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ZIMBABWE / PRESIDENTIELLE: Human Rights exhorte l’UA à ne pas reconnaître les résultats…

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Human Rights Watch (HRW), un organisme de défense de droits de l’homme basé aux Etats-Unis, a appelé dimanche l’Union africaine (UA) à ne pas reconnaître les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle au Zimbabwe, remporté officiellement par Robert Mugabe mais boycotté par son adversaire Morgan Tsvangirai du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).



ZIMBABWE / PRESIDENTIELLE: Human Rights exhorte l’UA à ne pas reconnaître les résultats…
HRW a également invité les chefs d’Etat africains à imposer des sanctions contre le président zimbabwéen, Robert Mugabe, mais les ministres des Affaires étrangères de l’Union avaient déjà indiqué qu’imposer des sanctions n’était pas la meilleure solution à la crise dans ce pays. Georgette Gagnon, la directrice de HRW pour l’Afrique, a également appelé dimanche l’UA à remplacer le médiateur Thabo Mbeki par un groupe impartial, composé d’éminentes personnalités africaines, pour assurer la médiation dans la crise zimbabwéenne. HRW estime que Mbeki n’a pas réussi à négocier une solution favorable aux deux parties dans la crise que traverse depuis des années ce pays d’Afrique australe. « L’Union africaine peut aider à mettre fin à la violence au Zimbabwe en prenant de fortes actions contre le président Robert Mugabe et son gouvernement », a estimé Georgette Gagnon.

HRW a par ailleurs invité l’UA à s’assurer que le gouvernement de Mugabe et ses forces de sécurité, qui sont impliqués dans les graves violations de droits de l’homme dans le pays, soient exclus de toutes formes de discussions pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. L’organisme de défense de droits de l’homme a aussi appelé au déploiement rapide d’une force africaine de maintien de la paix au Zimbabwe, pour arrêter la violence et protéger les populations des futures violences et des représailles.

…Washington projette des sanctions, l’Onu divisée

(Reuters) - Les Etats-Unis ont préparé un projet de résolution esquissant des sanctions qu’ils souhaitent voir le Conseil de sécurité imposer au Zimbabwe, notamment un embargo sur les livraisons d’armes et le gel des avoirs de certains ressortissants et entreprises du pays.

Des diplomates notent cependant qu’il sera difficile de persuader l’Afrique du Sud, la Russie et d’autres pays d’accepter une résolution de l’Onu contre le Zimbabwe après le scrutin - pourtant largement condamné - qui a abouti vendredi à la réélection du président Robert Mugabe.

Aux termes du projet de sept pages que s’est procuré Reuters lundi, intitulé « Projet d’éléments pour une résolution portant sanctions aux termes du Chapitre VII », le Conseil ne reconnaîtrait pas la réélection de Mugabe et interdirait les livraisons d’armes ou de matériel de guerre à Harare. Le texte demande aussi au Conseil de bloquer les avoirs et d’interdire les déplacements de toute personne ayant aidé le gouvernement zimbabwéen à « saper les processus démocratiques » ou encouragé des violences politiques. Cette résolution à caractère contraignant engagerait le Conseil à « exprimer une profonde inquiétude face aux irrégularités grossières survenues pendant le second tour de l’élection présidentielle le 27 juin (et) les violences et intimidations commises durant la période préélectorale, qui ont rendu impossible la tenue d’élections libres et équitables ».

Le texte prévoit aussi que le Conseil condamne « les brutalités et les tortures persistantes infligées à des civils, les violences sexuelles et le déplacement de milliers de Zimbabwéens dont beaucoup ont été poussés à chercher à refuge dans les pays voisins ». Le projet de résolution condamne « les intimidations et les violences dirigées contre des partisans du parti politique d’opposition, ainsi que l’arrestation de ses dirigeants ». Tom Casey, porte-parole du département d’Etat américain, a déclaré à des journalistes à Washington que la question du Zimbabwe serait sans doute examinée officiellement mercredi au Conseil de sécurité de l’Onu. Des diplomates ont dit que le projet américain serait révisé entre-temps.

Dana Perino, porte-parole de la Maison blanche, a prévenu hier que Washington n’excluait pas une action unilatérale. « Nous allons faire pression pour une initiative forte des Nations unies, mais nous pouvons aussi agir unilatéralement. Cela pourrait prendre de multiples formes. Evidemment, les sanctions fonctionnent mieux lorsque plusieurs parties oeuvrent de concert, comme nous le faisons avec l’Union européenne pour amener l’Iran à suspendre son programme d’enrichissement d’uranium », a dit Perino.

Le Conseil de sécurité est très divisé au sujet du Zimbabwe. Selon des diplomates, l’Afrique du Sud, qui s’oppose à l’idée de sanctions contre Harare, y est soutenue par la Russie et la Chine, qui disposent toutes deux du droit de veto. L’Indonésie et le Vietnam, membres élus du Conseil qui préfèrent en général éviter d’intervenir dans les affaires intérieures d’autres pays, semblent aussi pencher du côté de l’Afrique du Sud, indique-t-on de sources diplomatiques.

Source: APA

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Mardi 1 Juillet 2008


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