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Youssou au cirque d'Hiver de Paris : Un concert aux sons Ramadan

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Youssou au cirque d'Hiver de Paris : Un concert aux sons Ramadan
Depuis vendredi jusqu'à hier, la star sénégalaise était au Cirque d'Hiver construit depuis 1852. Un spectacle qui a attiré beaucoup de monde malgré le contexte de Ramadan où est plongée la communauté africaine de Paris. Prenant en compte cette situation, Youssou Ndour a puisé dans son répertoire moins dansant pour faire vibrer son public majoritairement Toubab.

(Correspondance) Malgré le mois de Ramadan, la foule a envahi, ce week-end, les gradins du Cirque de Paris. Trois quarts des spectateurs sont Toubab. Peut-être que le Ramadan est passé par là. Même les différents tubes joués par le roi du Mbalax en dit long sur cet état de fait. Les spectateurs n'ont pas eu droit à du Mbalax pur et dur. Youssou Ndour a fouillé dans son riche répertoire pour trouver des tubes qui font moins danser. Des titres plus à écouter qu'à faire bouger. Du tube Africa à Picci Mi en passant par Seven Second, joué en duo avec Julia Sarr, Birima, Ndiadiagne Ndiaye, entre autres morceaux joués, Youssou Ndour a choisi moins d'ambiance pour bercer ses spectateurs. Les quelques morceaux rythmiques, tels que Set, Anda do ou Dell Tew ont fait bouger la foule et son danseur attitré qui n'a fait que des apparitions mesurées. Mbaye Guèye Faye n'a presque pas bougé. Quant à l'enfant de la Médina, il a lui-même fait le service minium en matière de danses. Il s'est épargné de ses sautillements qu'il faisait lors de ses Bercy, par exemple. Habillé en anango, il a plutôt misé sur sa voix percutante. Et là, le roi du Mbalax a montré toute sa classe.
Et ses duos avec Rokia Traoré et Julia Sarr ont été d'une grande facture, emballant même les spectateurs dans des applaudissements nourris et répétés. Dans ces duos, c'est le même rythme slow qui a été maintenu. Ensemble avec Julia Sarr, ils ont repris Birima, après que l'artiste malienne a chanté, en solo, son tube fétiche, Mali Sadio sur le même air slow. La Malienne en a profité pour faire éclater tout son talent. Sa voix puissante, mais suave, a entraîné le public qui l'a chaleureusement applaudie. Quant à Julia Sarr, elle a repris No More de Youssou Ndour qu'elle a chanté avec ce dernier. Sa voix enveloppante, un peu jazz, et son occupation de la scène ont été réussies.

Donc l'on peut dire que Youssou Ndour a pris en compte consciemment ou non, dans le choix de ses titres, le contexte du Ramadan. Pendant deux heures, il a fait vibrer le public de par sa classe incontestable et de sa voix sublimante. Les Toubab ont dansé au slow. Ces deux heures ont semblé ne pas suffire puisque après le titre Picci Mi qui devait être le dernier de la soirée, le public en a encore redemandé. Et la réclamation a été faite en standing ovation après que l'enfant de la Médina a fini de présenter son groupe.

Youssou Ndour, après s'être engouffré dans la loge, était obligé de revenir pour un dernier morceau, Del Tew, beaucoup plus dansant. On s'attendait qu'il joue quelques-uns de ses titres de Rokku Mi Rokka, mais il n'en a pipé mot.

Cependant, on a remarqué quelques-uns dans le répertoire qu'il a joué. Il s'agit de Nangadef, Mbeugg na nga lettouma qui n'ont pas été joués dans un air purement Mbalax. D'autant plus qu'ils sont destinés au marché international.

Durant tout le concert, Youssou Ndour a glissé quelques paroles. Il a vanté la diversité linguistique de l'Afrique lorsqu'il introduisait Rokia Traoré. Pour lui, la diversité n'est pas un obstacle, mais une grande richesse. Il a aussi parlé du cousinage à plaisanterie quand Julia Sarr entrait en scène, faisant allusion aux rapports entre Sérère et Toucouleur, dont il dit que la langue est parlée dans plusieurs pays d'Afrique. En réponse, Rokia Traoré et Julia Sarr ont vanté les qualités du roi du Mbalax. ‘Avec Youssou Ndour, c'est une histoire de cœur. Chacun a une histoire avec lui’, rapporte Julia Sarr. Rokia Traoré, a, elle, insisté avant de regretter que nos langues africaines ne soient pas parlées par les différents locuteurs africains. ‘Je ne parle que Bambara. Heureusement que le français existe sinon je ne pourrais communiquer avec Youssou Ndour, sauf par la musique’, reconnaît l'artiste malienne. Ce même problème existe avec les publics dont la majorité est Toubab qui ne comprend rien des chansons en Wolof de Youssou Ndour et Julia Sarr et en Bambara de Rokia Traoré. Et comme l'a dit Rokia Traoré, la compréhension n'a été que rythmique.

Moustapha BARRY
Source: Walfadjri

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Lundi 1 Octobre 2007

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