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8 ans après, la promesse du million d'emplois flotte sur l'Atlantique

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Marc de Miramon

Des centaines de migrants sont morts noyés au large des îles Canaries en à peine un mois.
Sous le feu des critiques, le gouvernement du président Macky Sall est dans la tourmente suite à la disparition dans l’océan Atlantique de centaines de migrants en à peine un mois. Samedi 21 novembre, des associations réunies au sein du collectif baptisé 480, en référence au nombre de Sénégalais morts la dernière semaine d’octobre, entamaient une marche silencieuse dans les rues de Dakar, quelques jours après un « deuil numérique » largement relayé sur les réseaux sociaux, pour appeler les citoyens à réagir. « 480, Dafa Doy », (480, ça suffit), pouvait-on lire sur les banderoles, tandis que les autorités promettent de durcir les contrôles et la surveillance du littoral.

Dimanche, la ministre espagnole des Affaires étrangères annonçait également le renforcement de la présence policière au large du Sénégal – la plupart des candidats à l’exil tentent d’atteindre les îles Canaries – ainsi que la reprise prochaine des expulsions des migrants sénégalais et marocains vers leur pays d’origine, une procédure gelée en raison de la crise du Covid-19. Les autorités accusées de minimiser l’ampleur du phénomène. La société civile et les associations locales pointent surtout l’absence de bilan fiable délivré par des autorités accusées de minimiser l’ampleur du phénomène. À titre d’exemple, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) publiait, le 29 octobre, un bilan de 140 morts disparus en mer ce jour-là, des informations qualifiées  d’infondées par le ministère de l’Intérieur, lequel évoquait le repêchage de « six corps et le sauvetage de 91 rescapés ». Pour justifier ces écarts, le gouvernement sénégalais insiste sur une émigration irrégulière qui contourne les circuits officiels, et dont « l’ampleur statistique » ne peut s’établir « qu’à partir des données recueillies auprès de migrants qui arrivent sur les côtes des pays destinataires ».

Une justification problématique, quand beaucoup de migrants en provenance du Sénégal qui parviennent à rejoindre le sol européen déclarent fuir la Gambie voisine, pays autoritaire, voire dictatorial, afin d’essayer d’obtenir le droit d’asile. Pour limiter les départs des pirogues de fortune au Sénégal, où 17 % des jeunes de plus de 15 ans étaient au chômage en 2019, Macky Sall fait miroiter la création d’un conseil national pour l’insertion et l’emploi, plus de huit ans après son élection et sa promesse, restée lettre morte, de créer « un million d’emplois ».

humanite.fr

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Jeudi 26 Novembre 2020




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