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WEEK-END MUSICAL Amy Mbengue et Pacotille cartonnent à Nouakchott

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WEEK-END MUSICAL Amy Mbengue et Pacotille cartonnent à Nouakchott
Dans les coulisses de Racing Club, Amy Mbengue pétait la forme comme on dit. Elle avait une forme éblouissante et était impeccablement habillée. Tout de rouge. De la tête au pied. En plus, elle était hyper contente. Les beaux yeux de la diva laissaient entrevoir qu’elle avait à cœur de faire oublier toutes ses devancières artistes sénégalaises dans le cœur du public mauritanien. Et avec sa venue à Nouakchott, ce sont deux rêves qui se réalisent. Son rêve de venir s’y produire et celui de ses fans de voir enfin celle qui les a fait tant rêver à travers le titre « Papa chéri ». Même si l’histoire de « Papa chéri » est aujourd’hui dans les oubliettes de la chanteuse. Rien qu’en la voyant sur scène esquissant des pas de danse de mbalax, on comprend que « Papa chéri » puisse encore souhaiter - pour ne pas dire espérer - une réconciliation. En tout cas entre Amy et la Mauritanie, c’est une histoire d’amour qui commence. Cette histoire sera certainement un jour chantée comme étant celle de « Papa chéri ». Pourquoi ne pas espérer ? Quant à Pacotille, il en était à son dixième voyage en Mauritanie. Au lendemain du spectacle de Amy Mbengue à Nouakchott, Pacotille, lui, est allé à Nouadhibou. De retour à Nouakchott, les deux artistes sont allés en compagnie du promoteur à la découverte de la ville de Nouakchott.
Amy Mbengue

« Quand on s’engage dans une course, on doit être le premier sur la ligne d’arrivée »

Quelles sont vos impressions sur la Mauritanie, pour ne pas dire la ville de Nouakchott ?

« Je voudrais d’abord signaler que depuis très longtemps, je voulais venir en Mauritanie. Dieu merci, maintenant, j’y suis. C’était un rêve de venir en Mauritanie et de m’y produire. Pour répondre à la question, je suis très contente d’être-là. Je ne suis pas du tout dépaysée ici, c’est comme si je suis au Sénégal. Dès mon arrivée, j’ai senti que le peuple mauritanien m’attendait et attendait de moi une très bonne prestation. Et c’est ce que j’ai essayé de leur donner une fois sur le podium. Un public qui vous aime et achète vos productions musicales sans jamais vous voir… On ne peut jamais payer ce public.

Pourquoi êtes-vous restée longtemps sans vous produire en Mauritanie ?

Comme je l’ai dit tantôt, depuis très longtemps, je voulais venir en Mauritanie. Plusieurs fois, j’ai discuté avec les promoteurs et même arriver à tomber d’accord. Mais, chaque fois, à la dernière minute, le concert était annulé par le désistement des promoteurs. Que faire ? Ainsi va la vie. Cette fois-ci, je suis venue et je remercie le promoteur qui a bien voulu me faire venir à Nouakchott.

Que dites-vous à la jeunesse mauritanienne ?

Je dis à la jeunesse mauritanienne qu’elle est l’espoir de la Mauritanie et de l’Afrique tout entière. Toute personne qui veut entreprendre quelque chose doit vraiment le faire avec le cœur et y mettre toute sa volonté dedans. Dans la vie, une personne qui s’engage dans une course doit penser dans sa tête qu’elle doit être la première à la ligne d’arrivée.

Pacotille

« Maintenant, j’ai grandi… »

Quelle est votre première impression après avoir foulé le sol mauritanien ?

Je ne suis pas du tout dépaysé en Mauritanie. Faut-il rappeler que ma mère est née ici en Mauritanie, j’ai des cousins, des cousines et des frères qui vivent en Mauritanie. Bien vrai que je suis né à Dakar mais en Mauritanie, je me sens Mauritanien. Donc, je suis chez moi dans mon pays car mon vrai nom est Cheikh Sidaty Fall. Et les Mauritaniens m’aiment beaucoup. Ils aiment les artistes et la culture en général. Je suis très très content d’être ici. Sur scène, je serai dans l’obligation de faire plaisir à tout ce peuple qui s’est donné la peine de venir nous applaudir et qui ne cesse de nous aimer. C’est la dixième fois que je foule le sol mauritanien. Cette fois-ci, j’ai senti que le nombre de mes fans ne fait qu’augmenter.

Quels sont les messages que vous lancez à travers vos chansons ?

Je dis aux jeunes Africains qu’ils n’ont plus besoin de révolte. Ils ont besoin de positiver toutes leurs actions entreprises. La jeune Africaine doit rester en Afrique pour travailler. Elle ne doit pas être non plus violente. Nous ne devons pas hériter de la violence qu’on voit en Occident par exemple. Nous avons nos cultures ancestrales, que nous avons l’obligation de mettre en valeur.

À travers vos nouvelles chansons, nous avons l’impression que vous avez mis de l’eau dans votre vin, ou si vous préférez du sucre dans votre tasse de thé.

Maintenant j’ai grandi et j’ai abandonné beaucoup de choses du point de vue comportemental. Je dirais même que je suis devenu, avec le temps, comme l’eau chaude qui s’évapore à l’air libre pour retrouver sa fraîcheur d’antan. Par conséquent, sa qualité diminue forcément. C’est comma ça que j’ai évolué. Mes messages, c’est la positivité de la vie. Je voudrais que tout le monde écoute mes chansons et les traduise dans le vécu quotidien.

Entre vous et les autres artistes, vous positivez les relations professionnelles, amicales et fraternelles ?

Les autres artistes sont mes sources d’inspiration et je suis leur fan. C’est Youssou Ndour qui a produit mon dernier album « Taxi-brousse ». C’est lui également qui m’a emmené pour la toute première fois en tournée en Europe, en Belgique, à Bercy et dans d’autres pays. Il est pour moi à la fois un grand frère et un grand ami. Pour parler des artistes mauritaniens comme Ousmane Gangué, nous avons été ensemble en Gambie - c’est un ami pour moi. Je pense que les artistes doivent s’entraider et non se faire la guerre. En ce qui me concerne, je suis fin prêt à aider les jeunes artistes qui auraient besoin de mes services en fonction de mes maigres moyens.

Avez-vous un message à lancer aux jeunes Africains ?

Je demande aux jeunes de tous les pays de travailler et d’être positifs dans la vie de tous les jours et dans la conduite de toutes leurs entreprises, d’être patients voire très persévérants sans jamais relâcher d’effort. Ils doivent croire en ce qu’ils font.

Source: L'observateur

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Mardi 29 Janvier 2008

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