divertir en leur proposant des activités diverses dans le domaine du sport. C’est un rêve que je souhaite vivement réaliser.

SOLEIL Entretien réalisé par Samba Oumar FALLb[

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Mercredi 17 Avril 2019




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