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Valorisation du manioc au Sénégal : Un gage de sécurité alimentaire du pays

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Dans un contexte national marqué par un déficit chronique des productions agricoles et l’hégémonie du riz, un produit importé et qui se renchérit, l’Institut de Technologie Alimentaire (Ita), l’Institut Sénégalais de Recherche Agronomique (Isra) et l’Agence Nationale du Conseil Agricole Rural (Ancar) ont procédé au lancement d’un projet de recherche sur le manioc. C’était jeudi dernier à Thiès, en présence des responsables des trois structures des producteurs des régions de Louga, Kaolack, de Thiès, ciblées dans la première phase qui va durer trois ans pour une enveloppe de 80 millions de nos francs.

Ce projet vise surtout à valoriser le manioc aux yeux des sénégalais en leur proposant des produits transformés à leur goût, de qualité garantie et proposer aux producteurs des méthodes de conservation adaptées ; c’est à dire simples et à moindre coût. Dans son adresse, Dr Ababacar Sadikh Ndoye, directeur général de l’Ita, est amplement revenu sur les atouts du manioc en tant que culture vivrière dans bon nombre d’autres pays de la sous-région Ouest africain mais aussi, comme culture de rente du fait des nombreux sous-produits pouvant en être tirés. Il s’agit, entre autres, de la gomme, du sirop, de l’amidon... « Le manioc est même une source de bio éthanol d’où son importance dans la recherche d’énergie alternative au pétrole » souligne-t-il.

C’est pourquoi, sa transformation intéresse autant les unités artisanales qu’industrielles. Selon lui, voilà les raisons objectives qui ont sans doute, poussé le président de la République à se fixer un objectif de production d’un million de tonnes de manioc par an à court terme. Ainsi, les différents acteurs qui travaillent autour du manioc, à savoir les partenaires stratégiques, chercheurs, producteurs, transformateurs et commerçants vont s’atteler à monter une véritable filière manioc. L’une des recommandations phares des bénéficiaires et des autorités, est d’assurer la transformation du manioc sur place. Sur ce point, les producteurs ont dit toutes leurs inquiétudes sur les possibilités de transformation de quelques unités existantes dont la capacité reste encore largement en deçà des productions. Or, le manioc est une spéculation périssable. « Par exemple, après la récolte, nous utilisons le couteau pour couper en petits morceaux le manioc destiné aux clefs de séchage » révèle Alé, un producteur.

Revenant sur les opportunités qu’offre le manioc, Serigne Modou Fall, un producteur venu de Diaobé, est un homme expérimenté. Pour avoir bourlingué pendant 37 ans entre la république de Guinée, la Côte d’Ivoire et le Togo, il a fait un véritable plaidoyer pour la culture du manioc. « Nous pouvons tout faire avec le manioc, couscous, beignets.... Sa farine peut remplacer valablement le blé dans la fabrication du pain » indique-t-il.

D’autres producteurs ont fait part de la nécessité d’aider les paysans dans le renforcement de leurs capacités dans les techniques culturales et transformatrices du manioc, l’obtention de boutures adaptées aux différents sols du Sénégal etc.

Sur ces questions, l’Ancar, l’Isra et l’Ita, par la voix de leurs spécialistes présents ont pris bonne note et donné des assurances aux producteurs sur des esquisses de solutions concernant toutes leurs préoccupations évoquées çà et là au cours des discussions.

Source: le Soleil

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Lundi 14 Avril 2008


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