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retention de riz importé à Ziguinchor : Les populations vivent le calvaire

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Il est de plus en plus difficile de trouver du riz importé à Ziguinchor depuis une semaine. Certains commerçants font de la rétention de stocks, suite à des rumeurs persistantes d’une éventuelle hausse des prix.

« C’est cauchemardesque de s’approvisionner en riz maintenant dans la ville. Ici, à Boucotte, il faut faire le tour de toutes les boutiques et celles des quartiers environnants pour en trouver », a expliqué Idrissa Diallo, restaurateur établi à quelques encablures du marché Saint-Maur Des Fossés. Selon son épouse Fatoumata Diallo, le sac de 50 kilogrammes se vendait en début de semaine, à 16 000 francs Cfa chez les commerçants détaillants. « Le dernier, auprès duquel je m’étais approvisionnée, ne possédait que 3 sacs. C’était à prendre à ce prix-là ou laisser. Au vu de la foule d’hommes, de femmes et de jeunes qui se bousculait aux portes et fenêtres de sa boutique, je ne me suis pas fait prier d’être servie ayant eu la chance de me trouver parmi les premiers sur les lieux. »

La dame Cécile Séne, la quarantaine dépassée, habite les Hlm de Néma (Grand-Dakar, communément appelé Boucotte Sud.). A 11 H 38, elle revient bredouille du marché Saint-Maur Des Fossés et de ses alentours à la recherche de riz. « J’ai tellement marché que mes jambes ne tiennent plus. J’attends un car de transport urbain pour rentrer chez-moi. J’étais venue chercher, ne serait-ce que quelques kilogrammes de riz nécessaires aux repas de midi et du soir ; en vain », déplore-t-elle, tout en sueur, visiblement exténuée et triste. Mme Baye Dramé Konaté, banabana de fruits de cueillette, explique que depuis plus d’une semaine, le riz parfumé est introuvable dans ce marché de Boucotte. « Le riz non parfumé ordinaire qui y était disponible ne l’est plus depuis lundi dernier. »

L’actuel gérant du restaurant « Astou Goudiaby », en l’occurrence Gabriel Camara, confirme : « Nous avons d’énormes problèmes pour nous approvisionner en riz. Mercredi dernier, le seul grossiste à en avoir dans tout Boucotte - pour ne pas dire, à Ziguinchor commune - nous avait vendu 2 sacs de riz parfumé à 15 000 francs Cfa l’unité. Quelques jours avant, un boutiquier nous avait vendu 6 kilogrammes de riz à 2 100 FCFA. C’est-à-dire, 350 FCFA le kilogramme ». La situation est pénible car maintenant pour s’approvisionner en riz, il faut faire plusieurs kilomètres en taxi à travers la ville, en parcourant les quartiers, les uns après les autres, à la recherche d’un sac de riz hypothétique. Nous n’avons plus de préférence pour tel ou tel genre de riz. L’essentiel est d’en acheter un sac, parfumé ou ordinaire, peu importe » se désole t-il.

Selon M. Mouhamadou Mbaye, commissaire aux enquêtes économiques et chef du service régional du commerce, le 9 avril 2008, il existait un stock qui avoisinait 70 tonnes de riz parfumé, dans la commune de Ziguinchor. « Il y avait également à la même date, 75 à 80 tonnes de riz non parfumé ordinaire. Compte non tenu des stocks disponibles dans les différents quartiers, auprès des détaillants. Dans les marchés, ces derniers s’approvisionnent quotidiennement par 2 ou 3 sacs de 50 kilogrammes. Parce qu’ils n’ont pas suffisamment de place pour stocker. » Le chef du service régional du commerce soutient que le 9 avril dernier, la commune de Bignona totalisait un stock de 25 tonnes de riz non parfumé ordinaire. « Dans la même période à Oussouye, il n’y avait pas de pénurie. Un stock y était disponible. » Il explique que les rumeurs persistantes d’une éventuelle hausse des prix du riz ont amené certains commerçants à faire de la rétention de stocks. « Ils espèrent des gains substantiels sur le produit s’il y a hausse en bénéficiant ainsi de deux marges : la première antérieure et la seconde, inhérente à la hausse » a expliqué Mouhamadou Mbaye avant d’avertir que ses services veillent au grain pour « débusquer tous les commerçants en marge de la loi et sévir. » A le croire, chaque jour, le service régional du commerce effectue des opérations de contrôle et de surveillance du marché des produits de grande consommation pour voir les prix pratiqués et la situation des stocks. Il rappelle que le kilogramme de riz parfumé se vend à 290 francs Cfa et le sac de 50 kilogrammes à 14 350 FCFA. Pour le riz non parfumé ordinaire, son kilogramme coûte 280 FCFA et le sac de 50 kilogrammes, 14 000 FCFA. Jeudi, un grossiste de la commune de Ziguinchor vendait à 15 500 FCFA le sac de 50 kilogrammes de riz parfumé. Il échangeait le sac de 50 kilogrammes de riz non parfumé ordinaire contre 14 500 FCFA.

« Ici, on ne vend pas plus de 4 sacs de 50 kilogrammes à un client. Il y a quelques jours de cela, chaque acheteur n’avait droit qu’à un seul sac de 50 kilogrammes », renseigne un manœuvre, trouvé au magasin dudit grossiste, mais qui a requis l’anonymat. M. Mouhamadou Mbaye assure qu’en cas de hausse éventuelle, les services du commerce procéderont aux contrôles nécessaires pour que les prix soient correctement pratiqués et les stocks vérifiés sur pièces et sur place par rapport aux coûts auxquels ils sont vendus. »

Source: le Soleil

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Samedi 12 Avril 2008





1.Posté par sané cap le 12/04/2008 13:08
Monsieur le chef du service commercial,s'il vous plait faite une descente à Cap skirring.

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