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Zone économique intégrée spéciale : Les éclairages du ministre du Budget

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Pour avoir eu le privilège d'être impliqué dans la conception de la Zone économique spéciale intégrée, tout en étant membre du Conseil de surveillance de la plate-forme de Diamniadio, le ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances chargé du Budget, M. Ibrahima Sarr, est bien placé pour expliquer le choix stratégique du gouvernement du Sénégal sur ces deux questions. Lesquelles ont été agitées ces derniers jours dans leur conception, leur articulation et leur mode de financement. En convoquant hier les médias, M. Sarr a voulu clarifier le débat sur ces questions.



Zone économique intégrée spéciale : Les éclairages du ministre du Budget
D'emblée, le ministre chargé du Budget a commencé par apporter un certain nombre de clarifications sur des questions qui ont été évoquées récemment à propos de ces deux concepts. Et c'est celle qui oppose les deux projets ouvre la série de clarifications. ‘Je voudrais dire avec beaucoup de clarté qu'il n'y a pas de projet américain qui s'oppose au projet sénégalais. Cela n'existe pas. Les deux projets sont ceux de l'Etat du Sénégal. Cela signifie qu'il n'y avait pas une plate-forme de Diamniadio qui a été conçue par les Américains qui finalement s'est révélé être un projet abandonné et remplacé par la zone économique spéciale intégrée. Ce n'est pas le cas. La plate-forme de Diamniadio, du point de vue conceptuel, a été élaborée avec l'expertise sénégalaise qui l'avait proposée aux Américains. Et ce sont les mêmes autorités qui ont élaboré la zone économique spéciale intégrée et ont décidé en définitive de mettre en cohérence ces deux projets’, a précisé M. Abdoulaye Sarr.
La deuxième clarification apportée par ce dernier a trait à la question de savoir s'il y a oui ou non substitution d'un projet financé par un don et autre financé par un prêt. ‘Ce n'est pas le cas. Je commencerai par la Zone économique spéciale intégrée. Ce projet ne donnera lieu à aucun endettement de l'Etat du Sénégal’, a-t-il fait savoir aux journalistes. Le ministre de préciser au passage : ‘Le don qui a été alloué par le gouvernement américain à l'Etat du Sénégal continuera à être disponible et nous pouvons l'utiliser suivant des schémas que nous expliquerons après’, a-t-il dit.

La troisième explication du ministre, c'est la question qui consiste à dire que si oui ou non le Sénégal a perdu le financement des Etats-unis. ‘La réponse, c'est non. Les autorités américaines affirment de manière précise que le financement Mca (Millénium challenge account) est toujours disponible pour l'Etat du Sénégal’, a précisé encore le ministre.

Sur la question relative au foncier, Ibrahima Sarr a aussi apporté des éclairages. ‘Les populations locales se sont interrogées sur la question foncière et c'est légitime. Je voudrais ici préciser et affirmer qu'il n'y a pas de spoliation des terres. La zone économique repose sur un concept d'intégration par rapport à l'environnement qui fait qu'il n'est envisagé aucune spoliation de terre’.

L'autre question jugée importante et que le ministre du Budget veut trancher dès le départ, c'est pourquoi le choix de Jafza, le concessionnaire de la zone économique. Selon M. Sarr, c'est le leader mondial en matière de gestion de zones économiques. ‘Jafza, c'est la rencontre d'une demande des autorités sénégalaises et d'une offre de Jafza. C'est un groupe international qui est basé à Dubaï au début des années 1980. Il a eu à développer un concept sous la forme d'une zone économique spéciale. Son projet est tellement développé à Dubaï au point qu'il a besoin d'externaliser certaines de ses activités dans les autres régions du monde. Il a ciblé un certain nombre de pays parmi lesquels le Sénégal. Il a approché les autorités sénégalaises pour discuter avec nous sur la possibilité de s'implanter au Sénégal. Les deux préoccupations se sont réunies tendant à envisager une collaboration qui permettrait de mettre en place la zone’, a-t-il expliqué.

Mais le gouvenement a besoin de Jafza pour d'autres raisons.’Jafza est un leader mondial. Cette réputation et cette notoriété nous permettront d'attirer dans notre pays les meilleures compagnies au monde. Ce qui va se passer, c'est que c’est eux qui vont démarcher ces entreprises et créer les conditions pour qu'elles s'implantent dans la zone. C'est un marketing qu'ils vont prendre en charge’, a souligné M. Sarr.

Autant de précisions pour couper court aux agitations de ces derniers jours sur ces deux projets.

Ndakhté M. GAYE
Source: Walfadji

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Samedi 14 Juillet 2007

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