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Couple : pourquoi la flamme du début s'éteint petit à petit

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Dans l'émission "Sans rendez-vous" sur Europe 1, Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste, répond à Alexandre qui se demande pourquoi on dit que "l'amour dure trois ans". Cet auditeur souhaite savoir pourquoi la fougue des premiers instants n'est plus la même au sein d'une relation au bout de quelques temps.



Couple : pourquoi la flamme du début s'éteint petit à petit
Nombreux sont les couples à essayer d'entretenir la flamme après plusieurs mois ou années de relation. Dans l’émission Sans rendez-vous sur Europe 1, la sexologue et psychiatre Catherine Blanc répond à la question d'un auditeur qui se demande pourquoi, dans une relation, la fougue des premiers instants n'est plus la même avec le temps qui passe.

La question d'Alexandre
"On entend souvent que l'amour dure trois ans. Il y a même eu un livre sur ce thème. Est-ce vraiment prouvé ? Enfin c'est vrai qu'il faut reconnaître que la fougue des premiers mois et des premières années passent assez vite quand même. Comment l'expliquer ?"

La réponse de Catherine Blanc
"C'est le titre d'un livre et c'est une réalité. Pas nécessairement au bout de trois ans, parce que certains n'arrivent pas jusque-là. Ça peut être trois mois ou trois jours. Cela pose la question de comment fonctionne l'amour. L'amour dans un premier temps est une projection que l'on fait, les uns sur les autres, sur ce que tu es, tu peux être, tu seras, tu permettras de faire etc. Puis, petit à petit, il y a la rencontre avec la réalité de l'autre, c'est-à-dire tout ce que tu n'es pas exactement de ma projection et ma rêverie. Pour autant, tu es force de proposition et de possible. Et souvent on n'accepte pas de faire avec la réalité de l'autre.


Ne confond-on pas amour et fougue ?
On confond amour et être amoureux, ce qui renvoie à la notion d'être excité par l'autre, pas uniquement sexuellement, mais d'être excité d'être avec l'autre, de partager des choses avec l'autre, qu'il nous manque. Après, par la suite, ça ne veut pas dire qu'on n'a pas des tas de choses à faire. Nous confondons la relation amoureuse et le désir sexuel. Nous avons le sentiment que cet élan de départ sera l'élan de toujours et que s'il n'est plus, c'est qu'il n'y aura plus d'amour. En réalité, ce qui se passe au départ, c'est que nous avons peur de ne pas plaire à l'autre, de le perdre, que quelqu'un d'autre soit préféré à nous. Donc on met en œuvre énormément de choses, on est dans l'insécurité.

Est-ce plutôt masculin ou féminin de ressentir une lassitude ?
C'est vrai des deux côtés. Ensuite, dans une relation, on a le plaisir du confort, le plaisir de la sécurité qu'on s'est offerte l'un à l'autre. Puis, il y a la difficulté à être créatif dans la relation, se réinventer soi-même et réinventer la relation. Certains ont l'impression que se réinventer, c'est automatiquement des positions différentes, aller dans un hôtel, passer un petit week-end... Que c'est cela qui donnera de la fougue. Alors qu'en réalité, c'est changer nos propres normes plutôt qu'offrir l'évidence de nous-même. Il va falloir creuser un petit peu et les gens préféreraient ne pas avoir à creuser la relation.

Que faut-il donc retenir de cette étape des trois ans ?
En réalité, il faut toujours être capable de ré-envisager la situation. Dans la sexualité par exemple, les gens vont faire l'amour d'une certaine manière et se disent que si jamais ils bougent quelque chose, l'autre va être surpris, ne pas le reconnaître, ce sera louche etc. Donc on s'applique à toujours faire la même chose, à réagir de la même manière et c'est comme ça que l'on s'enferme, qu'on enferme la relation. Il faut donc pouvoir bouger sans craindre de se perdre, d'étonner l'autre ou d'inquiéter l'autre.

L'amour peut donc continuer sans fougue éternellement ?
La passion n'est pas que confortable, la passion c'est absolument formidable mais c'est source d'anxiété évidente. Dans la mesure où je suis plein de fougue, j'ai peur que l'autre ne partage pas ma fougue. Nous cherchons tous quelque chose d'assez calme, d'assez doux, sweet. Donc non, ne nous inquiétons pas si les choses connaissent des hauts et des bas. Les hauts peuvent être merveilleux, pleins d'excitation. Ce sont des moments où on s'exclut du monde et on est tous les deux. Puis, il y a des moments où on rentre dans le monde et on va s'enrichir ailleurs. Les autres sont intéressants et excitants parce qu'ils nourrissent notre personne et ça nourrit ensuite la relation.

Est-ce que cela doit aussi passer par la séduction ?
Oui, mais ce n'est pas toujours en se mettant sur son 31, c'est aussi en étant riche de propositions, encore et toujours."

Europe 1
Par Catherine Blanc

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Vendredi 20 Novembre 2020




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