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WADE A PARIS: Deux membres de l’opposition blessés par des garde-corps supposés de Wade

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Maguette Lô Sow et Diaguily Bathily, membres de «Front Siggil Sénégal » en France, se souviendront longtemps de ce samedi après-midi. Venus distribuer des tracts devant la résidence de l’Ambassade du Sénégal à Paris où était censé se trouver le président Wade, ils ont été tabassés et blessés par des hommes supposés appartenir au service de sécurité présidentiel. La police qui a couru sur les lieux a empêché un affrontement qui se profilait à l’horizon entre les sympathisants de FSS et de jeunes libéraux.



WADE A PARIS: Deux membres de l’opposition blessés par des garde-corps supposés de Wade
Les scènes de violences politiques que connaît notre pays s’étaient déplacées ce week-end à Paris. Les opposants boycotteurs des dernières législatives qui attendaient de pied ferme la venue du président Wade à Paris pour se faire entendre ont en effet vu leur opération prendre une autre tournure. Ils avaient retenu ce samedi pour mener une « action » et sensibiliser l’opinion internationale sur la « mascarade électorale » qui vient de se passer chez nous.
Pour l’occasion, ils s’étaient constitués en deux groupes pour distribuer des tracts hostiles au président devant la résidence des Wade à Versailles et l’Ambassade du Sénégal dans le XVIe arrondissement de la capitale. Les deux membres de « Front Siggil Sénégal » (FSS) qui ont été dépêchés devant la représentation diplomatique auront moins de chance. Maguette Lô Sow (Ps) et Diaguily Bathily (Ld/Mpt) passeront un sale quart d’heure entre les coups de poings et de pieds de quatre hommes qu’ils décrivent comme étant des garde-corps du président de la République. Tout a commencé vers les coups de 16 heures locales.
En effet, une demi-heure à peine après avoir commencé la distribution de leur « Lettre ouverte au président Wade », aux riverains, deux hommes sont sortis de la résidence pour leur intimider l’ordre de quitter les lieux. « Nous avons refusé en leur disant que nous sommes des Sénégalais et que nous menions une action pacifique », témoigne M. Bathily. Les deux hommes vont se replier à l’intérieur avant de revenir quelques minutes plus tard avec deux de leurs collègues. Ils tenteront dans un premier temps de se saisir du lot de tracts. Face à la résistance des deux membres du FSS France, ils passeront à la vitesse supérieure en leur « donnant des coups de pieds », selon Maguette Sow. Ils arracheront d’ailleurs le portable de ce dernier qui tentait de filmer la scène. Dans la bagarre, il recevra « quatre à cinq coups » sur le visage.
À notre arrivée, son nez n’avait pas encore fini de saigner. Les tâches de sang sur sa chemise blanche et sur le trottoir, et la légère ouverture sur sa lèvre inférieure témoignent de la violence de l’agression. Quant à son camarade de l’opposition, il a été blessé sur l’arcade gauche et ressent encore des « douleurs aux côtes ».
Pour protester contre l’agression, les membres de FSS à Paris ont très vite improvisé une manifestation devant la résidence de l’Ambassade. Certains d’entre eux, très remontés, ont même failli partir en maille avec les responsables de la sécurité. Pris de panique, un jeune libéral présent sur les lieux a appelé ses camarades pour qu’ils viennent sonner la riposte. Mais la police qui était déjà sur les lieux veillera au grain. Ils ont entendu d’abord l’Ambassadeur Doudou Salla Diop. « Ils ont tagué la résidence », l’a-t-on entendu dire. Cette explication laissera perplexe l’officier qui l’interrogeait, car ne constatant rien sur la façade. En rendant compte à sa hiérarchie, il lance dans son talkie- walkie ceci : « Pas de tag, je confirme ».
Les limiers évacueront ensuite les lieux en tâchant de bien distinguer le groupe des opposants de celui des jeunes libéraux qui venaient d’arriver. Après avoir livré leur version des faits à la police, les deux victimes seront transportées à l’hôpital par les sapeurs pompiers. Le diagnostic du médecin sera plus sérieux pour Maguette Sow : nez fracturé. Plus tard dans la soirée, il se rendra au poste de police, avec son camarade d’infortune, pour y déposer une plainte. Cette affaire est loin d’être classée. L’opposition est en effet déterminée à battre le macadam à nouveau, ce lundi.

Thierno Hamidou DIALLO (Correspondant à Paris)
Source: Le Matin

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Lundi 11 Juin 2007

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