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Ziguinchor : Les exploitants forestiers crient leur détresse

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Dur d'être exploitant forestier en ces temps qui courent. D'année en année, la situation de ces hommes qui ne vivent que des produits de la forêt, empire. Et ils sont aujourd'hui dans le désarroi le plus total, assaillis qu'ils sont par des difficultés.



Ziguinchor : Les exploitants forestiers crient leur détresse
(Correspondance) - L’exploitation des produits de la forêt est interdite sur toute l’étendue de la région de Ziguinchor. Ce n'est donc pas cela qui dérange les exploitants forestiers de la région qui font avec cette interdiction depuis vingt-cinq ans qu’elle existe. Ce qu'ils ne peuvent pas digérer, c'est l'exploitation frauduleuse de ces produits forestiers qui se fait sous le regard impassible des autorités. C'est ce mutisme que les exploitants forestiers disent ne pas comprendre, comme l'a confié le président de l'Union régionale des coopératives et exploitants forestiers de Ziguinchor. ‘C'est pour éviter la dégradation de la forêt qu'on a fermé la région à l'exploitation, mais, aujourd'hui, on constate que la forêt se dégrade à un rythme insoutenable à cause de l'exploitation frauduleuse’, accuse Ibrahima Sow. Selon lui, c'est contre ces braconniers de la forêt que l'Etat doit se battre pour atteindre son objectif de préserver l'environnement.
N'étant pas convaincus de la volonté des autorités publiques de croiser le fer avec ces fraudeurs, les exploitants forestiers dénoncent une discrimination dont ils sont les victimes. Le président de l'Union régionale des coopératives et exploitants forestiers de Ziguinchor déplore que la mesure qui les frappe, lui et ses camarades, entraîne l'essoufflement des scieries quotataires de bois d'œuvre. Une situation aggravée par la concurrence déloyale dont sont victimes les charbonniers de la part ‘d'individus qui exploitent sans paiement de redevance’. Un voyage sur l'axe Bignona - Sénoba permet d'avoir la preuve de cette concurrence déloyale, si l'on en croit Ibrahima Sow. ‘Sur cet axe, révèle-t-il, des sacs de charbon exposés sur tout le long de la route sont vendus à des prix qui défient toute concurrence’.

Interdits d'exercer sur l'étendue du territoire régional, les exploitants forestiers se voient également privés d'autorisations d'importation.

Désormais, ils ne peuvent plus importer les produits forestiers de la Guinée-Bissau. La seule alternative qui leur reste est d'attendre les vendeurs bissau-guinéens à Tanaff, dans le département de Sédhiou. Les loumas (marchés hebdomadaires) qui se tiennent dans la localité, sont des occasions que les exploitants forestiers mettent à profit pour s'approvisionner en produits forestiers en provenance du pays de Nino Vieira. Seulement, cette pratique est assimilée à une activité frauduleuse, réprimée par les services des Eaux et Forêts. C'est ce qui explique la condamnation qui frappe certains exploitants forestiers. Ainsi, d’après Ibrahima Sow, cinq cas d'emprisonnement assorti d'amendes allant d'un à trois millions de francs par cas ont été notés dans les rangs de l'Union régionale des coopératives et exploitants forestiers de Ziguinchor.

A toutes ces difficultés, s'ajoute ce que les camarades d'Ibrahima Sow considèrent comme ‘une discrimination dans la répartition des quotas pour le reboisement’. Ils ne comprennent pas que Ziguinchor qui compte huit coopératives avec près de huit cents membres actifs, n’obtienne qu’une allocation de 2 %. Une dotation qui, de l'avis du président de l'Union régionale des coopératives et exploitants forestiers de Ziguinchor, annihile les efforts dans le cadre des campagnes de reboisement.

Autant de difficultés qui justifient le cri de détresse de ces centaines de personnes qui veulent sauver leur profession. C'est d'ailleurs pourquoi elles ne se limitent pas à dénoncer. ‘Nous voulons également être une force de proposition’, annonce Ibrahima Sow. Avec le soutien des autorités, les exploitants forestiers de Ziguinchor souhaitent la constitution d’un fonds d'assistance à la reforestation, la mise en place d'une commission chargée de prélever des taxes sur tous les produits exploités dans la région, l'érection d'un site pour l'exposition de produits forestiers, entre autres. Ce sont là quelques-unes des mesures salvatrices pour lesquelles les exploitants forestiers, guidés par un instinct de conservation, entendent se battre.

Mamadou Papo MANE
Source: Walfadjri

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Jeudi 16 Août 2007

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