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Village de Nianssanté (Dagana) Un adolescent de 18 ans viole une femme mariée non loin du puits du village

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Attrait devant la barre du tribunal correctionnel de Saint-Louis pour viol avec violence, le jeune Abou Bâ, alias Aldiouma, risque de passer 4 ans de prison si jamais le tribunal, qui a mis l’affaire en délibéré le 12 juillet, suit le réquisitoire du procureur.



Durant la matinée du 07 avril 2007, la dame P. S, âgée de 20 ans et qui vit avec son mari au village de Nianssanté (département de Dagana), a vu sa vie virer au cauchemar en quelques minutes. En effet, comme à l’accoutumée, pour puiser de l’eau, elle se rend au puits du village, loin des concessions. Sur le chemin du retour, elle croise le jeune Abou Bâ qui la viole sans ménagement. Selon elle, son bourreau l’a abandonnée dans un piteux état, mais grâce aux morsures et aux égratignures qu’elle lui a infligées au cours du viol, l'incriminé sera vite pris par les gendarmes puis envoyé en prison. Ce jeudi, le jeune garçon s’est présenté devant le tribunal pour y être jugé conformément à la loi. Et lorsque le juge Lô et ses deux assesseurs ont ouvert les débats, Abou Bâ, qui aurait reconnu les faits, prend pour arme de défense la dénégation. «Je ne l’ai pas violé. Ce jour-là, P.S et moi nous nous étions donné rendez-vous au puits du village pour une partie de jambes en l’air car je lui avais donné 10.000 francs. Lorsqu’elle a refusé de se donner à moi, j’ai réclamé mon argent et elle a refusé. Elle m’a frappé avec un bâton et nous avons engagé une bataille. Mais je ne l’ai pas violée. Je la connais bien car nous avions eu des rapports sexuels avant cette date. Et elle était consentante», a déclaré le prévenu. Des propos que la victime a dégagés en touche. Invitée à revenir sur les faits, PS donne une version autre que celle du prévenu : « Je revenais du puit et il m’a coupé la route lorsque je me rendais au village. Il m’a ensuite intimé l’ordre d’arrêter la charrette et j’ai refusé. Lorsqu’il s’est rué sur moi, je l’ai frappé pour le repousser et les ânes apeurés ont pris la fuite. Je suis tombé et j’étais prisonnière des rênes. Les bêtes m’ont traînée par terre avant qu’il (le prévenu) ne réussisse à me libérer. Mais il a sauté sur moi et m’a arraché une touffe de cheveux puis plaqué la tête à même le sol avant de me violer. Je me suis débattue et je l’ai mordu au bras. Il m’a ensuite laissé sur place avant de fuir. » a déclaré la victime qui a lâché ses mots avec indignation en présence de son époux. Celui-ci a expliqué au tribunal comment il a été informé de la mésaventure de sa femme et surtout la façon dont il s’y est pris pour choper le bourreau de sa dulcinée. « Ma femme m’a expliqué qu’il avait mordu son bourreau et, mieux, elle a réussi à le dévisager. Lorsque nous avons vu son bourreau, il traînait la morsure et les égratignures décrites par ma femme et j’ai porté plainte auprès à la gendarmerie ». Même si le prévenu a contesté les déclarations qui lui sont prêtées dans le procès-verbal, le procureur lui a rafraîchi la mémoire en lui rappelant les aveux qu’il avait servis le jour de son déférement. Le parquet de préciser que certainement le prévenu a dû changer de version lors de sa détention préventive sachant que les faits qui lui sont reprochés sont punis sévèrement par le législateur. Ce qui amènera le représentant du ministère public à expliquer clairement que même si le prévenu soutient n’avoir pas eu des conjonctions sexuelles avec sa victime, il y a en l’espèce attentat à la pudeur. Et c’est du pareil au même car le viol et l’attentat à la pudeur ont le même tarif. Une manière de fermer la porte à l’avocat défenseur qui n’a pas manqué de soutenir que le certificat médical ne corrobore pas la conjonction sexuelle et, selon lui, les lésions dont le toubib a fait cas dans le certificat médical ne le prouvent pas. L’avocat de la partie civile s’est indigné des accusations du prévenu qui, selon lui, a tenté de salir une femme mariée en soutenant que la victime et lui sont des amants. Et plus grave encore devant le mari de sa cliente. À titre de dommages et intérêts, il réclame 10 millions de francs Cfa. Le tribunal, qui a mené les débats en main de maître, a fixé la délibération au 12 juillet prochain. Et si le tribunal déclare le prévenu coupable et suit le parquet, le prévenu sera entre quatre murs pour 4 longues années.

El Hadji TALL
Source: L'observateur

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Samedi 7 Juillet 2007

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