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Wade exige le rapatriement des 5 000 milliards de réserves de la Bceao Abdoulaye Diop demande de mettre la pédale douce

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La question relative au rapatriement des 5 000 milliards de réserves de la Bceao a été remise au goût du jour hier dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Mais sur ce point précis, le ministre de l’Economie et des finances semble ramer à contre-courant du Président Wade.
Le Président Wade avait profité du 33ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest le 18 janvier dernier à Ouagadougou (Burkina-Faso) pour exiger le rapatriement des réserves de la Beceao. Des fonds placés par l’institution bancaire sous-régionale sur le marché financier international, et dont le montant est de l’ordre de 5 000 milliards de nos francs. Pour le Président Wade, ces réserves pourraient aider certains pays africains surendettés (Côte d’Ivoire, Togo, Guinée-Bissau), à honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs partenaires extérieurs. Interpellé sur la question hier par le député libéral Amadou Ndiaye Lô, lors du vote du projet de loi n° 03/2008 portant réglementation bancaire, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a souligné qu’il faut plutôt voir d’autres mécanismes d’utilisation de cette masse financière. Selon lui, les dettes des trois pays en difficulté avec leurs partenaires extérieurs (Côte d’Ivoire, Togo et la Guinée-Bissau) représentent 60% des réserves de la Bceao. «Si la banque paie ces dettes, le Cfa va se fragiliser et la banque elle-même va s’affaisser», a averti M. Diop, rappelant dans la foulée : «Conformément aux instructions des chefs d’Etat et de gouvernement, les ministres de la Cedeao s’attèlent à trouver une solution à cette question. «Nous y travaillons avec prudence et sérénité. Au préalable, il faudrait que ces pays diminuent leur niveau d’endettement», recommande le ministre. Répondant à une question relative à la crise qui secoue la Société générale de France, Abdoulaye Diop rassure que cette crise ne peut aucunement toucher le Sénégal. Et pour cause, explique-t-il, «la Société générale implantée au Sénégal est autonome de la Société mère. Et, à mon avis, même ce qui a été dit sur l’augmentation du capital n’est qu’un effet d’annonce. D’ailleurs, même si la Société générale de France a subi des pertes, elle n’est pour autant pas déficitaire». A propos des stagiaires qui pullulent dans les institutions bancaires, Abdoulaye Diop a révélé, pour le déplorer, qu’«il y a même une banque de la place dont 40% du personnel sont composés de stagiaires». L’argentier de l’Etat a promis de mettre un terme à cette situation. «Nous allons trouver une solution à cette préoccupation. C’est un problème qui sera résolu avec le temps», rassure le ministre. Justifiant le projet de loi, Abdoulaye Diop rappelle que la réglementation bancaire a été adoptée par les Etats de l’Uemoa sous forme de loi uniforme en 1990. Son évolution, ajoute-t-il, est commandée par ces transformations intervenues dans les domaines économique, monétaire et financier des pays de l’Union économique monétaire ouest africaine, dans l’environnement international et par un souci de s’arrimer aux normes et standards internationaux. La représentation nationale a adopté, à l’unanimité, ledit projet de loi, sans objection majeure.

Source: L'observateur

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Vendredi 8 Février 2008

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