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Babacar Ndiaye, président du Teungueth FC : « Je suis très exigeant avec tout le monde y compris moi-même »

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6ème au terme du défunt championnat de L1 avec 36 points, Teungueth FC est leader de l’élite du foot pro national à mi-parcours du présent exercice avec … 33 points.



A une victoire son total de la saison passée. Une grosse performance, s’il en est dont nous avons tenté de comprendre les ressorts. Pour Babacar Ndiaye, le président du club rufisquois, ce n’est là que le fruit d’un travail d’équipe et d’une philosophie adoptée par tous.

Cependant, il refuse de voir d’ores et déjà son club en champion. « La route est encore longue », soutient-il. Mais à ce rythme, on voit mal le titre lui filer entre les doigts.



« Président, qu’est-ce qui a changé entre la saison passée et celle en cours pour que votre équipe se mette à jouer les premiers rôles en L1?

C’est un processus entame depuis la mi-saison passée. On a restructuré le club et son fonctionnement. On s’assure que la philosophie est adoptée par tout le monde. Ce n’est pas seulement le staff senior qui a été changé mais aussi celui des juniors, des cadets, des U15 et U11. Le management du club a été renforcé par l’arrivée d’un directeur financier, et Alassane Dia fait plus que le rôle d’un directeur technique. Le staff technique, Youssou Dabo et son team) fait un travail remarquable. Dabo et Alassane Dia et leur team ne sont pas obnubiles par le résultat du dimanche. On essaie tous ensemble, du président au cuisinier, de donner le meilleur à toutes les catégories. On a une bonne petite catégorie juniors et d’autres qu’on n’a jamais eues. Certains de ces jeunes tapent déjà chez les pros. Dabo les gère très bien sans se précipiter. Je n’ai même plus à aller dans les vestiaires. Il sait ce qu’il fait. Il y a toute une stratégie marketing, technique et financière derrière TFC. Avec un siège fonctionnel. Je suis très exigeant avec tout le monde y compris moi-même. Quand on a un staff technique et administratif aussi exigeant, cela facilite les choses. Mais on en est qu’au début. Le plus important est de mettre en place des stratégies optimales pour la pérennité du club.

Pensez-vous que le fait d’avoir fait l’impasse sur la Coupe de la CAF à laquelle Teungueth FC était qualifié a contribué à votre belle première moitié de championnat?

Peut-être que cela nous a donné plus de temps pour être prêt. Nous 2tions en fin de cycle. J’ai laissé partir tous les cadres pour services rendus. Le club n ‘a pas encaissé un franc CFA. La CAF a unilatéralement changé la Coupe CAF, faisant passer son lancement de novembre à aout sans aviser les clubs avec un délai minimum. Avec un effectif renouvelé a 90% cela aurait été un suicide d’y aller. Le ministère prenait en charge nos billets, mais on ne prépare pas une équipe pour l’Afrique en 5 semaines. Ce n’était pas une question d’argent mais un choix réfléchi. On ne peut représenter le Sénégal dignement dans des conditions pareilles. En plus le championnat ne reprenait même pas avant novembre. On a eu plus de temps pour travailler et être prêt. Aucun foot professionnel ne peut émerger sans appui de l’Etat. Le foot pro et amateur c’est plus de 4000 emplois directs. Il faut rendre hommage aux présidents de clubs pour le travail de titan qu’ils font. C’est très facile de dire que ce sont des sociétés. Car, une société produit des revenus or il n’y a pas de revenus dans le foot local. On parle de transfert mais ce sont plutôt des libérations de joueurs. Les joueurs veulent être payés et au moment de partir vous avez toute la famille qui vient chez vous pour exiger la libération sans indemnité. Il faut les états généraux du foot local. Sans la bonne volonté du président de la FSF, Augustin Senghor et la persévérance de celui de la LSFP, Saer Seck, on n’aurait pas eu de championnat cette année.

Avec 12 points d’avance sur le 2ème, pensez-vous que le titre pourra vous échapper?

C’est trop tôt pour parler de titre. On voulait au départ mieux faire que l’année dernière en termes de performance, de maitrise du jeu et de constance. On était fébrile et inconstant. On perdait des matchs sur des détails. Il nous fallait une rupture sportive. Cela ne sert à rien si le staff technique a un agenda différent de celui du club. On doit tous travailler ensemble et cela se passe super bien. Pas seulement avec Dabo mais avec tout le monde. Mes obligations professionnelles font que je ne suis pas souvent ici. Mais au niveau sportif, quand vous avez un staff hyper compétent cela facilite les choses. Financièrement, la gestion est transparente. Même le président n’a pas de pouvoir de signature. Il y a des auditeurs et tout est transparent. Il y a encore beaucoup de chemin à faire. Le plus dur commence mais on saura répondre présent Incha Allah. Pour le championnat, on va entamer la phase retour avec beaucoup d’humilité et de modestie. On est un jeune club avec sa 4eme année seulement en L1. Au Sénégal, le plus dur c’est de rester en haut. On entendra du tout. Toute sortie médiatique de ma part sera interprétée comme un verre à moitié plein ou moitié vide. Mais nous avons notre ligne directrice et on se battra pour faire une bonne saison 2020

Vous disiez à l’accession à l’élite de votre équipe vouloir « stabiliser le club sur 4 ans en L1 ». Objectif atteint?

Quand je reprenais l’équipe, je m’étais fixé en 5 ans pour passer du National 1 à la D1. Malgré la non-disponibilité de notre stade pendant 7 ans, on y est arrivé en 5 ans. Apres nous nous sommes fixé un objectif de 5 ans pour stabiliser l’équipe. On en est à notre 4ème. Le maintien est donc assuré. On encourage toutes les équipes de Rufisque. Seul le travail paie et la direction technique a son plan décennal à mettre en place dès cette saison. On a des coordonnateurs de la petite catégorie et des personnes ressources au niveau marketing et finances qui apportent de la valeur ajoutée. Nous lançons un appel à la mairie de Rufisque de finir les travaux de la tribune découverte et pour une meilleure gestion de ce stade Ngalandou Diouf, sans directeur. Nous sommes des fois obligés d’aller nous entrainer à Ndiarème ou Pikine ou Mbao ou Guédiawaye du fait de la non-disponibilité du stade. Pour être stable, il nous faut nos infrastructures. On s’y attèle. J’en profite pour remercier tous mes collaborateurs et les supporters de TFC. Le travail continue ».

Le Soleil

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Lundi 16 Mars 2020




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