Pour Ablaye, les coqs lui appartiennent. Son seul péché est de les avoir mis dans un sac à dos pour aller les vendre. Il raconte qu'il lui arrive quelquefois d'acheter des marchandises et de les revendre. C’est au moment de se rendre au marché pour écouler son produit qu'il a été appréhendé. Les gens ont été alertés par le «cocorico» des coqs contenus dans le sac à dos que portait Abdoulaye Faye. Le bruit a, attiré l'attention des passants. Interpellé sur la provenance des coqs, il dit qu'ils lui appartiennent. Malgré tout, il a été alpagué et conduit à la police, avant d'être déféré au parquet après l'enquête policière.
Interrogé à la police, Abdoulaye déclare que les coqs lui avaient été remis par son frère. Ce que son frère entendu par les limiers à démenti formellement. Abdoulaye a été jugé ce jeudi au tribunal départemental de Mbour. Pour le procureur, même si le sieur Faye se proclame propriétaire des coqs, son acte est louche. Parce que nul, même le concerné lui-même, ne peut expliquer comment on peut introduire des coqs dans un sac à dos fermé. Il a requis par conséquent l'application de la loi.
La matérialité des faits de vol n'étant pas constante, le tribunal, après en avoir délibéré, a relaxé Abdoulaye Faye au bénéfice du doute.
SOURCE : Walf Grand Place Pape DIEYE