L’éthique est une valeur qui n’a aucun sens pour le président Wade. C’est ce qui fait qu’il a promis au rang de numéro 2 de son parti, en mutation risquée, son ancien ministre Farba Senghor. Celui-là même qu’il fut obligé de limoger, suite aux casses des locaux des journaux L’As et 24 H Chrono. Il avait été désigné comme le commanditaire des délits, mais n’a pas fait face, depuis lors, à la Haute Cour de Justice, qui devait se pencher sur son sort. Mieux, les bras qu’il avait armés et qui étaient condamnés à des peines d’emprisonnement ont été graciés par le président Wade. Ils n’ont passé que quelques mois en prison.
Non satisfait de commettre son forfait, Farba Senghor se permettra même de se défouler sur le ministre de la Justice de l’époque, Me Madické Niang. Il le traitera de tous les noms d’oiseaux. Farba est un violent, qui doit son impunité à la Première Dame du Sénégal : Mme Viviane Wade. Il
est le préposé au lancement des ballons de sonde du président Wade, dont il est le kamikaze. Il est devenu numéro 2 du Pds, pour baliser la route du palais de la République au fils du président Wade, Karim. C’est cette protection qui fait qu’en dépit d’être devenu multimilliardaire en dix ans de pouvoir du régime libéral, il n’entend pas s’acquitter du paiement de 8,2 millions de nos francs, qu’il doit à l’agence immobilière qui lui a loué les locaux de son groupe de presse. Il a même, à nouveau, bravé la loi : personne ne peut rien contre lui, a-t-il prévenu.
Le « monstre » de Wade a défié Dame justice. Il est sous la protection de la Première Dame du Sénégal. Personne ne pourra lui faire entendre raison. Il n’en a jamais eu. Le « robot » des Wade inquiète a plus haut point : même les libéraux, dont il est chargé de reconstituer les destinées tremblent : avec lui, il faudra se plier ou périr. Il défie, menace et tire sur tout : Sénégalais, institutions, lois et bonnes mœurs. Mais , le « monstre » fabriqué par Wade ne sait pas que l’impunité ne peut pas être éternelle. Son dernier agissement indique que le régime libéral marche vers le gouffre, au fond duquel tout se calcine.
La Redaction