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Vente illicite de médicaments : Keur Serigne Bi sera bientôt ‘un mauvais souvenir’

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Considéré comme ‘la plaie’ du système de santé du Sénégal, Keur Serigne Bi, une maison de vente illicite de médicaments au cœur de la capitale sénégalaise, sera bientôt rangé aux oubliettes. C’est en tout cas le vœu du ministère de la Santé et de la Prévention médicale qui travaille, en collaboration avec les autres ministères, pour réduire à néant le circuit de Keur Serigne Bi.

‘Keur Serigne ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir’. La prédiction qui devrait ravir les officines de pharmacie de la place est d’Hassan Touré, conseiller technique, chargé de la communication du ministère de la Santé.
S’exprimant lors de la rencontre qui a réuni hier éditeurs de presse, responsables commerciaux, tradipraticiens et autorités du ministère de la Santé sur la publicité portant sur la médecine traditionnelle, le conseiller technique a avancé que le cas de Keur Serigne Bi trouvera bientôt une ‘solution définitive’. Selon lui, tous les circuits d’approvisionnement en amont de la structure de vente illicite de médicaments sont désormais bloqués. Et ce n’est pas pour rien, enfonce Hassan Touré, qu’on a constaté une certaine recrudescence des braquages dans les officines. En effet, le chargé de communication du ministère de la Santé estime que tous ces cas de vols sont effectués en vue de réapprovisionner le circuit de Keur Serigne Bi qui commence à battre de l’aile. Cette situation est devenue possible grâce aux efforts fournis par la coordination de plusieurs ministères.

La publicité de la médecine traditionnelle dans les médias audiovisuels préoccupe aussi les autorités sanitaires. Face à la montée en puissance de cette publicité tous azimuts de tradipraticiens dans certains organes de la place, le Bureau de la médecine traditionnelle du ministère de la santé a jugé nécessaire de convier éditeurs de presse, responsables commerciaux des organes, l’Ordre des médecins et tradipraticiens pour réfléchir sur la question. Il ne s’agit pas de faire le procès des tradipraticiens lors de cette rencontre, mais de réfléchir sur le pourquoi de cette publicité continuelle alors que les textes l’interdisent. A l’issue de cette rencontre, des pistes de solutions devront être trouvés pour ‘moraliser’ cette publicité.

Pour le Directeur de la Santé, le Professeur Omar Faye, il ne sert rien d’exclure la médecine traditionnelle puisque l’Oms la reconnaît. Selon lui, l’intérêt, c’est de l’intégrer et de l’organiser de manière rationnelle basée sur une certaine expertise. En ce qui concerne, la publicité opérée à travers les médias, le Directeur de la Santé estime qu’il n’y a pas lieu de l’autoriser. Car, dit-il, elle conduit à des dérives.

En tout état de cause, la rencontre recommande une vulgarisation de la loi portant interdiction de la publicité de la médecine traditionnelle auprès de tous les organes. Il s’agira également de sensibiliser les rédactions sur les dangers que constitue cette ‘publicité mensongère’.

Qui est tradipraticien et qui ne l’est pas ? Qui doit-on autoriser à l’exercer ? Autant de questions pour lesquelles le texte portant réglementation de l’exercice de la médecine traditionnelle a tenté d’apporter des réponses. Malheureusement, ce document est toujours dans le circuit des visas depuis plus de 5 ans et n’a pas jusque-là fait l’objet d’un projet de loi.

Source: Walfadjri

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Jeudi 24 Avril 2008


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