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DISCOURS À LA NATION DE MACKY SALL LES PARENTS D’ELEVES INTERPELLENT L’ETAT ET LES ENSEIGNANTS

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A côté de l’Etat et des syndicats d’enseignants pour parler d’un secteur en perpétuel chantier, se sentant quelque peu impuissants, les parents d’élèves, deuxième bailleurs pour le financement du système éducatif, expriment leurs opinions sur les performances ou échecs scolaires.



DISCOURS À LA NATION DE MACKY SALL LES PARENTS D’ELEVES INTERPELLENT L’ETAT ET LES ENSEIGNANTS

Relevant la dégradation de la situation scolaire, les associations de parents d’élèves se prononcent sur le discours de fin d’année à la nation du chef de l’Etat. Pour l’instauration d’un climat propice permettant à l’enfant de travailler dans le calme, le président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fenapes), M. Bakary Badiane, interpelle la responsabilité des enseignants et les invite à faire « un petit sacrifice ». Pour son homologue, Abdoulaye Fané, de l’Union nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal, le « respect des accords est un préalable pour une année sans perturbation ».

BAKARY BADIANE, PRÉSIDENT DE LA FENAPES «Les enseignants doivent faire un petit sacrifice»

Grâce aux promesses de Macky Sall, les abris provisoires sont en voie de disparition, au grand bonheur des élèves, parents et enseignants. Tout comme les corps émergents, notamment les volontaires et vacataires sont entrain de disparaître. Nous avons senti que la qualité de l’enseignement était entrain de baisser dangereusement. Cela est dû à deux facteurs. Il s’agit des classes pléthoriques, des abris provisoires et des enseignants qui n’ont pas la qualification requise. On prenait des enseignants sans formation pour les mettre dans les classes. Toutes ces questions sont derrière nous. Le ministère de l’Education nationale a relevé le niveau de recrutement des écoles de formation. Il faut le Bac, plus le concours. On veille sur l’accès, sur la qualité et sur la gestion ; trois piliers fondamentaux du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet). Au niveau de l’Enseignement supérieur, le nombre d’universités a été multiplié. Les efforts sont multipliés. L’indemnité de logement est passée à 100 mille Fcfa. C’est de la considération. Mary Teuw Niane et Serigne Mbaye sont entrain de faire du bon travail. Nous avons pensé qu’on devrait s’attendre à une paix. Le Haut conseil du dialogue a fait la pré-rentrée. Ensuite, le comité national du dialogue social qui reçoit les syndicats. Le ministre de l’Education fait la même chose. Idem pour le premier Ministre avec le monitoring. Normalement les préavis doivent être parvenus à ces structures, avant d’être déposés auprès du gouvernement. Il faut prévenir et veiller. On ne peut pas tout faire. Compte tenu de l’intérêt qu’on doit apporter à l’école, les enseignants doivent pouvoir faire un petit sacrifice. Quand les syndicats sont satisfaits après des mois de grève, ce qui revient à l’élève est un quantum horaire grugé. On le lui doit. L’élève a perdu. Je ne les ai jamais entendu parler de cours de rattrapage ou particuliers. Quand la volonté de dialoguer existe de la part des deux acteurs, on doit pouvoir leur demander de déposer les armes. Ils ont toujours l’arme au poing. Nous demandons aux enseignants une petite dose de pitié pour nos élèves. Nous demandons aux enseignants de permettre aux élèves de terminer leur année scolaire. De déficit en déficit, ils se retrouvent à l’université avec des lacunes. Nous avons l’espoir que tous ceux qui s’agitent finiront par comprendre ».

ABDOULAYE FANE, PRÉSIDENT DE L’UNAPEES «Le respect des accords, un préalable»

« Nous félicitons le président pour avoir soutenu que l’éducation et la formation sont au cœur de ses priorités. Nous notons quelques avancées dans la prise en charge des préoccupations des enseignants. Il y a l’indemnité de logement. Le moratoire est entrain d’être respecté pour aller vers les 100 000FCfa. Cependant, nous sommes au regret de constater des problèmes liés au respect des accords issus de la rencontre du 30 avril 2018, à la primature. Nous, parents d’élèves, nous sommes focalisés sur la qualité des enseignements-apprentissages. Les conditions les plus essentielles sont l’environnement scolaire. Il avait été question de projet zéro abris provisoires. S’il y a des frémissements au niveau de certaines zones, nous parents d’élèves souhaitons que les 6000 abris provisoires puissent être l’objet de mesures concrètes. Qu’on nous fasse part des réalisations faites sur le terrain, surtout dans les zones périphériques. Pour aller vers une année scolaire sans perturbation, il faut gérer un certain nombre de préalables, notamment le respect des accords. Les rencontres de monitoring constituent une avancée pour mesurer la réalisation des engagements pour pouvoir porter l’information à l’opinion publique ».

SudOnLine PAR IBRAHIMA BALDE

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Vendredi 4 Janvier 2019




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