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Avortements au Sénégal, 2 femmes sur 100 concernées à Dakar

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Selon une étude : 51.000 avortements provoqués au Sénégal en 2015



Avortements au Sénégal, 2 femmes sur 100 concernées à Dakar
Présentant sa communication sur l’incident de l’avortement au Sénégal lors de l’atelier de renforcement de capacités des journalistes spécialisés en santé des 14 régions du Sénégal sur le thème de l’avortement médicalisé, ce lundi, le consultant Amadou Hassane Sylla a apporté des éclairages sur cette question.
Dakar, capitale de l’avortement provoqué

Il a indiqué qu’en général, les avortements chirurgicaux sont considérés les plus courants parmi les femmes urbaines non pauvres (qui disposent d’un meilleur accès aux médecins et autres professionnels médicaux), tandis que l’ingestion de substances caustiques ou de solutions à base de plantes sont plus courantes parmi les femmes pauvres et parmi celles des milieux ruraux.Le consultant de soutenir qu’à Dakar, le taux d’avortement clandestin est plus élevé que dans le reste du pays.

La différence, dit-il, s’explique probablement par le fait que les résidentes de Dakar désirent moins d’enfants et sont plus motivées à éviter les naissances non planifiées que les femmes des autres régions du Sénégal. « Les femmes des régions avoisinantes se rendent vraisemblablement aussi à la capitale pour se faire avorter et pour obtenir les soins après avortement nécessaires », ajoute Amadou Hassane Sylla.Qui avertit qu’il est clair que ces femmes ne représenteraient que le sommet de l’iceberg de toutes les femmes qui ont subi des avortements.

Les chiffres sont alarmants. Selon Fatou Binetou Barra de Population council, une étude réalisée par l’Institut Guttmacher publiée en avril 2015 estime en moyenne le nombre d’avortements provoqués au Sénégal à 51.500.

« Pour l’année 2012, le taux d’avortement est largement plus élevé dans la capitale à Dakar qui affiche 23,5 pour 1000 femmes contre 14,1 pour 1000 femmes dans le reste du pays. Selon le rapport de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs) réalisé en partenariat avec le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme sur la situation carcérale des femmes au Sénégal publié au mois de mars 2015, l’infanticide constitue 16% des causes d’incarcération des femmes et l’avortement en constitue 3% », a-t-elle fait remarquer, ce lundi, au cours de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de renforcement de capacités des journalistes spécialisés en santé des 14 régions du Sénégal sur le thème de l’avortement médicalisé.

Face à cette situation, plusieurs associations et organisations pour la Promotion et la défense des droits humains ont décidé de mettre en place un comité technique pluridisciplinaire depuis 2013 dénommé la Task force. « Qui est chargée de mener des stratégies visant à informer les décideurs et le public sur la problématique de l’avortement à risque et parvenir à un changement social et à terme de la réforme de la loi sur l’avortement », a indiqué la chargée de la communication de l’Ajs, Amy Sakho et non moins coordonnatrice de la Taskforce.

Elle soutient que n’ayant pas d’autres solutions légales, les femmes et les adolescentes porteuses de « grossesses imposées », ont recours à l’avortement clandestin ou l’infanticide. « L’interdiction de l’avortement demeure le principe au Sénégal, ce qui constitue une violation flagrante des dispositions de la Constitution », a-t-elle plaidé. L’article 305 du Code pénal prévoit contre les auteurs de l’avortement provoqué des peines d’emprisonnement allant de six mois à trois ans et/ou des amendes de 50.000 à 1.000.000 (un million) de FCFA.

Source Sen 360

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Mardi 3 Septembre 2019




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