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Washington orchestre son retour en Afrique

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- La secrétaire d'État, Hillary Clinton, effectue un marathon de onze jours à travers sept pays du Continent noir

Quelles images retiendra-t-on de la grande tournée entamée lundi dernier par Hillary Clinton à travers l'Afrique noire ? Son discours de Nairobi, en écho à celui d'Obama à Accra, sur la nécessité de lutter contre la corruption et la fraude électorale pour sortir le continent africain de l'ornière sinistre où il reste enfoncé ? Sa poignée de main avec le président somalien Sharif Sheikh Ahmed, président en sursis confronté à une rébellion d'insurgés islamistes ? Ses retrouvailles avec Nelson Mandela, qui lui a montré ses émouvantes lettres de prison ? Sa visite dans la poussière d'un camp de réfugiés de Goma, en République démocratique du Congo, où des femmes en détresse lui ont raconté les viols massifs qu'elles endurent de la part des rebelles rwandais et des soldats congolais ? Ou ses délicates négociations avec le régime nigérian, puissance pétrolière incontournable de l'Afrique, où elle se trouvait mercredi, avant d'aller célébrer la nouvelle présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, symbole d'espoir dans un pays qui fut déchiré par la guerre ?



Washington orchestre son retour en Afrique
Onze jours de voyage pour sept pays africains, dont le Kenya, l'Afrique du Sud, l'Angola, la RD du Congo, le Nigeria, le Liberia et enfin le Cap-Vert. Autant dire un marathon, destiné à démontrer l'implication des États-Unis sur ce Continent noir toujours à la dérive mais riche de potentiel, souligne-t-on au département d'État.

Face à la «Chinafrique»

Un mois après le voyage symbolique de Barack Obama au Ghana, démocratie modèle d'une Afrique toujours dominée par les régimes autoritaires, l'Amérique, bien décidée à profiter du formidable capital de popularité que lui offrent les origines kényanes de son président, effectue son grand retour en terre africaine. Une logique à la fois géostratégique, économique, politique et humanitaire anime l'agenda de la secrétaire d'État. Inquiète, sans vraiment le reconnaître officiellement, de la montée en puissance d'une «Chinafrique» qui ne s'embarrasse pas de démocratie, les États-Unis cherchent à renforcer leurs relations avec les États clés de l'échiquier africain. Trois pays - le Kenya, l'Afrique du Sud et le Nigeria -, dont l'influence régionale est grande sur leurs voisins en proie à des conflits virulents, seront la cible d'efforts particuliers. Ainsi Hillary Clinton a-t-elle profité de son escale au Kenya pour s'impliquer dans la crise qui déchire la Somalie.

En Afrique du Sud, Mme Clinton a tenté de convaincre le nouveau président Jacob Zuma de s'impliquer plus activement au Zimbabwe, pays fantôme toujours dépendant des humeurs du vieux dictateur Mugabe. Les relations entre ce poids lourd diplomatique de l'Afrique et Washington avaient connu d'importantes tensions sous la présidence de Thabo Mbeki, accusé par l'équipe de Bush d'être trop conciliant vis-à-vis de son incontrôlable voisin.

Sur le plan économique, c'est sans doute au Nigeria et en Angola, les deux grandes puissances pétrolières de l'Afrique, que les enjeux sont les plus décisifs pour les Américains. Le Nigeria fournit 8 % de la consommation américaine d'or noir, mais les efforts des investisseurs pour s'associer aux entrepreneurs nigérians sont menacés par le climat de violence d'un des pays les plus corrompus du monde. «C'est le pays le plus important d'Afrique, mais un géant malade», note l'expert de la Brookings Richard Joseph. En Angola, très courtisé par les Chinois, les perspectives sont également hypothéquées par l'absence d'état de droit d'un pays tout juste sorti de vingt-sept ans de guerre civile. Hillary Clinton y a d'ailleurs plaidé auprès du président Dos Santos, au pouvoir depuis trente ans, pour que la présidentielle se tienne «dans les temps» et dans la «transparence».


Problèmes humanitaires

Le message politique américain - démocratie, état de droit, lutte contre la corruption, transparence - a partout été le même. L'Administration Obama est persuadée que seul un réveil de l'Afrique à la bonne gouvernance lui permettra de sortir de l'impasse. En attendant, les problèmes humanitaires et sanitaires restent immenses. Hillary Clinton a multiplié les rencontres avec la société civile. Elle a longuement évoqué le problème du sida qui ravage l'Afrique et que combat son mari avec sa fondation. Elle a aussi plaidé avec passion pour la cause des femmes, promettant de débloquer 17 millions de dollars pour combattre les violences sexuelles dans le Kivu, où près de 3 500 femmes auraient été violées depuis janvier.

De notre correspondante à Washington, Laure Mandeville
Source Sunuker.com

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Jeudi 13 Août 2009





1.Posté par man doff le 13/08/2009 17:14
ET LE SENEGAL ?

2.Posté par douga le 13/08/2009 20:07
parcequ'on a un mauvais president ki ne pense ka lui et a son fils de profitare mal saine

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