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WE WADE ET LES JEUNES : la fin d’une utopie

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Le programme de Abdoulaye Wade pour l’emploi des jeunes de la banlieue, lancé comme d’habitude dans une ambiance burlesque, populiste et carnavalesque, mardi dernier à Pikine, à défaut de nous faire pouffer de rire, doit nous donner des frissons quant on pense à la légèreté avec laquelle cet homme formule des promesses. Combien en a-t-il émis à l’endroit des jeunes depuis son accession à la magistrature suprême ? Bien malin serait celui qui arrivera à les répertorier toutes.



WE WADE ET LES JEUNES : la fin d’une utopie
Pourtant, le 19 mars 2000, les Sénégalais, plus particulièrement les jeunes, ont assisté admiratifs à l’avènement de la première alternance politique au Sénégal ; une alternance dont ils ont été les artisans. D’immenses espoirs et espérances ont été fondés, en la personne de Abdoulaye Wade et de son régime, par les jeunes. Ce fut un contrat d’une portée hautement historique. Mais hélas ! Le contrat n’a pas été honoré et ce fut un gâchis de premier ordre. Toutes les promesses ont fondu comme beurre au soleil et les rares initiatives entamées se sont révélées être de véritables chimères. Et pourtant, Abdoulaye Wade et la jeunesse (à y voir de près) c’aurait pu être une aventure d’amour retenue par l’histoire avec champagne et Venise, mais enfin, c’est un rendez-vous manqué, un jour de pluie sous l’abribus.


Aujourd’hui, près de huit ans après l’avènement de l’alternance, nous nous rendons compte que, plus que piégé, le combat du 19 mars est dévoyé, dénaturé, voire trahi. L’espoir de tout un pays, de toute une génération s’effondre, le ressort est cassé. Les promesses du régime de l’alternance se sont révélées n’être que des vents d’automne. Les projets, quant à eux, sont devenus des fables ridicules et les Très grands projets (Tgp), annoncés hier, deviendront, sans aucun doute, d’ici peu les Très grands pantins de Wade.


Aujourd’hui, le chômage des jeunes s’accentue à un rythme vertigineux, malgré le Fond national de promotion de la jeunesse (Fnpj) qui n’est qu’une sorte de kermesse ridicule et scandaleuse, sans parler de l’Agence nationale de l’emploi des jeunes (Anej) qui s’est illustrée dernièrement par une campagne honteuse et indigne de «déportation» de milliers de jeunes vers l’Espagne pour aller cueillir des fraises.


Se sentant abandonné, Abdoulaye Wade nous fait sortir, comme par enchantement, une promesse digne d’un candidat à la présidentielle, une promesse qui est un véritable aveu d’échec et la reconnaissance flagrante de l’inexistence, jusqu’ici, d’une politique d’emploi des jeunes, une promesse accueillie avec des pincettes par une jeunesse désemparée, trahie et abandonnée à elle-même. D’ailleurs, une analyse, aussi superficielle soit-elle, permet de démontrer la non-faisabilité et le caractère démagogique de ce projet, si l’on tient compte de la situation économique chaotique du pays :


- d’abord, la dette intérieure du Sénégal, qui s’élève à plus de 300 milliards, plonge les entreprises dans une crise sans précédent, avec un ralentissement de leurs activités et une baisse drastique de leurs chiffres d’affaires. Par conséquent, ces entreprises, qui sont dans des difficultés par la seule faute de Wade et de son régime, sont plus dans une logique de diminution des effectifs que dans celle du recrutement de nouveaux employés. La promesse de Wade de régler cette dette avant le mois de janvier n’y changera rien et laisse sceptique les chefs d’entreprises, car aucune crédibilité ne peut être accordée aux promesses du «candidat» Wade ;


- ensuite, le lobby affairiste des libéraux, avec la recherche effréné de l’argent facile, a fini d’installer la peur chez tous les investisseurs nationaux comme étrangers. Aujourd’hui, le chantage honteux et inacceptable et qui ressemble, à y regarder de près, à du banditisme d’Etat, à l’endroit de Tigo et de la société de Btp Jean Lefebvre va, à coup sûr, décourager plusieurs investisseurs et, non seulement représentera pour le Sénégal un énorme manque à gagner, mais expose des milliers de travailleurs au licenciement. Au moment où l’on parle de recrutement, l’irresponsabilité du régime risque d’être fatale à certains travailleurs ;


- en ce qui concerne l’Etat, Wade oublie que la déconstruction des règles de fixation des niveaux relatifs des salaires dans la Fonction publique, ainsi que l’octroi tous azimuts de contrats spéciaux à une clientèle politique, ont abouti à une masse salariale qui n’offre plus à l’Etat une marge de progression dans la création d’emplois dans le secteur public. En effet, le ratio de la masse salariale sur les recettes, plafonné à 33% par les critères de convergence de l’Uemoa, se situe aujourd’hui à 32,9%. Sans parler du train de vie dispendieux et abject de l’Etat où nous avons un «empereur» qui ne recule devant rien pour satisfaire ses moindres caprices. Oui, un empereur à la tête du Sénégal avec des thuriféraires, des laudateurs, des disciples, des «fils», des «soras» de toutes sortes, dont l’imagination du Sénégal donne l’impression d’un pays composé d’anges à la tête duquel un «saint Esprit» et qui chantent et se prosternent Ad majorem Dei gloriam ;


- enfin, les grands travaux de Abdoulaye Wade ne font plus rêver, car en phase, tous, de stagnation, voire d’arrêt purement et simplement, faute de liquidité et ne peuvent donc, techniquement, employer aucun jeune. A supposer que ces travaux soient même en mesure de donner de l’emploi aux jeunes de la banlieue, le problème fondamental qui se pose est relatif à la précarité de ses emplois octroyés. Or, ce dont il s’agit, c’est d’élaborer une politique sérieuse d’emploi des jeunes sans discrimination, sans démagogie aucune, tout en ne perdant jamais de vue que le travail reste le seul moyen indispensable de conquête et de conservation de la dignité.
Au regard de cette situation, comment Wade va-t-il donc s’en prendre pour trouver des emplois aux jeunes de la banlieue et dans quel délai ?


Par ailleurs, l’école, l’université, les structures de formation et d’encadrement des fils et filles du pays s’enfoncent dans un engourdissement lamentable. D’ailleurs, plus de quinze mille nouveaux bacheliers errent dans les rues de Dakar, laissés en rade qu’ils sont par les établissements publics d’enseignement supérieurs, en raison de leurs capacités d’accueil très limitées. Au demeurant, l’Etat se targue chaque année, avec beaucoup de propagande, d’y consacrer 40% de son budget. Quel paradoxe ! L’action du régime de Wade à l’endroit de l’éducation est une véritable politique d’Elvis. Et en tant que telle, elle ne peut conduire le pays qu’à «l’hôtel des cœurs brisés».
Avec cette situation dramatique que vit le Sénégal aujourd’hui, nous lançons un appel au sursaut à l’ensemble des jeunes déçus par cette alternance vide et sans contenu, afin de barrer la route à ces «colporteurs d’illusions», ces «tenants de la duplicité et de l’opacité», ces tenants du statu quo.


Certes, il y a, au fond de chacun de nous, ce sentiment douloureux d’avoir été trahi par des incompétents, des apothicaires sans sucre, des architectes de fourbes. Mais en cédant à la résignation, en les laissant faire, nous serions leurs complices et donc les artisans de notre propre malheur, de notre propre destruction, comme le disait Martin Luther King : «L’opprimé est aussi coupable que l’oppresseur s’il accepte passivement la contrainte qui lui est imposée.»
Pour nous, les jeunes du Sénégal, l’heure n’est donc pas à la démission, ni à la compromission ni à l’immobilisme ni au ponce-pilatisme.


L’heure est à la définition d’actions claires et précises qui mobilisent davantage pour mettre fin à ce régime de diseurs de bonnes aventures.
L’heure est à l’espoir qui est le moteur de notre existence car la fin de l’espoir, comme le disait De Gaulle, est le début de la mort. Ces milliers de jeunes engloutis par l’océan en tentant d’aller en Espagne l’ont été car ils avaient perdu tout espoir de trouver un avenir radieux au Sénégal. Lorsque les horizons sont bouchés cela peut conduire à tous les excès y compris à des actes de désespoir. Mais de notre désespoir, nous les jeunes, doit sortir le cœur du Sénégal. Ainsi, la jeunesse doit comprendre et accepter que l’avenir puisse être meilleur que le présent, mais à la seule condition qu’elle travaille consciencieusement afin qu’il soit ainsi. La jeunesse doit «forcer le printemps» à venir au Sénégal en ces froides périodes d’un hiver long et dévastateur.


Le régime de Wade a échoué sur toute la ligne et il nous embarque dans un tunnel sans fin à l’image de tous les régimes aux abois. C’est pourquoi, lui Wade est très mal placé pour nous parler d’espoir, lui qui a anéanti tant de rêves, tant d’ambitions et obscurcit l’avenir de tant de jeunes.


Finalement en ce moment, où nous nous rendons compte que le destin de notre pays est tenu par un «capitaine» aux mains de qui ne répondent plus aux leviers de commande, l’illusion du 19 mars achève de se dissiper et que le Sénégal se trouve être comparable au pays des dialobés dont parle Cheikh Hamidou Kane dans L’aventure ambiguë, qui désemparé, tournant sur lui-même comme un pur sang dans un incendie, nous jeunes devons exiger davantage d’unité dans l’opposition.


L’unité d’action de l’opposition pour aller à l’assaut du pouvoir assure des victoires rapides et décisives sur les forces de réaction et permettra l’élaboration d’un programme alternatif crédible à la hauteur des aspirations du peuple qui mettra le Sénégal sur la voie d’un développement total, d’un développement harmonieux, d’un développement dynamique, porté par des hommes et des femmes dont la loyauté, la fidélité, la compétence, le désintéressement résistent à toute épreuve. Serions-nous donc tentés d’évoquer ici, en parlant d’unité de l’opposition et, au-delà, de tous les patriotes, les propos des pèlerins d’Emmaùs qui disaient dans la bible au voyageur : «Restons ensemble, il se fait tard, la nuit descend sur notre monde.»

Youssouph MBOW
Membre du Bureau politique du Parti socialiste
Porte-parole des jeunesses socialistes
et celles du Front Siggil Senegaal.
S.G. des jeunesses socialistes de Matam

Source: Le Quotidien

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Vendredi 21 Novembre 2008





1.Posté par ali le 21/11/2008 04:44
Excellente analyse... L'heure est a l'action. De la meme maniere on s'etait debarrasser du parti Socialist car il ne faisait pas leur boulot de la meme facon on a va se debarrasser de Wade et toute personne qui fera l'erreur de Djiobo ka en Mars 2000, ne vous faite surtout pas d'illusion celui qui dirigera le Senegal n'aura pas carte blance comme tel a ete le cas avec Wade de se point de vue, il a etait un mal necessaire. Par son billet L'ETAT DU SENEGAL va n'etre des cendres de WADE!

2.Posté par Shepherd le 21/11/2008 04:47
Tres belle contribution et je dirais analyse. La situation du Senegal est pitoyable. Les jeunes sont desampare, deboussoles et surtout trahis. Mais on dirait que certains sont toujours aveugles et croient toujours a ces menteurs au gouvernement. Comment peuvent-ils encore crore aux balivernes de Abdoulaye Wade. Ce dernier ne s'est jamais soucie de leur sort car cela fait 7 ans que Abdoulaye Wade leur promet des emplois qui ne viennent jamais et qui ne viendront pas car, il n'a jamais essayer de le faire. Les emplois se cres avec la redynamisation des entreprises. Avec tout l'argent bouffe et surtout detourne par Wade et fils, ils ont emporte tout l'argent du pays a l'etranger, car Karim utilise son jet Prive pour transporter de l'argent vers l'etranger. Ils veulent mettre le pays au KO, placer leurs hommes "GC" au pouvoir et partir tranquilement. Wade ne pense pas a installer son fils, il veut quitter en placons ses allies corrompus qui lui seront redevables toute leur vie afin de ne pas etre poursuivi. Pourtout ou ils peuvent placer leur affides , leur pions, ils le font pour preserver leur arrieres. Wade ne va jamais sacrifier son fils car il sait que Karim ne sera jamais aime et adjule par le peuple. Seuls les opportumistes et les mange-tout gravitent autour de Karim pour essayer de profiter de la manne.. Voyons la realite en face. Wade est plus malin que cela. Il ne sacrifiera jamais son fils pour le mettre au pouvoir au Senegal, sinon il va etre tue . Il va placer ces hommes, ces moutons qui vont l'obeir dans toutes les instances pourque apres leur depart personne le puisse les poursuivre. Les juges seront les leurs, le pouvoir noyaute par les fideles de Karim sa GC. Parcontre ausi cett opposition est tres molle et n'inspire aucune confiance car composes que de vieux routiers qui ont tous eu des mains sales car avoir gouverner de la meme maniere auparavent. Il faut un soulevement populaire de tous les Senegalais, tous les patriotes ensemble pour chasser tant qu;il est encore temps avant que Wade (pere et fils) finissent de construire leur noyautage. La GC est entain de tout prendre car se sont des affides des egoistes qui sont manipules par Karim pour sauver sa famille et retourneren France leur pays. Les Wade ne se considerent pas des Senegalais et ils quitteront le pays des les 1er jour de changement avec bien entendu au coussin financier bien rempli. Car Karim a tout deja ammener a l'etranger. Karin et son pere nous bluffent, ils ne vont jamais essayer la monarchie, car ils savent que personne meme les plus corrompus de leur parts ne l'accepterons et le peuple se revoltera si jamais il essait cela. Wade ne veut pas et ne fera pas se succeder par son fils car il l'aime trop pour le sacrifier. La presse est aussi complice, car elle nous raconte du n'importe quoi. Elle est la 1ere a dire que Wade veut installer son fils, Je dit ce c'est faux. Il faut qu'on reflechisse. Wade ne va jamais sacrifier son fils pour le Senegal car dans leur tete, ils ne sont pas des Senegalais. Pensez vous un seul instant que Mme Viviane Wade va laisser son fils se faire tuer pour un pays qui n'est pas le leur. Soyons plus serieux et dejouons le plan Wade. Noyaute le pays des postes cles "Justice, Gouvernement, diplomatique ..etc) par la GC qui sont ses fideles et qui les protegerons apres leur depart. Wade prepare sa fuite securisee . ILs va avoir des garanties avnt de quitter. Faisons le quitter avant de finir d'executer son plan. Comme dit Talla Sylla: il faut d'abord chasser Wade et on reglera le problene de dirigent du pouvoir apres. IL faut chasser Wade avant qu.il finisse de noyauter les institutions. Tous ensemble luttons pour faire bpartir les Wades.
Je ne suis pas un politique, mais un citoyen reflechi et ecoeure.
Je ne milite dans aucun parti. Simple citoyen mais ecoeure

3.Posté par TEUSS le 21/11/2008 10:11
Je sui trés contre de wade et sa politique actuelle mais de toute facon les gens du PS devront fermer la bouche car ils ont une part de responsabilité comme WADE de le situation de notre pays et en plus qu'es ce que WADE a fait ici et qu'es ce que PS fait ici aussi je n'y vois rien alors ils sont sur la meme longueur d'onde et si on parle d'incompetences et de l'argent facile c'est les deux formations politiques

Si le PS avait fait correctement son boulot à l'époque et renforcé de ce que WADE devrait aussi faire alors ajourd9 on ne sera pas là

Je vous en pris vous PS de vous taire vous et PDS car vous n'avez rien à dire au contraire vous devrez avoir honte quant on parle de la situation politique du pays

4.Posté par alain le 21/11/2008 11:56
rien que des mensonges a n en plus finir..................la banlieu est inonde........on arrive pas a pomper l eau ...........comment on peut donner du travaille..............a des jeunes.........

5.Posté par rassixona le 21/11/2008 13:39
Wade va donner des seaux aux jeunes pour puiser l'eau des endroits innondés et les ensabler! à raison de 200 FCA l'heure il lui faudra un jeune valide par famille pour resorber le chômage! simple non!

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