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ACTE III DE LA DÉCENTRALISATION UNE REFORME QUI ATTEND SON FAST-TRACK !

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ACTE III DE LA DÉCENTRALISATION UNE REFORME QUI ATTEND SON FAST-TRACK !
La réforme de l’acte III de la décentralisation dont l’objectif est de faire des collectivités territoriales des «territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022» est encore très loin de cet objectif. En effet, à trois ans de la date-butoir, la seconde phase de l’Acte 3 de la décentralisation présentée comme la véritable «substance» de la réforme tarde à se concrétiser. A l’ère du Fast-track, l’Acte III semble chercher tout simplement son second souffle.

Lancée le 19 mars 2013 par le chef de l’Etat, Macky Sall, la réforme sur l’acte 3 de la décentralisation, à trois ans de la date-butoir, est encore très loin de son objectif visant à faire des collectivités territoriales des «territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022». Plus de cinq ans après la mise en œuvre de sa première phase qui a consacré le principe de la communalisation intégrale avec la suppression de la région en tant que collectivité territoriale et la création des Conseils départementaux à l’échelle départementale, cette réforme ambitieuse, considérée comme «consolidante» et chère à l’actuel chef de l’Etat qui a entamé depuis le 2 avril dernier son deuxième et dernier mandat de cinq ans à la tête du pouvoir exécutif semble être dans une impasse totale. Point de Fast-track !

Pour cause, annoncée à plusieurs reprises depuis 2014, la promesse de la mise en œuvre de la seconde phase de cette réforme présentée comme la véritable «substance» de l’acte 3 de la décentralisation, tarde toujours à se réaliser. Sur le terrain, les communes ont certes changé de statut avec de nouvelles compétences mais, elles demeurent dépourvues de moyens financiers pour alimenter leur budget.

En effet, bombardés de nouvelles compétences sans mesures d’accompagnement en termes de moyens financiers et humains, bon nombre d’entre elles sont plongées dans une situation de paupérisation sans précédent. Faute de ressources, elles ont résumé leurs activités à la prise en charge des dépenses de fonctionnement (paiement de salaires des agents municipaux qu’elles ont hérités de la réforme de l’acte 3 de la décentralisation). Aujourd’hui, elles sont très nombreuses à être dans une situation d’incapacité de remplir leur mission régalienne de service public vis-à-vis de leurs administrés, notamment celles d’entretenir des infrastructures publiques ou encore de faire des investissements du fait des difficultés financières inhérentes à l’acte 3 qu’elles rencontrent.

La plupart se contentent juste des réalisations des programmes de l’Etat central comme «Promovilles» (Programme de modernisation des villes) ou encore Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal «Pacasen». La preuve, à Dakar, l’arrêt depuis 2014 des travaux de construction des stades municipaux initiés à l’époque par bon nombre de communes de la capitale. Il faut dire que cette situation est tout à fait contraire à la dynamique des «territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022, annoncée lors du lancement de l’acte 3 de la décentralisation». Alors que le président de la République semble résolument inscrire l’action de son nouveau et dernier mandat de cinq ans dans la voie de la rapidité, les acteurs des collectivités territoriales, eux sont toujours dans l’attente d’un «Fast-track» pour sortir de la précarité dans laquelle ils sont plongés depuis 2013.

REACTIONS... REACTIONS...

CHEIKH GUEYE, MAIRE DE LA COMMUNE DE DIEUPPEUL : «On aura bien élaboré des plans, des programmes mais les moyens ne suffisent pas»

«La phase II est vraiment attendue par les collectivités territoriales, parce que le plus important de l’acte III de la décentralisation, c’est la phase II. Elle prend en charge les questions de ressources financières des collectivités locales. Si on veut que les collectivités locales jouent et assument la plénitude de leur mission, il leur faut évidemment des ressources financières. Mais, on ne peut pas se limiter à des idées sans pour autant avoir les moyens de sa politique. Donc, vivement la phase II. Beaucoup de collectivités locales aujourd’hui soufflent parce que effectivement le droit silencieux fait la difficulté. On nous avait annoncé que ça allait se faire rapidement mais il n’en est rien. Jusqu’à présent, on attend de voir. Sans les finances, les collectivités locales ne peuvent rien faire. On aura bien élaboré des plans, des programmes de défis mais les moyens ne suffisent pas».

TALLA DIAGNE, MAIRE DE LA COMMUNE DE THIENABA : «La commune de Thiénaba n’a ni garage, ni usine, ni marché pour tirer des recettes»

«C’est vraiment difficile ! Nous attendons impatiemment la mise en œuvre de la phase II de l’acte III de la décentralisation. Parce que c’est vraiment difficile de gérer les dépenses d’une commune sans avoir des ressources financières. Surtout, une commune comme la mienne qui n’a aucune recette. Parce que dans la commune de Thiénaba, il n’y a ni garage, ni usine, ni marché. Il n’y avait que la carrière de sable dans la commune et aujourd’hui elle n’est plus fonctionnelle. Nous attendons toujours la phase II et on espère sa réalisation le plus vite possible. Il revient à l’Etat de le faire. J’ai beaucoup de projets que je ne peux pas réaliser parce qu’il n’y a pas de ressources financières. L’Etat doit prendre ses responsabilités sur cette question. Nous ne recevons de l’Etat que des fonds de dotation et d’équipement qui ne suffisent pas pour développer la commune».

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Vendredi 19 Avril 2019




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