Référence multimedia du sénégal
.
Google

WADE PARLE DE SA SUCCESSION « Je ne vais pas remettre le mandat entre les mains de quelqu’un qui ne peut pas tenir la situation… »

Article Lu 11182 fois

Dans l’entretien accordé à nos confrères de la Voix d’Amérique le 29 juillet dernier,-un entretien que nous reproduisons ici in extenso,-certainement plus « africain » que « républicain », le troisième président sénégalais y dresse encore une fois le portrait robot de son successeur. Selon lui, l’homme ne sera certainement pas « quelqu’un qui ne connaît pas les rouages de l’Etat, qui n’a même pas des notions d’économie… » Mais plutôt quelqu’un parmi « les nouvelles générations qui ont toutes des notions en économie. Elles ont de très bonnes formations… » Le président sénégalais parlant par ailleurs du cas de nos confrères Kambel Dieng et Karamokho Thioune bastonnés par la police à l’occasion du match Sénégal-Libéria le 21 juin dernier, déclare qu’il n’a rien à y voir lui personnellement. Et même s’il use du conditionnel pour caractériser désormais les faits,- est-ce là une évolution dans l’appréciation qui était plus tranchée au début ?,-le président trouve que la presse de son pays est destructrice. « Lisez la presse du Sénégal, ce sont des destructeurs, ils ne sont pas constructifs… », déclare-t-il.



WADE PARLE DE SA SUCCESSION  « Je ne vais pas remettre le mandat entre les mains de quelqu’un qui ne peut pas tenir la situation… »
Monsieur le président Abdoulaye Wade, président du Sénégal, merci encore une fois de répondre aux questions de la Voix de l’Amérique. Nous allons commencer par votre voyage à Chicago où vous vous êtes adressé au NABJ (National Association of Black Journalists), vous êtes le premier Chef d’Etat africain à le faire. Quel était l’objectif et l’avez-vous atteint ?

Ce sont eux qui m’ont invité. Parce que la direction avait visité le Sénégal et a été très frappée par ce qu’elle avait constaté et ils ont voulu m’inviter pour parler à leur association. J’avais à délivrer un message ou des messages sur les problèmes les plus importants de l’Afrique. Je sais qu’ils sont intéressés. C’est ce que j’ai fait. Sur les problèmes de l’environnement, sur les problèmes sociaux, sur les problèmes politiques, l’évolution de l’Afrique vers les Etats-Unis d’Afrique, et je pense que cela a été très bien perçu.

Pendant que vous vous adressiez au NABJ, ces journalistes noirs-américains, il y avait des incidents. Il y avait des manifestations devant l’immeuble. Il y avait également un Sénégalais qui a interrompu votre discours. Ceci est dû à l’incident qui s’est passé récemment, le problème entre deux journalistes sénégalais et la police sénégalaise ? Votre réaction là-dessus.

Bon, vous savez, moi, je n’ai pas vu un seul journaliste sénégalais du Sénégal parmi ces manifestants. Il n’y en a pas eu un seul. Celui qui a manifesté, il vit au Canada. Il est sur Internet en train de raconter n’importe quoi et il est en procès avec beaucoup de gens. Il a dû payer son billet depuis le Canada pour venir chahuter une conférence que je fais. Mon commentaire : évidemment, les autres qui étaient là sont de l’opposition sénégalaise. Ils vivent aux Etats-Unis.

Je comprends bien qu’ils profitent de l’occasion pour faire des manifestations. Mais je suis plutôt triste de constater l’immaturité d’un certain comportement, parce que j’estime que nous pouvons mener nos bagarres au Sénégal, mais peut-être pas sous cette forme à l’étranger. Je n’ai pas souvent vu les concitoyens des chefs d’Etats du monde, venir manifester dans les salles où ils se trouvent. Certains, les dictatures, dans ces cas-là, j’ai vu des citoyens manifester dans la rue. Ce sont des choses tout à fait normales. Mais venir dans une salle crier sur son président de la République, je ne pense pas que ce soit faire preuve d’une maturité politique.

Au demeurant, çà ne sert à rien. Parce que, moi, çà ne me touche pas. Je suis plutôt triste. Alors, maintenant vous me dites c’est en relation avec un évènement survenu à Dakar, au Sénégal. C’est vrai. Mais, un journaliste, d’après les faits qui sont allégués, le journaliste a voulu forcer un barrage, parce que You…, parce que heu, heu, El Hadj Diouf, était en train de faire une conférence. Ce journaliste avait agressé…

El Hadj Diouf, le joueur de footballeur ?

Un footballeur sénégalais internationalement connu, qui est détruit par la presse du Sénégal. Lisez la presse du Sénégal, ce sont des destructeurs, ils ne sont pas constructifs. Cet homme-là, à supposer, comme il y a quelque temps avait perdu dans un match, il faut l’encourager, il ne faut pas le détruire. D’accord, après, il a pu reprendre du poil de la bête, bien jouer et gagner. Alors ce journaliste donc a eu un problème avec un policier. Il aurait frappé le policier, le policier l’aurait battu. Qu’est-ce qu’un président de la République vient faire là-dedans ? Nous avons amené le cas directement devant le tribunal. Et le tribunal sénégalais est saisi. Le juge d’instruction est saisi. Il verra, qui a raison, qui a tort.

Le mandat présidentiel va passer de cinq à sept ans. C’est un vote aujourd’hui par l’Assemblée nationale sénégalaise. C’est quelque chose qui ne vous affecte pas, qui n’affecte pas votre mandat. Mais vos critiques disent que cet article a été changé justement pour prolonger votre mandat présidentiel.

Le mandat présidentiel a toujours été de sept ans. C’est moi qui l’ai ramené à cinq ans, parce que je pensais qu’il fallait des changements rapides. J’ai été élu pour sept ans, je l’ai ramené à cinq ans dans la Constitution que j’ai fait écrire, à laquelle j’ai participé, que j’ai fait promulguer. Mais je me suis aperçu que c’était une erreur, parce que mon expérience me prouve, que quand quelqu’un est élu, avant de prendre ses marques comme on dit, avant de s’habituer à la situation, de mettre ses choses en place, pour lancer un programme national, il faut au moins deux ans. Il faut au moins deux ans.

D’abord il faut connaître l’appareil du gouvernement, l’appareil administratif, établir des relations internationales, connaître les institutions et bien maîtriser les problèmes de financement, etc. Il faut au moins deux ans. Or, en Afrique, la campagne électorale commence au moins deux ans avant, à moins qu’elle ne soit encore permanente. Alors je me suis dit, si un nouveau président qui arrive et qui met deux ans à se retrouver dans les affaires et puisqu’il va en campagne deux ans avant et même disons un an avant, il a juste deux ans pour faire des réalisations et se présenter devant les électeurs. J’en ai discuté évidemment avec mon parti, avec beaucoup de personnes. Je leur ai dit que je crois que c’est une erreur au regard de mon expérience. Donc, le parti, les alliés, tous, ont convenu avec moi qu’il fallait ramener le mandat à ce qu’il était avant, c’est-à-dire à sept ans. C’est pour cela qu’il a été voté à moins de quatre voix.

Parlant de votre succession, est-ce que vous avez quelqu’un en tête ?

Vous savez, moi, je suis un républicain. Je cherche la meilleure solution pour le Sénégal. Je suis un républicain, un Africain aussi. Je pense aussi que je suis un homme réfléchi. Je ne vais pas prendre le mandat, le pays, le remettre entre les mains de quelqu’un qui ne peut pas tenir la situation, ou que le peuple n’aime pas. C’est absurde. Parce que, dès le lendemain, il va avoir des problèmes. Donc, je suis obligé de faire çà. Il ne s’agit pas tout simplement de terminer un mandat. Mais il s’agit d’aider à la transition. Donc, je regarde tous les Sénégalais sans exception, même du côté de l’opposition, pour voir l’homme qui pourrait être à la hauteur, dominer tout le monde et mener le Sénégal vers l’avant. Je n’exclus personne pour l’instant. Malheureusement je n’ai pas trouvé…

Quels sont les critères ?

C’est d’abord véritablement aujourd’hui…Vous savez, les critères çà change ave le temps. Quelqu’un qui ne connaît pas les rouages de l’Etat, qui n’a même pas des notions d’économie, celui-là, il ne mènera pas très loin le pays. Parce que les générations ont changé. Les nouvelles générations, elles ont toutes des notions en économie, elles ont de très bonnes formations, mais les autres générations,moi, je suis l’exception, parce que moi, je suis un scientifique, je suis un économiste, je suis un juriste. Mais bon, tout le monde n’est pas comme çà. C’est çà qui énerve un peu la vieille opposition qui survit encore uniquement en faisant des éclats. Donc, je regarde cet homme et il n’est pas impossible que cela existe. Vous savez, moi, j’étais l’opposant de Senghor. Mais Senghor à un moment donné a pensé à moi pour le remplacer. Il me l’a dit. Cela n’a pas été possible. Tout le monde sait pourquoi. Il y avait Jean Collin qui était contre moi, etc. Même Abdou Diouf n’excluait pas que je puisse être le successeur de Senghor. Donc pourquoi voulez-vous que j’exclue qu’un opposant puisse me remplacer ? Si je trouve un homme à la hauteur. Mais je ne ferai pas plaisir à quelqu’un, comme çà pour lui remettre l’appareil de l’Etat.

Cela je ne le ferai pas. Au demeurant, je suis un démocrate, quelles que soient mes préférences, je vais organiser des élections transparentes et démocratiques. Nous avons le système électoral le plus démocratique, le plus transparent qui existe, puisque la liste électorale est sur Internet. On est le seul pays à le faire. Moi, je veux bien voir la liste électorale des Etats-Unis sur Internet. Cà n’existe pas. Ou la liste de la France. Chez nous vous pouvez regarder votre nom si vous êtes inscrit. Vous regardez un autre nom, vous dites celui-là il n’est pas Sénégalais etc, vous pouvez faire des réclamations devant la justice. Et pour établir çà, tout le monde a participé : l’opposition, pendant des mois et des mois.

Nous avons invité tous les ambassadeurs à suivre l’évolution de l’établissement du fichier électoral et nous avons fait des élections d’une transparence soulignée partout, par tout le monde. Bon, l’opposition, c’est l’opposition. Je suis passé par là pendant vingt sept ans. Je sais ce que c’est. Mais véritablement, au Sénégal, il n’y a pas de problème majeur. Aujourd’hui, les Sénégalais sont tous tournés vers l’agriculture parce que j’ai lancé le programme d’indépendance alimentaire, la Goana et tout le monde me suit là-dessus. Tout le monde. Les jeunes, les femmes.

Donc vous pensez que c’est la solution à la crise alimentaire ?

Absolument. Je pense que ce plan va réussir. Je l’ai lancé au mois d’avril. Vous savez face à l’augmentation des prix des denrées de première nécessité, j’ai pris des mesures conjoncturelles pour faire face immédiatement, puis des mesures structurelles, c’est-à-dire pour faire face à notre indépendance alimentaire. La mesure conjoncturelle consiste à passer un accord ave l‘Inde, pour que l’Inde puisse nous fournir les 600 mille tonnes de riz dont le Sénégal a besoin.

Vous savez que le Sénégal est le pays le plus dépendant de l’extérieur alimentairement. L’Inde va me fournir 600 mille tonnes, l’année prochaine 500 mille, puis 400 mille, etc. Et au bout de six ans, nous devons être indépendants, parce qu’en même temps, elle nous assiste à la production jusqu’à 600 mille tonnes. Donc, çà c’est la mesure conjoncturelle, elle est en même temps structurelle. Cà c’est pour le riz. J’ai lancé ce plan Goana qui est la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance. Quand je dis l’abondance, j’ai bien choisi le mot, parce que j’ai l’ambition non seulement d’arriver à l’indépendance alimentaire, mais d’avoir suffisamment pour exporter. Partir de la dépendance, donc pour arriver à exporter.

Avril -0ctobre. En six mois, parce que la saison des pluies dure trois à quatre mois et ce sont ici (il exhibe un document) les produits que nous visons qui sont là. C’est le maïs, le manioc, le riz, le mil, etc. Nous voulons produire avec des quantités… çà peut paraître très ambitieux, mais nous avons déjà une expérience où je vais en fixant des objectifs très ambitieux et nous avons un certain nombre de succès. Ici là (en montrant le document) vous avez les besoins c’est-à-dire en termes de terres, ainsi que les équipements. Le projet est de 800 millions de dollars, qui équivalent à 400 milliards de F Cfa. Nous sommes sûrs de le réussir parce que nous avons déjà réuni les 80% sans aucune aide extérieure pour l’instant. Certes, il y a beaucoup de gens qui disent qu’ils vont nous aider, par exemple l’Usaid et l’Union européenne j’espère. Mais les organisations internationales, leurs procédures sont tellement lentes, qu’on a le temps de mourir cent fois avant qu’elles n’interviennent.

Or, la période d’hivernage, c’est une course. Pour bénéficier de l’hivernage, çà à commencer déjà, c’est une période qui dure trois mois, trois mois et demi et puis c’est fini. Si vous manquez l’hivernage, c’est pour l’année prochaine. Alors, cette somme de 400 milliards de F Cfa, comment nous allons la couvrir ? D’abord, nous avons eu la chance de découvrir que les phosphates de Matam, du Sénégal, parce que nous sommes un pays de phosphates, ces phosphates-là, de façon tricalcique, sont utilisables directement par les plantes sans aucune transformation. On les prend de la mine, on les met au pied de l’arbre, il faut juste ajouter de l’urée et on va les fertiliser. Ces engrais font à peu près la moitié des 400 milliards, si nous avions à les importer. Donc, çà diminue d’autant le projet. Ensuite les équipements que nous avons envisagés, nous les avons obtenus de l’Inde, largement de l’Inde, presque la totalité, un peu de la Chine, par des crédits de très longs termes, c’est-à-dire sur quinze ans ou vingt ans, avec deux ou trois ans de différé.

Donc, avec l’effort national, nous arriverons à couvrir le plan. Il est bien parti. Ce qui est particulier, c’est que tous les Sénégalais, hommes, femmes, jeunes, immigrés, je leur ai tous dit d’aller cultiver la terre. Et il y a un engouement national. Evidemment un engagement : On facilite l’accès à la terre. Il suffit de demander qu’on vous donne dix, vingt, cent hectares, que vous pouvez mettre en valeur pour vous-même. Evidemment, on vous assiste en apportant l’eau par le fleuve, les rivières ou des forages et en vous donnant des équipements agricoles. Nous avançons les engrais sans aucune mise de départ. C’est pourquoi tout le monde est en train de cultiver au Sénégal et nous pensons vraiment que ce sera un très grand succès.

L’affaire du Soudan et l’inculpation éventuelle d’Ahmed El Bechir par la Cour pénale internationale. Votre avis là-dessus.

Bon vous savez, moi j’étais très engagé dans l’affaire du Soudan et vu mes relations personnelles avec le Président et chaque fois qu’il y avait une difficulté, on faisait appel à moi, même si je n’avais pas de mission officielle. Lorsqu’il s’est agi d’envoyer des troupes des Nations Unies, le Président Béchir a refusé, j’ai pris mon avion, pour aller le voir pour discuter avec lui et le convaincre. Je ne suis pas le seul à l’avoir fait, mais je crois en tous les cas , tout le monde reconnaît que mon intervention a été utile. Lorsqu’il a refusé le béret des Nations Unies, on m’a téléphoné. Ce sont de petites choses, mais je veux dire que lorsqu’il y a difficulté, chaque fois j’interviens. J’ai été au Darfour, parce que j’aime bien aller voir moi-même.

C’est ce que j’ai fait pour le Zimbabwe. Je suis l’un des rares chefs d’Etat à aller voir, regarder, discuter avec les partis au pouvoir et de l’opposition et l’un des rares Chefs d’Etat a aller à la frontière pour voir les milliers de gens vivant dans les centres et la promiscuité. J’en ai beaucoup souffert. Et c‘est pourquoi je milite pour qu’on prenne tous les moyens, le plus rapidement possible, pour mettre fin à cette tragédie du Darfour. Alors, c’est pourquoi j’ai conseillé souvent le Président Béchir, d’accepter l’intervention de la communauté internationale. Maintenant, il est sous inculpation. Alors, quel est mon point de vue sur çà. D’abord, le Sénégal est signataire de la Convention de Rome, créant le Tribunal pénal international, qui a ses obligations, que nous avons signé. Je que pense qu’il faut des juridictions internationales pour punir les des gens qui commettent des génocides, des viols ou des violences systématiques. Donc nous l’avons signée et je tiens à respecter les engagements.

C’est pourquoi, lorsque le Président Béchir a appris qu’il y avait un mandat d’arrêt contre lui, il m’a téléphoné pour me demander mon avis. Je lui ai donné des conseils. Je lui ai dit, il faut montrer beaucoup de bonne volonté avec ce tribunal, même s’il réclame de vos gens parce que sinon, ils vont vous arrêter. Si vous sortez du Soudan, ils vont vous arrêter et je pense qu’il faut donc coopérer avec ce tribunal et je l’ai averti en lui disant que le Sénégal était signataire de la Convention de Rome et que malheureusement il ne peut pas venir, même s’abriter au Sénégal. Alors donc, qu’est-ce-que je pense ?

Je pense que, même s’il est inculpé, s’il est accusé, il n’est pas nécessaire de l’arrêter. Il y a des dispositions de l’article 16 qui permettent de suspendre la mise en accusation, pendant un an, pendant dix huit mois, le temps qu’on essaie de trouver une solution et de l’amener à accepter l’intervention de la communauté internationale, pour mettre fin à ce conflit.

Moi, j’ai toujours été pour le Darfour, à l’utilisation des armes contre toutes les bandes, depuis toujours. Depuis le départ. Sauf évidemment l’armée nationale, l’armée de l’Etat. Cà, on ne peut pas imposer. Mais toutes les autres bandes, il faut les désarmer. Et les Nations Unies, peuvent les désarmer. Mais ils sont sous le sigle du maintien de la paix et non de l’imposition de la paix et donc ils ne sont pas préparés pour çà. Je l’avais déjà demandé à Koffi Annan et je pense qu’on va en arriver là. Cela va demander quelques sacrifices, mais cela va rétablir la paix définitivement. En même temps, il faut encourager le dialogue intérieur. Et j’ai la chance ici encore de me trouver dans le conflit, puisque celui qui a attaqué la capitale au point de se trouver à la porte, m’a écrit pas la suite pour me demander de le réconcilier avec le Président Béchir.

Le Président Béchir que j’ai contacté m’a dit qu’il été prêt à discuter avec lui et tous les deux acceptent de venir au Sénégal, mais j’avais mon voyage à faire c’est pourquoi cet évènement n’est pas intervenu.. J’espère pouvoir contribuer à ce dialogue interne au Soudan, parce que Ibrahim Khalil est la personne-clé du Darfour. Si jamais il trouve un accord pour un gouvernement fédéral, sous le sceau du partage du pouvoir, cela aura une incidence directe sur le Dafour. Il restera le problème des janjawids. Et ceux là il faut les désarmer par la force.

Monsieur le Président, merci d’avoir répondu à nos questions.

Propos recueillis par nos confrères de la Voix d’Amérique le 29 juillet 2008 Collectés et proposés par Dame Babou correspondant permanent aux USA

EXERGUES

1/ Celui qui a manifesté, il vit au Canada. Il est sur Internet en train de raconter n’importe quoi et il est en procès avec beaucoup de gens.

2/ Lisez la presse du Sénégal, ce sont des destructeurs, ils ne sont pas constructifs.

3/ Quelqu’un qui ne connaît pas les rouages de l’Etat, qui n’a même pas des notions d’économie, celui-là, il ne mènera pas très loin le pays.

Source: Sud Quotidien

Article Lu 11182 fois

Lundi 4 Août 2008





1.Posté par anonyme le 04/08/2008 10:27
rien que des balivernes.
c'est au peuple souverrain de choisir ton successeur.
Que Dieu nous préserve d' Abdoulaye Wade.

2.Posté par MAN le 04/08/2008 10:43
C'est un malade mental que nous avons les gars.
Il doit être interner.

Là c'est vraiment trop................

3.Posté par kunta le 04/08/2008 10:40
Heureusement que le ridicule ne tue pas.
Mais celui-là il semble oublier qu'il n'a jamais fait 5 ans de mandat, il en a fait 7.
Ce n'est pas une preuve d'incompétence ça?
Il vient nous dire "par expérience c'est une erreur". Il nous prend pour des pantins ou koi?
Aux USA en France les mandats présidentiels sont de combien? N'était-il pas le premier à gueuler lorsque le mandat présidentiel a été ramené de 5 à 7 ans? et d'ailleurs l'ancien régime a fait combien de septennat: [UN SEUL ] (de 1993 à 2000)
Et en plus il est le bien placé pour choisir son successeur! quel prétentieux.
Personnellement je me demande si tes diplômes sont authentiques j'en doute.
Il est impossible de faire 2 théses en même temps moi j'y crois pas et les preuves sont là entre SAVOIR et COMPETENCES il y existe un trés grand fossé.
Va prendre ta retraite tu n'as qu'un seul mérite: celui d'avoir été parmi les premiers opposants

4.Posté par joe sylla le 04/08/2008 10:44
dieureudieuf thioune la revolution thianta en marche ...

5.Posté par MAN le 04/08/2008 10:44
C'est un malade mental que nous avons les gars.
Il doit être interné.

Là c'est vraiment trop................

6.Posté par zopo le 04/08/2008 11:24
Pourquoi, tu te soucie de la durée de l'hivernage! C'est maintenant que tu te rends compte que les milliards que tu as dépensés pour les PLUIES PROVOQUEES étaient des balivernes

7.Posté par rapadio le 04/08/2008 11:28
REGARDEZ RIEN QUE LE VISAGE UN VRAI DICTATEUR KI DAY LEK NIT

8.Posté par bachlard le 04/08/2008 14:39
karim est sénégalais comme vous et moi,en plus il a des compétences avèrèes de manager, l’Anoci, le terminal à contenairs du port de Dakar, la 3eme licence de téléphonie et d’autres infrastructures et négociations qu’il pilote au profit du Sénégal ,sont là pour nous le rappeler.

Karim WADE a des relations avec les décideurs du monde entier, il est un homme neuf, un technocrate, mais aussi et surtout il a un père qui s’appelle Me Abdoulaye WADE.

Ce père, grand patriote, opposant historique pendant 26 ans avant d’accéder démocratiquement au pouvoir l’a formé patiemment, obstinément avec rigueur et fermeté, exigeant de lui,qu’il soit toujours le meilleur tout en restant modeste et sage,comme lui-même l’a toujours été.

Karim, assurément à le profil de la fonction, il est jeune, moderne, pragmatique et certainement doit avoir toutes les qualités de son auguste père pour diriger le Sénégal.

Il reste aujourd’hui, le mieux placé pour remplacer son père et rien n’est plus normal pour que Me WADE, l’encourage et le soutienne, car, et il faut le dire sans nuance, chacun d’entre nous, rêve un jour d’être succédé par son propre fils.


9.Posté par zou le 04/08/2008 14:39
L'accession de Karim à la magistrature suprême se fera dans les règles de l'art. Il passera inéluctablement par la voie des urnes comme Senghor et Wade et non ce que le premier président du Sénégal avait fait avec son successeur.
En effet, ceux-ce qui, soutiennent que Karim est le dauphin du Président De la République, n'ont pas jusqu'ici, apporté la moindre preuve de leur allégation. Ainsi, il va s'en dire que c'est une perception erronée de la réalité que de croire à de tels propos. Disons-le, tout haut, Karim Meïssa Wade, peut se passer du privilège du dauphinat et l'avenir nous donnera raison. Vous conviendrez sûrement avec moi que c'est un truisme aujourd'hui, d'affirmer que le leader de la génération du concret, bénéficie du soutien et de la confiance des Sénégalais de l’intérieur comme de l’extérieur, surtout chez les femmes et les jeunes. Et qui attendent le montrer au moment opportun.

10.Posté par thiou le 04/08/2008 14:52
Depuis 2004 Wade a plongé le senegal dans une dictature éfrénée :
-- Des ministres comme farba senghore qui nous aucune qualification gére des ministére stratégiques comme l'agricukture
-- Des arrestations arbitraires
-- L'acharnement contre la presse
-- CRISE SOCIALE
-- CRISE POLITIQUE
-- CRISE FINANCIERE
Maintenant il pense qu'il a tranformé notre republique en une monarchie il veut léger le pouvoir à son va nu pieds de fils.

NOUS DISONS NON NON NON NON NON NON NON NON

IDRISSA SECK EST L'HOMME DE LA SITUATION
IDY PRESIDENT DU VRAI CHANGEMENT



FRONT UNITAIRE POUR LA DEFENSE DE IDY

11.Posté par khorom le 04/08/2008 16:22
C'est pas vous qui décide de votre succession mais le peuple sénégalais par suffrage universel.
qu'il soit compétent ou pas on s'en fou.la décision du peuple sera respecté.
Arretz de publier ce genre d'article svp.c'est ridicule

12.Posté par alphonse le 04/08/2008 17:11
Vraiment ABDOULAYE WADE est tres ridicul, j ai honte d etre un senegalais a son age il ne cesse de mentir les populations il faut etre direct tu prepare ton fils ou est l ONCLE de KARIM WADE tu te trompe nous la diaspora somme prete a mobiliser tous nos moyens pour le tuer il y aura de l insurection avec KARIM WADE au senegal les MARABOUTS du pays prener vos responsabilites si vous n etes pas capables de dire la verite de grace apres n intervener pas .nous somment en EUROPE ETAS UNIS ET AUTRES nous somment capables de commenditer des emeutes nous n avons aucune faveur depuis quen tu la menteur buveur de sang traitre francmacon

13.Posté par alphonse le 04/08/2008 17:29
Avec ton CHAPELET DE DIPLOMES que tu ne cesse de parler aux populations c est ca le resultat aujourd hui malade mental tu es fini tu ne sera qu une PARATHESE dans l histoire du SENEGAL .heureusement que tu es arrive tard au pouvoir sinon le SENEGAL etait deja raiye de la carte de l afrique tu ny peux rien et c est la triste realite tu es le seul vieux qu on traite de n importe quoi je jure sur allah que jai vote pour toi en 2000 justice te sera rendu sur terre avant de mourir tu es LE VRAI SATAN DU MONDE avec les metres cubes de sang que tu as commis assassin jai honte de voir les marabouts a tes cotes la dignite ne tue plus au SENEGAL

14.Posté par bour le 04/08/2008 17:50
SENEGALAIS
Arretez vos protetations remercier Dieu payer vos taxes et respectons notre President
Observons une minute de silence nous avons la chance d'avoir de bons dirigeants et guides de religieux
Mr le president Wade est un homme mur ,patriote qui aime son pays , l'afrique.
vous allez rouspeter son suicesseur apres lui, commme vous avez rouspeter Senghor,Abdou Diouf
quand cessons nous d'accuser les autres de ce ce que nous ne savons pas concentrons sur nos faiblesses plus productive.
Aprenons la politesse les bonnes maniers la bonne parole les insultes est 'l 'arme des faibles et des medicres qui ne euent convaincre ersonne par la raison.

15.Posté par alphonse le 04/08/2008 17:52
LETTRE OUVERTE D UN IMMIGRE QUI CONNAIT PAS ET DEMANDE
QUEL EST LE NIVEAU DE RESPONSABILITE DE NOS MAGISTRATS ET DE NOS MILITAIRES SUR UN PRESIDENT QUI VIOLE CHAQUE JOUR LA CONSTITUTION ET DILAPIDE LES DERNIERS PUBLICS JE VOUDRAIS UN ECLAIRSISSEMENT.

16.Posté par Sokna le 04/08/2008 18:33
JE ME DEMANDE COMMENT PEUT IL A SON AGE AVANCE MENTIR ET JOUER AVEC LE PEUPLE SENEGALAIS MAIS IL OUBLIE QUE LE SENEGAL ES TUNE REPUBLIUE ET NON UN ROYAUME, MAIS QUE LUI ARRIVE T'IL C'EST VRAIE QUE LE POUVOIR CHANGE L'HOMME - A SON AGE IL DEVRAIT ARRETER DE MENTIR ET DE FAIRE N'IMPORTE QUOI NORMALEMENT A SON AGE IL NE DOIT PAS ETRE AU POUVOIR IL DOIT ETRE DANS UNE MAISON DE RETRAITE ET PENSE A SE RAPPROCHER DE DIEU AU LIEU DE CONTINUER A MENTIR ET A JOUER AVEC LE PEUPLE SNEGELAIS QUI ES TROP TROP PATIENT LORSQUE A SON AGE JE LE REGARDE COMMENT IL SE COMPORTE AVEC LES JOURNALISTES QUI DIT DESTRUCTEURS ET LUI QUI EST IL A SON AGE ??? IL FAUT LUI RAPPELER SON AGE QU'IL EST TROP AGE A T'IL OUBLIE QU'IL A 84 ANS ET QU'IL PENSE ENCORE RESTER AU POUVOIR MAIS C'EST INCROYABLE VRAIMENT LE POUVOIR CHANGE BIEN L'HOMME .....IL A GOUTER AU POUVOIR POUR RIEN AU MONDE IL NE QUITTERA MEME SI VIEUX IL CONTINUERA SON JEU C'EST MALHEUREUX ET DOMMAGE CAR AVANT J'AVAIS DE L'ESTIME MAIS AUJOURD'HUI C'EST TOUT LE CONTRAIRE; LORSQUE JE LE REGARDE JE ME POSE LA QUESTION JUSQU'A QUAND IL VA ENCORE TENIR CAR IL A VIEILLI CELA CONFIRME BIEN QUE LE POUVOIR CHANGE L'HOMME...................

17.Posté par sad le 04/08/2008 19:01
zou et toute cette bande de petites putes qui defendaient wade le dictateur vous ne perdez rien pour attendre, le jour venu on vous bottera avec un grand coup de pied dans le cul dans les geoles de rebeuss car c le seul endroit ou vous meritez d'etre, bandes d'abrutis avec wade le cynique en tete!!!!

18.Posté par tahir le 04/08/2008 19:18
C'est un truisme d'affirmer aujourd'hui que Karim Meïssa Wade, est en train de connaître une ascension politique incommensurable. Et le bon sens voudrait que les militants et sympathisants du PDS qui aspire à une pérennité dudit parti au pouvoir, se rangent derrière le leader de la génération du concret. Sinon, il risque d'être laisser en rade, ce qui serait regrettable pour eux, car Karim Meïssa Wade est bien parti pour être le quatrième Président de la République du Sénégal.

19.Posté par SECK Ndiaga, Genève, SUISSE le 04/08/2008 19:55
Wade peut parfaitement jouer le rôle d'icône de la dictature des temps modernes. Ce n'est pas à lui de décider de qui va diriger le pays aprés son départ imminent. Je crois qu'aujourd'hui , les Sénégalais sont assez mûrs politiquement pour ne plus se laisser miroiter par une personne comme lui. D'ailleurs revenons sur la prééminence du Sénat sur l'Assemblée Nationale; un véritable affront contre la démocratie. Une ribambelle d'opportunistes choisis par Wade qui prime sur des députés élus par le peuple. Wade se fout éperdument des jeunes et des vieux qui se sont farouchement battus pour le porter au pouvoir le 19 mars 2000. IL n'en a cure. Cet homme au crépuscule de sa vie, fait tout pour être éternel. Au lieu de préparer sérieusement sa retraite, il fait tout son possible pour baliser le terrain à son fils. Quel dommage !

20.Posté par boulfale le 05/08/2008 06:40
Un pays, ou les gens se levent le matin et vont a la conquete de l'element vital qu'est l'eau pendant des jours et des jours avec comme raison donnee , ils ont des problems avc le canal de Cayor , une histoire que l'on entendait depuis des decennies, "never been resolved".Un pays ou les gens se levent le matin et vont a la recherche du Gaz pour cuisiner, un pays ou les gens se levent chaque matin et vont a la recherche du riz, un pays ou les gens se levent ils n'ont pas d'electricite pendant 16 heures de temps, impossible de conserver tes denrees, impossible d'avoir d'appareils electromenagers qui fonctionnent proprement,a cause des coupures imtempestives, un pays ou le goorgorlu ne peut meme plus se debrouiller pour nourrir sa famille .
Un pays ou un suppose Farba Senghor insulte et menace les citoyens chaque jour, un vaut rien de rien du tout.
Un pays pourri a cause de la corruption, tout le monde est corrompu, la politique , le religieux etc..
Certains se permettent de me dire que le Senegal marche,en regardant bien de si pres les donnees oui le Senegal marche vers le Chaos total.
Chassons Wade du pouvoir si on ne veut pas tomber dans le chaos, on n’est pas a l’abri, les signes sont la presents mais on veut fermer les yeux la dessus.
Les exemples sont a prendre chez nos voisins.


21.Posté par dino diop le 05/08/2008 13:09
vieux negre,si tu crois que le peuple va se laisser faire enculer tu te trompes.Ton metis ne serra jamais president car il est un etranger pour nous la bataille sest faite sans lui Si avec largent vole tu esperes pour ton chocolat le jacpot alors tu es con Vieux negre sache que ton regne est fini est cest pour bientot Tes valets et tes assasins lhistoire vous jugera Apres votre depart il ferra bon de vivre au senegal Toi et tes allies cest la fin car demain il ferra jour et le soleil serra radieux Pauvre arbre avec tes racines cest la fin et dommage pour votre metis qui ne gouvernera jamais le senegal Monarque et petit type rentre en france avec ta famille si tu as un peu de pudeur car personne ne veut de toi


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 11:54 Macky Sall à Versailles chez Abdoulaye Wade

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State