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30 % à 50 % des femmes ménopausées en sont victimes

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Ce dérèglement intime concerne de 30 % à 50 % des femmes ménopausées. En cause : l'arrêt de la fonction ovarienne. La présence d'un seul symptôme doit conduire à consulter un professionnel. En effet, des solutions existent pour soulager durablement.



Voilà encore cinq ans, le syndrome génito-urinaire était désigné sous le terme d'atrophie vulvo-vaginale. Gynécologue et sexologue, la Dre Brigitte Letombe explique : "Du fait de l'arrêt de la fonction ovarienne et donc de la production d'œstrogènes qui jusqu'alors nourrissaient la muqueuse vulvo-vaginale, cette dernière va s'atrophier, c'est-à-dire perdre en épaisseur." Ainsi, la muqueuse devient très fine et fragile au niveau de la vulve, du vagin, mais aussi de l'urètre et de la vessie, induisant une série de perturbations.


La sécheresse vaginale

Sébastien Landry, psycho-sexologue et sexothérapeute, souligne que " la sécheresse vaginale est le principal symptôme du syndrome génito- urinaire, conduisant notamment à des irritations et des brûlures locales". En outre, les cystites peuvent se multiplier, de même que les démangeaisons dues à la prolifération de germes qui, jusqu'alors, étaient "nettoyés" par la lubrification naturelle et le pH acide du vagin. Le déséquilibre de la flore vaginale favorise notamment le développement d'une bactérie appelée Gardnerella, responsable de la vaginose qui provoque des pertes importantes et malodorantes.

Les douleurs lors des rapports sexuels

La Dre Brigitte Letombe indique que " le désir est une réponse vasculaire des vaisseaux sanguins présents autour du vagin et du clitoris, qui sont irrigués par le sang". Les tissus génitaux gonflent et libèrent différents fluides : ce que l'on appelle la lubrification. Or, à la ménopause, la vascularisation est mise à mal, là encore du fait du manque d'œstrogènes. " Les vaisseaux deviennent plus fins et moins nombreux. La réponse vasculaire est alors moins bonne et la lubrification est moindre, voire inexistante, poursuit Brigitte Letombe. Ce phénomène va conduire à des douleurs lors de la pénétration, ainsi que des irritations pouvant perdurer jusqu'à six jours après un rapport sexuel. "

Les troubles urinaires

La ménopause s'accompagne d'une fonte musculaire globale. Au niveau intime, le périnée et la vessie (tous deux composés de cellules musculaires) ne sont pas épargnés. Et ces derniers vont peiner à assurer leurs fonctions. "On distingue l' incontinence par urgenturie et l'incontinence d'effort, précise Sébastien Landry. La première est due à une faiblesse de la vessie : on a très souvent envie d 'uriner et il ne s'agit parfois que de quelques gouttes. La seconde est liée à une faiblesse du périnée : lors d'un effort, on ne peut pas se retenir. "

LES TRAITEMENTS DU SYNDROME

Contre la sécheresse vaginale

"Ce qui marche le mieux, ce sont les hormones", affirment à l'unisson Sébastien Landry et Brigitte Letombe. Elles peuvent être administrées au niveau local, uniquement sur prescription d'un médecin. Seuls les œstrogènes (sous forme de gel, de gélule, d'anneau ou d'ovule à insérer dans le vagin) sont remboursés, ce qui n'est pas le cas des androgènes locaux (notamment la déhydroépiandrostérone - DHEA, utilisée depuis peu en France).

Les femmes ne souhaitant pas recourir aux hormones peuvent utiliser des traitements hydratants, toujours au niveau local. "Lorsque l'atrophie vulvo-vaginale est peu marquée, un hydratant à base d'acide hyaluronique, non pris en charge, peut être prescrit pour une utilisation quotidienne", propose la gynécologue. Des produits sans ordonnance existent également. Sébastien Landry conseille l'utilisation de " l'huile hydratante de la marque Weleda ou d'une huile d'amande douce spécifique pour les muqueuses, disponibles en pharmacie. Une noisette tous les jours à l'intérieur du vagin pallie le manque d'hydratation naturelle". La marque française Baûbo vient également de sortir un baume bio (certifié Ecocert) à utiliser à tout âge, mais uniquement sur la vulve.

Enfin, la réjuvénation par laser est proposée depuis peu en France. "Elle sert à recréer une trophicité locale [c'est-à-dire à nourrir les tissus, NDLR], explique Brigitte Letombe. Comme elle n'a pas encore fait preuve de son innocuité, elle n'est pas largement pratiquée, ni prise en charge."

Contre les douleurs lors des rapports

La lubrification étant rendue plus difficile après la ménopause, il est essentiel d'utiliser un lubrifiant lors des rapports sexuels. Les hydratants vendus en pharmacie cités précédemment feront parfaitement l'affaire. Attention toutefois : ceux à base d'huile ne peuvent pas être utilisés avec un préservatif en latex. Dans ce cas, les lubrifiants à base d'eau sont à privilégier. Il en existe sans paraben et/ou biologiques.

En outre, Sébastien Landry recommande durant l'acte sexuel d'éviter " les positions qui font exercer une pression abdominale". On conseillera, par exemple, la position dite du "missionnaire inversé" : allongée sur le dos, un coussin sous les reins, les mains ramènent les genoux serrés vers la poitrine. Les pieds, eux, s'écartent de chaque côté du partenaire pour permettre la pénétration. Une sexothérapie (" souvent très brève, quelques rendez-vous suffisent", précise encore le sexologue) peut se révéler intéressante, tant pour obtenir des conseils sur les produits à utiliser et les positions à privilégier que pour réintroduire de la communication dans le couple lorsque nécessaire.

Contre les troubles urinaires

L'urgenturie répond très bien au traitement hormonal local (gels, ovules... ), mais Sébastien Landry conseille de lui associer une rééducation périnéale. En effet, le périnée est constitué de muscles qui soutiennent la vessie, l'utérus et le colon. Il est traversé par l'urètre, le vagin, le sphincter anal et participe donc à leur bonne tonicité. Par ailleurs, "ce qui est agréable lors d'une pénétration, c'est que le vagin épouse la forme du pénis. Lorsque le périnée se relâche, ce n'est plus le cas, détaille Sébastien Landry. Redonner de la tonicité au périnée permet donc de retrouver de la continence ainsi que du plaisir". Pratiquée chez un professionnel (kiné ou sage-femme), la rééducation périnéale associe rééquilibrage postural, assouplissements, exercices respiratoires... Elle peut être pratiquée en autonomie, notamment en faisant les exercices à la maison (voir ci-dessous). Les activités physiques posturales telles que le yoga et le Pilates peuvent aussi se révéler bénéfiques.

L'UN DES EXERCICES DE KEGEL POUR MOBILISER SON PÉRINÉE À LA MAISON

Assise sur une chaise, le dos bien droit, serrez les muscles du vagin pendant cinq secondes comme si vous vouliez retenir une envie d'uriner, puis relâchez dix secondes. Ni les abdominaux ni les fessiers ne doivent être contractés. Renouvelez l'exercice trois à dix fois par jour. Veillez toutefois à ne pas pratiquer cet exercice lorsque vous avez envie d'uriner, au risque de fragiliser le périnée.

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Samedi 17 Octobre 2020




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