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Viol au Sénégal : Les racines du mal

Le viol de 25 fillettes par le marabout Layine Wilane a jeté l’émoi et la consternation au sein de l’opinion publique. Les Sénégalais, dégoûtés, s’interrogent de plus en plus sur les causes de ce fléau qui tend dangereusement à se banaliser. Enquête.



Viol au Sénégal : Les racines du mal
S’il y a un acte qui défraie la chronique ces temps-ci au Sénégal, c’est bien le viol. En effet, il ne se passe pas une journée sans qu’un cas de viol ne soit relaté dans la presse. Après l’affaire Ndeye Selbé Diouf, une adolescente violée puis tuée sauvagement par un déséquilibré, c’est au tour de 25 fillettes d’être violées par leur maître coranique Layine Willane, un pervers sexuel condamné à une peine de 10 ans de prison. D’après Mass Ndiaye, étudiant en 4ème année en Droit Judiciaire, « le viol peut être appréhendé comme étant tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit commis sur la personne d’autrui par contrainte, violence, menace ou surprise. » (cf. la loi 99-05 du 22 janvier 1999).

Ce pendant, le viol n’est pas un phénomène nouveau au Sénégal. D’après Djiby Diakhaté sociologue, « le viol a toujours existé au sein de la société sénégalaise mais il faut préciser qu’autrefois c’était moins grave puisqu’il s’agissait d’un simple attouchement sexuel dénommé « Yaktaan », aussi le nombre de cas était très réduit ». Pourquoi alors de nos jours le viol gagne en ampleur au point d’être si fréquent, au point d’occuper une place de choix dans la vie des gens ? « Parce que la maladie dont souffre la société n’est pas une maladie rectifiée et corrigée. Aussi notre société est totalement ouverte et extravertie, nous avons adopté des modèles inadéquats, de ce fait l’homme n’a plus de repères. Les gens ont tendance à se référer aux personnages irréels vus dans les films et autres », poursuit le sociologue.

Du coté des jeunes, les commentaires vont bon train. Chacun a sa propre explication de ce fléau. Cinq jeunes étudiantes rencontrées dans une école de formation à l’Université Cheikh Anta Diop à l’heure de la pause vendredi dernier donnent leurs points de vue sur le viol. Binta, l’une d’entre elles, 22 ans, est assise sur la première marche des escaliers devant la porte d’entrée de leur école. Interpellée sur l’aggravation des cas de viol au Sénégal, s’indigne : « Le viol est un acte odieux qui ne se pardonne jamais. Personnellement, je pense que si le viol atteint son summum aujourd’hui, c’est parce que l’Etat ne nous protège pas contre les pans sexualistes qui sillonnent les rues ». Pendant que cette étudiante parle d’insécurité comme étant une des principales causes de l’aggravation du viol au Sénégal, sa voisine Marie évoque elle, une responsabilité partagée entre violeurs, violées et parents : « Si le viol est devenu au Sénégal un phénomène récurent c’est parce que nos mœurs se sont dégradées. Autrement dit les parents n’éduquent plus leurs filles qui s’habillent n’importe comment et qui font n’importe quoi. Egalement l’homme est devenu pervers dans la société moderne, il fait ce qu’il veut et se bestialise sans s’en rendre compte. » Ma Binty, une ressortissante guinéenne vivant au Sénégal ajoute : « Sincèrement, nous jeunes filles devons revoir notre façon de s’habiller car l’habillement est un langage. Parfois c’est la fille elle-même qui provoque cette situation car voulant à tout prix plaire, elle est parfois quasiment nue ».

Mais cette thèse selon laquelle la fille est parfois coupable est battue en brèche par Anna. La vingtaine, adossée à une B M W garée non loin de là, la jeune femme martèle : « Si le viol gagne en ampleur, c’est parce que tout simplement les coupables ne sont pas sévèrement réprimandés. Et le cas de ce maître coranique auteur de viol en série sur plusieurs mineures en est une parfaite illustration. Il a seulement écopé d’une peine de dix ans. Pire encore, quand il s’agit d’un père qui viole sa fille, l’affaire n’atterrit presque jamais devant la barre. Pour que cela cesse, il faut d’abord dénoncer les coupables, ensuite, il faut les enfermer à perpétuité pour décourager les malintentionnés ».

Cette peine qui s’élève de 5 à 10 ans fait souvent l’objet de débats chez certains. C’est le cas d’Abdoulaye, trouvé dans un arrêt bus du centre ville de la capitale. « La loi applique la peine de 10 ans au coupable si la victime est âgée de moins de 13 ans et si elle a plus de 13 ans, c’est la peine de 05 ans qui est appliquée. Je pense qu’un viol est un viol, et quelque soit l’âge de la victime, la peine doit être maximale », soutient-il. Mais Mass Ndiaye, étudiant spécialisé en droit judiciaire affirme que « ce choix s’explique par le fait que la jeune fille de moins de treize ans est plus vulnérable, elle ne peut pas se défendre. Elle est ainsi beaucoup plus affectée, beaucoup plus exposée au danger ». Si certaines filles évoquent l’insécurité qui règne dans le pays et l’habillement sexy des jeunes filles, entre autres, parmi les principales causes de ce phénmène, les hommes rencontrés rejettent tout sur le dos des violeurs. Amadou, 23ans à peine, rencontré non loin du couloir de la mort (UCAD), Hal pulaar bon teint, barbe taillée et mise très soignée, n’y va pas par quatre chemins pour indexer les hommes comme les principaux responsables des viols. « Pour moi, la victime n’est en aucune manière responsable de ce qui lui arrive car quelque soit l’habillement de la fille rien ne justifie le viol », dit-il, très remonté. « Et les fillettes violées ? Ne me dites pas que ce sont leurs habillements osés qui attirent les hommes vers elles ? Non ! Si l’homme veut faire l’acte, il n’a qu’à aller se la couler douce avec une fille de joie. Pourquoi s’acharner sur des fillettes et des femmes par force ? », s’interroge son ami Mamadou.

En tout cas, quelles que soient les raisons évoquées, les cas de viols augmentent de jour en jour. Selon le parquet, le Tribunal Régional et Départemental Hors Classe de Dakar a traité de 2005 à 2007 56 à 64 cas de viols sans compter les cas étouffés en familles pour sauver dit-on « l’intégrité de la famille ». Pire encore, il existe des cas où la famille de la victime prefère l’omerta en échange d’une maigre somme d’argent affirme Fallou, un commerçant de tissus établi au marché "Sandaga" de Dakar. Assis sur un tabouret à l’entrée de sa boutique, vêtu d'un sabador bleu clair bien amidonné, bonnet blanc sur la tête, cigarette coincée entre l’index et le majeur, tasse de café "Touba" entre l’autre main, notre interlocuteur affirme du haut de ses 1,80 m : « Vous savez, il y a des personnes qui sont prêtes à tout accepter pour une modique somme d’argent. Un jour dans mon quartier un homme de 35 ans jouissant de toutes ses facultés mentales a violé une mineure de dix ans. Et le papa de la victime qui était prêt à dénoncer le bourreau de sa fille a finalement reculé pour une somme de 50 000 franc CFA et puis personne n’a parlé de cette affaire. Il faut penser à la victime dont l'honneur est bafoué à jamais et qui vivra tout le reste de la vie avec les conséquences de cet acte. Le viol laisse des séquelles graves et incurables. Cela bloque la fille ». Cette dame, rencontrée à l’avenue William Ponty de Dakar s’interroge sur l’ampleur du viol au Sénégal. « De mon temps il était très rare de voir un homme violer une fille. Et même si cela arrivait, on n’étouffait certes l’affaire mais on s’arrangeait de sorte que cela ne se reproduisait pas. Mais maintenant le sexe n’est plus un tabou. Ce qui fait que la perversion augmente de jour en jour », affirme cette quinquagénaire.

Faty Dieng
Source Sununews.com

Vendredi 24 Juillet 2009




1.Posté par laye le 24/07/2009 08:29
moi je blame les ciber cafe . la television et les parent

2.Posté par Khady le 24/07/2009 08:35
c'est la loi qui est responsable, quand on sait qu'on encourt qu'une courte peine, on fait ce qu'on veut

3.Posté par silla le 24/07/2009 10:14
diouli gnane si yalla amoul louko gueune !! bayilen marabou yi.

4.Posté par Katastrof le 24/07/2009 11:50
@ Laye

Gno farr, je blame aussi l'influence nefaste de certains programmes televises et des cybers sans supervisions. Les jeunes (sexes confondus) internalisent qui images qui deviennent figees dans leurs consciences, qui forment leur personalites futures and qui s'externalisent sous formes de comportements et habitudes. S'ils etaient devant des programmes religieux par contre, leur comportements exhiberaient des tendances religieuses, plus humbles et favorables au bon fonctionnement de la societe. Le cerveau humain est comme une eponge qui aspire ce que les yeux et les oreilles lui founissent , dc fournissont des bons examples des bonnes paroles a nos enfants et leur futur commun n'en sera que meilleur..

5.Posté par pispa le 24/07/2009 17:52
salut. moi j blame les fille a cause dr leur habillement trop sexy.

6.Posté par L'Ouïe le 24/07/2009 18:06
Pispa...

Mon vieux!!! rien ...je dis bien rien ne peut justifier cet acte qu'est le viol...!!!
On dirais que tu n'as ni Mere ou soeur toi!!??

7.Posté par pispa le 24/07/2009 19:31
he mo gua n fache pa.en tout ka xale bu yamul place same gnou nu def si yaw.

8.Posté par fansmodoulo le 24/07/2009 20:10
SALAM BÈNE WAYE KATE BOUMAK DAF DA WAKH NANE VIOL DOUFIDIOGUE NDAKH TÈ KHALÈ YI NIO YOUKHOTOUL LEGUI `DAGUAYE DEGUE KHALÈ YI NA DEF NAMAKO 4FOI OU 5

9.Posté par mia le 25/07/2009 09:22
vos savez quoi maintenant au senegal y a beaucoup d'homme malade je me rappel kan j'étais au LTC Delafosse moi et mes copine étions assises dérrière l'arrêt bus pour attendre l'heure de la classe mé un homme correcte était venu s'assoir en face de nous et subitement il a ouvert son pantalon et a sorti son truc en le frottant ,et nous ,nous avons pris la fuite.nous avons vu ce genre de chose plusieurs fois.c pour cela peu etre on devait condamné les coupable a vie c la seul solution.

10.Posté par minata le 01/08/2009 13:42
pour mw la seul raison c l'habillement des jaunes filles car en s'habillant sexy il attire les hommes et elles ont leurs parties intimes dehors..... c vraimen pas joli. ainsi elles ne sont méme pas respectées.

11.Posté par astou le 04/01/2010 21:11
pourquoi mettre la part de responsabilite sur les femmes? Il faut que la justice soit faite! ces coupables doivent etre emprisonnes a 20 ans

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