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Viols de mineurs au Sénégal : un phénomène qui inquiète

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Les viols de mineurs constituent un phénomène très grave qui, si l’on y prend pas garde, risque de s’accentuer au fil des années. En effet, il ne se passe presque pas un jour au Sénégal sans que la presse écrite fasse écho de multiples cas de viols sur des mineurs. Pour mesurer l’ampleur d’un tel phénomène, il suffit de rappeler l’étude de l’ONG Grave qui a recensé prés de 400 cas de viols et d’agressions sexuelles rien que pour l’année 2007.



Viols de mineurs au Sénégal : un phénomène qui inquiète
L’affaire qui a le plus marqué les esprits ces dernières semaines par rapport à la gravité des faits, à leur énormité, et à leur atrocité, est sans doute celle de Layime Wilane, un maître coranique de Touba déclaré coupable du délit de viol sur douze filles mineurs et de pédophilie sur treize autres.

La question qui mérite d’être posée aujourd’hui est de savoir pourquoi les enfants victimes de viol n’arrivent généralement pas à dénoncer leur bourreau ? Une analyse sociologique de notre société nous amène à dire que les tabous qui entourent la sexualité sont exploités par ces délinquants pour commettre leur forfait. En Afrique, plus particulièrement au Sénégal, les parents parlent très peu ou pas du tout de sexualité avec leurs enfants dans la mesure où ce domaine relève presque du sacré. Et comme briser un tabou relève du sacrilège, une frange importante de cette jeunesse se retrouve privée d’une éducation à la vie sexuelle.

Pourtant , il existait dans nos sociétés traditionnelles des mécanismes comme les rites d’initiation qui permettaient à la communauté de transmettre aux enfants tout un ensemble de valeurs y compris celles qui protégeaient la femme, et surtout les jeunes filles contre toute forme de violence sexuelle. Ainsi, il était interdit de toucher à la virginité des jeunes filles jusqu’au mariage sous peine d’être frappé de malédiction, ce qui freinait l’ardeur des maniaques sexuels.

La famille considérée comme le creuset de la socialisation se révèle de plus en plus défaillante et n’arrive plus à fournir à ses membres, particulièrement les plus jeunes, les réponses appropriées pour faire face aux abus sexuels. Le problème est d’autant plus complexe que la plupart des viols et abus sexuels se déroulent à l’intérieur même du cercle familial. Le plus souvent la victime subit des viols répétitifs sans qu’il y ait le moindre soupçon sur le violeur. Ce qui peut s’expliquer par l’attitude de certaines mères qui, non seulement manquent de vigilance, mais n’apportent également pas les soins et l’attention nécessaires à leurs enfants afin de pouvoir remarquer toute forme de violation sur leur intégrité physique et / ou morale.

La loi de l’omerta qui entoure les cas de viol dans le milieu familial surtout pour maintenir sa cohésion, est un autre facteur non moins important, qui favorise les dérives sexuelles commises à l’encontre des mineurs. L’école censée transmettre une certaine éducation morale à nos enfants joue t-elle pleinement sa partition ? Il serait illusoire de répondre par l’affirmative en ce sens que bon nombre d’enseignants sont trempés dans des affaires d’abus sexuels sur leurs élèves considérés comme des mineurs.

Ces enfants victimes de viols sont ils exempts de tout reproche ? D’aucuns pourraient penser que ces mineurs en sont pour quelque chose de par leur capacité de séduction, leur habillement « agressif », leur gestuel provocateur, mais également leur fréquentation des sites pornographiques, à « tchatter » pour se faire des amis, via le net. Cette assertion ne devrait être nullement considérée comme une manière de justifier ou de légitimer de tels actes d’autant plus qu’il est clair et sans équivoque que le mineur, aux yeux de la loi, est sans discernement, donc ses gestes et faits ne sauraient l’engager.

Le viol est un acte horrible dont les conséquences sont incommensurables, aussi bien du point de vue sanitaire, social que psychologique. L’enfant violé peut contracter des maladies sexuellement transmissibles, une grossesse prématurée ou souffrir de traumatismes psychologiques. La stigmatisation dont il peut faire l’objet au sein de la communauté ne fera que renforcer sa souffrance psychique.

C’est pour cette raison que les autorités de notre pays, outre la répression pénale doivent inclure dans le dispositif juridique, la prise en charge psychosociale des victimes.

Il faudrait également que les autorités veillent sur la moralité des personnes qui évoluent dans des structures qui prennent en charge les enfants notamment les « daaras, » les établissements d’enseignement publics ou privés, …

L’insertion dans le système scolaire de programmes qui traiteraient de cette dimension serait une très bonne chose. Ainsi, les enfants seraient mieux outillés pour faire face à toute éventualité. Pour les maniaques sexuels le législateur doit prendre une disposition juridique qui autorise l’administration d’une thérapie spécifique.

La protection de l’enfant n’est pas du ressort exclusif de l’Etat, elle concerne aussi bien les parents, la famille élargie que la communauté toute entière.

C’est pourquoi, les parents devraient faire preuve de sens des responsabilités en veillant sur la fréquentation de leurs enfants, leur habillement, les programmes de télévision regardés et de l’utilisation qu’ils peuvent faire de l’internet.

La famille ou la communauté doit rompre la loi du silence en dénonçant toute forme d’abus ou de viol sur un mineur quel que soit le statut ou la position sociale du violeur.

Abdou BADJI
Educateur Spécialisé, Formateur en Intervention Sociale
badjiabdou72@yahoo.fr
Source SudQuotidien

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Jeudi 25 Juin 2009





1.Posté par coco chanel le 25/06/2009 09:19
Mais qu'est ce qui arrive aux sénégalais? Vous êtes entrain de vous forger une réputation de pédophile, c grave ça.

2.Posté par Mouss le 25/06/2009 09:50
il faut punir sévèrement les auteurs de ces actes ignobles si nous voulons ralentir ce phénomène

3.Posté par bara le 25/06/2009 10:35
c'est la tele vous savez les series bresiliennes sont entrain de foutre en l'air nos valeurs

4.Posté par wi le 25/06/2009 11:29
< bara < pourtant dé viol bi yakeuna réwou senegal, film yi kaay défougnou dara, cé que da keuna beurirek mé yakeunaffa. likooy fath dale moye gnou teuth léne prison louyakeurek

5.Posté par inconnu le 25/06/2009 12:58
slt je crois que sé une maladie et ils choisissent toujours des jeunes filles ,moi ki vous parle j'en suis victime aussi lors de mon enfance ,mon cousin m'a volé ma vierginité lorsque j'avais douze ans mais le plus grave est qu'il ne là pas fait avec son libido mais plutot avec un stylo et il le fesais a plusieurs repris ca fait mal tres mal et je me demande pourquoi à chaque fois se sont les femmes et surtout les jeunes filles qui souffre l'état doit prendre des diposition sévére .celui ki viol on le ferme à deux ou trois ans il sort sé tres facile et le victime en souffre durant toute sa vie je crois qu'on doit les tuer et pas les enfermés

6.Posté par malcom le 25/06/2009 14:13
les viols existent depuis toujours seulement les victimes osent en parler de plus en plus.
C'est la honte pour un pays soit disant musulman.
On voit souvent des vieux draguer de toutes petites filles et personne ne dit rien.Je ne suis pas fier d'etre senegalaise quand on aborde de pareils sujets.

7.Posté par Debolo le 25/06/2009 15:12
Omerta et hypocrisie, les deux faces d'une meme mèdaille, celle d'une société où le mensonge et la peur de la vérité, sont roi e reinne (maslaha). Ainsi des victimes innocentes et sans défense, qui voient le reste de leur vie anèanti pour toujours, se retrouve sur banc des accusés, stigmatisés par de faux moralistes, pour leur comportement provocant ou sexy. Des arguments d'une banalité, qui offense toute intelligence humaine. Le viol et la pédophilie ne sont pas défendables, pour aucun motif. D'ailleurs ici, on marie tranquillement des gamines de 14 ans, 15 ans, avec des adultes, sans que celà ne dérange personne. Mieux on trouve que c'est une des solutions à la débauche "galopante". Dans ce pays on voit des "notables" qui défendent des pédophiles, et des "parents" qui s'en prennent à leur enfant violé. C'est le monde à l'envers, et tout çà au nom de l'omerta e de l'hypocrisie (maslaha!!!)

8.Posté par Reussguine le 25/06/2009 17:31
c'est le virus V1 P1 (viol et pédophile) et ce fléau est apparemment devenu endémique


9.Posté par FIFI131 le 13/02/2014 07:52
BONJOUR MONSIEUR OU MADAME

JE VOUS EST ENVOI UN EMAIL IL Y A 3 JOURS
JE SUIS A LA RECHERCHE D UN RENSEIGNEMENT SUR UN MAIRE DE MA COMMUN
JE VOUS RAPPELLE LES FAITS
EN DÉCEMBRE 2006 A HOTEL NEPTUNE
2 FRANÇAIS SONT ARRÊTAIT POUR PÉDOPHILIE
LES 2 FRANÇAIS SONT DES MAIRE DE LA RÉPUBLIQUE
LE GOUVERNEMENT DE L EPOQUE SONT VENUE LES CHERCHE ET RAMENAIT EN FRANCE
SI TOUTE FOIS VOUS POUVAIS ME TROUVE CETTE INFORMATION
LE FRANCE POURRAIT SE LIBÉRÉ DE CES HOMMES
CAR ILS ONT TOUJOURS MAIRE DE LEURS COMMUNE
MERCI DE ME RÉPONDRE PAR EMAIL
BONNE JOURNÉE MES SALUTATION DISTINGUER

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