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ZOOM SUR LA LINGUÈRE DE SAINT–LOUIS QUALIFIÉE POUR LES 1/8 DE FINALE DE LA CAF :Les «paradoxes» d’une performance

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Parmi les équipes sénégalaises en compétitions africaines, seule la Linguère a su tirer son épingle du jeu en se qualifiant pour les huitièmes de finale de la coupe de la CAF. Et ce malgré les nombreux maux qui ont pour nom absence de politique sérieuse en matière de sport, mais surtout le manque d’infrastructures dont souffre la vieille cité du Nord.



L’ascension de la Linguère de Saint-Louis en D1, ses nombreuses victoires récentes (championne D2, détentrice de la coupe du Sénégal et qualification aux huitièmes de finale de la coupe de la Caf) qui accompagnent et marquent son retour dans la Cour des grands pourraient faire penser à d'aucuns que le secteur sportif, en particulier le football vit normalement dans la vieille cité. Mais que non.
La réalité est tout autre. Manque de structures sportives de qualité, de soutien matériel, financier et logistique, tel peut se résumer les maux que traverse cette ancienne ville de football. Saint- Louis ne compte qu'un seul "stade" (un terrain de lutte comme l'appelait le coach de Bingerville) qui du reste s'écroule sous le poids de la vieillesse et perd son lustre au rythme effréné des rencontres qui s'y déroulent. À ce jour donc, aucune structure qui devrait permettre à la Linguère de réaliser les prouesses du genre qualification pour les huitièmes de finale de la coupe de la Caf. Même si elle y est parvenue ce samedi loin de ses bases. Paradoxal aussi pour une cité tricentenaire qui a en son sein une équipe comme la Linguère qui traîne une longue histoire sportive, surtout footbalistique. Saint-Louis a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football africain et sénégalais par le biais des clubs dont Espoir, la Saint-Louisienne, le Réveil, l’Avenir et «Gaîté».
Et bien après dans la première moitié des années 70, avec les Bracks, la Linguère, les Almamys et le Ndar-guej. Durant la période allant de l’après seconde guerre mondiale jusqu’à la réforme Lamine Diack de 1969, ces différents clubs ont donné au football sénégalais des joueurs prestigieux dont Abdoulaye Diop dit «Pelé», Madické Diakhaté dit «Kolo», Djibil Gueye « Petit Guèye », Yatma Diouck, Badou Gaye, entre autres . À ces talentueux poètes du ballon rond s'y ajoutent d'illustres techniciens dont Abdoulaye Thiam, Mawade Wade , Amadou Bâ «Bapau» et de grands chroniqueurs sportifs comme Pathé Dièye Fall, Ahmet Bachir Kounta, Doudou Diène, Abdoulaye Diaw et Alioune Diagne «Golbert». Cependant, le football saint-louisien va dans la seconde moitié des années 70 amorcer une lente mais inexorable régression qui le conduira dans un véritable état de déliquescence.
Et pourtant même dans une telle situation, il a pu produire des techniciens de haut niveau tels Lamine Dieng, Bamour Fall «Dabouche». Tout en continuant à jouer un rôle essentiel dans le football national. Ceci grâce à la Linguère qui a été créée le 4 septembre 1969 suite à la fusion entre la Saint- Louisienne et Espoir.

Le clin d’œil de la Linguère aux autorités locales

Et perpétuant cette tradition qui lui a été léguée, ce nouveau club a non seulement maintenu le flambeau avec un palmarès assez fourni, mais en s'accentuant sur un football bien cadré avec des produits de talent. Parmi ceux-ci Amara Traoré (l’actuel entraîneur de la Linguère), Matar Ndiaye et El Hadj Diouf ¼ de finaliste du Mondial 2002 et finaliste de la CAN 2002, ainsi que Papa Waigo Ndiaye. Tout ceci en passant par Ibrahima Guissé, Samba Fall, Insa Ndiaye ou Laye Keïta. Malgré tout, le même problème demeure entier. Saint-Louis, pour ne pas dire la Linguère, souffre aussi d'un manque criard d’infrastructure. Si Sor (quartier périphérique à l’entrée de Saint-Louis) s’inquiète encore pour ce qui est de la reconstruction de l'ancien champ de courses reconverti en stade dont les travaux entamés depuis presque un an peinent à s'achever, Nord et Sud (les quartiers de l’île) de l'autre côté du pont Faidherbe se contentent toujours du terrain "Camp Nord".
Un nom qui à lui seul donne une idée de l'état de ce terrain vague à peine clôturé. Sauf que de part et d’autre la performance de la Linguère dans cette grisaille sportive sénégalaise pourrait changer la donne avec de plus en plus de voix qui s'élèvent pour dénoncer ce manque.
Et si l'on en croit Amara Traoré, «un projet a été mis en place et la coupe de la Caf devrait permettre de faire un pas supplémentaire vers l’érection d’un grand club avec tout ce que cela requiert comme moyens et infrastructures». Mais un tel fait sera-t-il possible sans le soutien des autorités (ministres et députés saint –lousiens) qui ne semblent accorder aucune importance à la jeunesse saint-louisienne, si ce n’est qu'au moment des élections ? Là est toute la question.

Source: Le Matin

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Mardi 8 Avril 2008

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