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YVETTE KOREA COORDINATRICE NATIONALE DU VITALIS: «Les daaras font du Sénégal un pays de destination de trafic d'enfants»

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L’image du Sénégal se dégrade du fait de certains maîtres coraniques. C'est la conviction d'Yvette Koréa coordinatrice nationale du projet Vie pour les talibés au Sénégal (Vitalis financé par l'Ong World Vision Sénégal). Pour Yvette Koréa, il faut lutter contre la mendicité des enfants talibés victimes de sévices corporelles des maîtres coranique et assurer une formation professionnelle dans les écoles coraniques. Vitalis, qui est un projet de plaidoyer et de réhabilitation des enfants talibés, dénonce le fait qu'au nom de la religion certaines personnes s'arrogent le droit de porter volontairement le titre de maître coranique et s'entourer d'enfants taillables et corvéables à merci...



YVETTE KOREA COORDINATRICE NATIONALE DU VITALIS: «Les daaras font du Sénégal un pays de destination de trafic d'enfants»
Walf Grand-Place: Qu'est-ce qui explique la présence de votre projet dans le département de Vélingara ?

Yvette KOREA : Sauver la catégo­rie des talibés est une mission déli­cate que nous nous sommes assi­gnés. D'ailleurs, c'est la raison d'être du projet Vie pour les talibés au Sénégal (Vitalis). Pour mieux connaître la réalité des familles d'origine des talibés qui sillonnent le territoire, il était nécessaire pour nous de descendre dans leurs vil­lages et localités respectives. C'est ainsi que nous avons initié une «Caravane de l'espoir» qui offre plus d'opportunités aux enfants des loca­lités du département de Vélingara que nous avons parcourues, de même que les communautés rurales de Sinthiang Koundara, Pakour et les communes de Vélingara et Diaobé ­Kabedou. Cette caravane est initiée dans cette zone sud du pays pour plusieurs objectifs. D'abord, lutter contre la mendicité des enfants tali­bés qui quittent ces zones pour aller souffrir dans de grandes aggloméra­tions comme Saint-Louis, Dakar, Thiès, etc. Il faut aussi encourager la fixation des daatras dans leurs locali­tés d'origine, pour ainsi réduire la migration de ces écoles coraniques vers les grandes villes du Sénégal. Pour notre projet Vitalis, il faut encourager la fixation des daaras dans leurs localités d’origine pour ainsi réduire la migration de ces écoles coraniques vers les grandes villes du Sénégal. Pour notre projet Vitalis, il faut encourager l’intégration de l'éduca­tion formelle et la formation profes­sionnelle dans les écoles coraniques.

Quelle est la situation de l'en­fant talibé au Sénégal?

I1 ne faut pas se voiler la face. Actuellement, pour beaucoup de raisons, la situation de l'enfant talibé au Sénégal se dégrade de manière graduelle. Et personne ne l'ignore. On en a parle dans les radios, les télévisions. Beaucoup de débats autour de la question des enfants

talibés sont souvent organisés. Des documentaires assez riches qui sont censés sortir les talibés mendiants de la précarité ont été produits. Mais malgré ces nombreuses manières de sensibilisation, le problème reste entier. Et le phénomène des enfants talibés prend de plus en plus d'am­pleur avec des violences, sévices cor­porels allant jusqu'à la mort d'homme. Au Sénégal, force est de reconnaître qu'il reste beaucoup à faire. Aujourd'hui, il n'est plus ques­tion de croiser les bras et se conten­ter de débats et discussions. Il est temps d'agir pour lutter contre la mendicité des enfants, pour assurer un meilleur avenir à ces responsa­bles de demain.

Souvent vous avez fait un plai­doyer pour fixer les daaras dans les localités des talibés. Pourquoi ?

Nous pensons que le Coran est unique. Et son enseignement peut se faire correctement dans la localité d'origine pour que les enfants soient près de leurs parents. C'est une façon de mieux protéger les enfants. À Dakar, comme d'ailleurs toutes les grandes agglomérations du Sénégal, les enfants sont dans une situation de vulnérabilité. Ces talibés men­diants passent le plus clair de leur temps dans la rue en train de qué­mander pour se nourrir et pour pou­voir subvenir aux besoins de leurs maîtres coraniques. Il se trouve que ces enfants mineurs sont souvent exposés à plusieurs dangers dans la vie. D'abord, il y a le risque d'acci­dent de circulation. S'y ajoute les problèmes de moeurs quand on sait qu'il y a beaucoup de délinquance dans les grandes villes. À force de rester dans les rues, les enfants finis­sent par apprendre de mauvaises habitudes qui risqueront de les pousser au vol, à fumer ou même

commencer à entrer dans les circuits de la drogue. On n'ignore pas plus le problème de la prostitution de la pédophilie, qui prennent de l'ampleur au Sénégal. Aujourd’hui avec le phénomène des marabouts violeurs et qui tabassent à mort les enfants, le risque est très grande. Ce sont là, entre autres, les danger qui guettent l'enfant dans la rue et qui constitue un fléau qui gangrène la société sénégalaise qui commence à perdre quelques repères.

Ces enfants talibés s'ils sont mal éduqués, seront à la charge de la nation et tout le monde va en pâtir parce que ce sera une jeunesse sacrifiée, non qualifiée et qui va perdre, car n'ayant aucun repère dans 1a vie.

Au 21e siècle, nous avons une génération d'enfants qui perdent leur identité religieuse et culturelle, leur coutumes et mœurs. Ils n'ont aucun repère dans le domaine de la tradition parce qu'ils passent beaucoup plus de temps dans la rue qu’à l'école coranique. C'est un danger.

Le Sénégal constitue une destination pour les maîtres coraniques colporteurs d'enfants talibés. Comment analysez-vous ce comportement ?

Ce comportement est favorisé par une fuite de responsabilité des parents, mais surtout de l'Etat qui doit corriger ce manquement. Du moment qu'il y a beaucoup de facilités au Sénégal pour le trafic des enfants, les autres pays en profitent. Ce qui fait que notre pays se trouve dans une position de destination pour ce trafic d'enfants pour ces migrations de daaras. C'est facile d'entrer au Sénégal sans être controlé. N'importe qui peut se lever et ouvrir comme il veut une école coranique. Pas de contrôle ni crainte d'être poursuivi. Au nom de la reli­gion, certaines personnes s'arrogent le droit de porter volontairement le titre de maître coranique et s'entou­rer d'enfants sans aucun risque. Ce qui encourage bon nombre de mai­tres coraniques qui viennent des pays limitrophes à s'installer dans­ notre pays de la Téranga.

Vous voulez dire qu'avec la mau­vaise réputation des daaras au­ Sénégal, l'image de la religion se dégrade ?

Absolument. C'est-à-dire que présentement au nom de la religion beaucoup de personnes animées d'une mauvaise foi en profitent pour exploiter sauvagement les enfants. C'est un danger. D'autres, comme nous le constatons actuellement, violent gravement les droits des enfants en compromettant ainsi l'avenir de ces derniers. C'est une situation à déplorer parce qu'elle continue de ternir et d'écorner l'image de notre pays. Aujourd'hui, au Sénégal, ces enfants misérables font partie du décor des grandes villes de notre pays. Ils sont visibles. C'est un mauvais témoignage pour l'Islam.

Propos recueillis par Moussa Sibo MBALLO
Source Walf Grand Place



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Jeudi 17 Septembre 2009





1.Posté par deugeu bi le 17/09/2009 10:07
salamalecoum, tout simplement je pense que la religion de l´islam BINOUL FENEU qu´on doit envoyer a notre enfant a un daraa pour ensuite que le marabout du daraa l´envoie mendié TE KHALISS BI SOU MATOUL on le frappe.
sincerement il ya telement de chose a changer au senegal pour amelorier comme pays et comme musulmans, mais je pense que le premier pas c´est le changement de notre mentalité , et pour être sincére je vois que de jour en jour les senegalais commencent a se reveiller sur l´actitude de certain marabout , bon nonplus on peut pas mettre tout le monde dans le même sac maisl´objetif de la majorité c´est le tune KHALISS.
walasam bonne journée a tout le monde

2.Posté par lesenegal le 17/09/2009 10:53
comment faire pour entrer en contact avec votre ONG? nous voulons savoir concretement ce que vous faites, et comment aider les talibes ensembles.

3.Posté par D.D le 17/09/2009 11:49

Bonjour,
Il faudrait que l'on fasse très attention et surtout pas d'amalgame.
Il y'a certes un nombre important de marabout, s’ils ne sont pas majoritaire, qui ne le son que de nom et qui cherche à exploiter malencontreusement leurs soit disant "talibés". Il y'en a même qui nous viennent de la sous région pour profiter de la largesse des sénégalais.
Mais nous savons en tant que musulman l’objectif des daaras et ce qui a été à l’origine de la mendicité. Les Daaras sont un lieu où l’on pratique l’apprentissage du coran, je ne vous apprends certes rien mais il me parait important de le rappeler pour ne pas se tromper sur son objectif originel et éviter de tomber dans des pièges tendus à dessein.
La mendicité était considérée, plus à une épreuve pour parfaire l’éducation du talibé, qu’à un moyen de subsistance pour le marabout. Les vrais marabouts n’attendent pas la pitance pour gérer leur foyer, mais ils vivent de la sueur de leur front, la plupart par le biais de l’agriculture.
La majorité des grands hommes de ce pays et tous les hommes de Dieu ont fréquenté durant plusieurs années les daaras et ont passé par l’épreuve de la mendicité, qui est un excellent remède empêchant la culture de l’orgueil.
Ce qui m’alerte dans cette affaire c’est que c’est une ONG connu pour son appartenance à une religion autre que la religion musulmane qui est à l’origine. Et je soupçonne derrière leurs objectifs (lutter contre la mendicité des enfants talibés ; encourager la fixation des daaras dans leurs localités d'origine ; encourager l’intégration de l'éducation formelle et la formation professionnelle dans les écoles coraniques). Des manœuvres pour saper les fondements de l’islam.
Vous savez bien qu’il y’a au Sénégal des foyers religieux comme Saint-Louis, Coki, etc… et que le prophète nous as demandé d’aller chercher la connaissance jusqu’en chine pourquoi alors empêcher la mobilité des enfants talibés surtout si ces derniers voyagent pour parfaire leur connaissance. Et ce n’est pas une ONG qui roule pour une autre religion qui va nous dicter la leçon à suivre.
Je ne suis pas cependant contre la modernisation des daaras mais c’est la chasse gardée des musulmans qui devront le faire avec mesures.
Tous les khalifs généraux doivent être alertés pour que cette entreprise ne prospère pas.



4.Posté par radia le 17/09/2009 15:43
mangi gnane bépe wadjour mou dimbalé domame bamou kham diném té douko yobou si daara bayikofa, na diangi wathie te gnibise bouko défé nga meunko topato bou bakhe thi wergou yaramam.

5.Posté par deugeu bi le 17/09/2009 17:35
je ne pense pas que yobou seu dom si daraa mouy yalwan c´est pour lui donner une meilleur education LOLOU KHADIOUL SI BENEU BOPEU, mais je suis tout a fait d´accord avec radia , yoboulen sen dom pour apprendre les piliers de l´islam et le coran mais nak ney yibisi ney ko topoto, car c´est le devoir des parents est pas des marabouts.
a part ça aussi WOR NEN WOKH SI BAYFALL YI, MOUNOULO DEM VILLE tranquilement DOKHOUTOU sans BAYFALL YOW DI LA FATEU.
TÉ SO KASSÉ NOU DOR LEU KOUR LOLOU DOY NEU WAR AUSSI DÉ.

6.Posté par Pat le 29/09/2009 15:49
Il ne s'agit pas ici d'une question de religion, mais de droits de l'enfant et de droits humains

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