Abib Ka, carreleur, a dérobé des matériaux de construction et des moquettes au niveau de la mosquée de la Cité Adama Diop de Guédiawaye. Et pour se défendre, il inventa d'imaginaires maux de dents tout en se tordant de douleur pour échapper à la prison.
Les fidèles de la mosquée se sont toujours plaints des vols répétés dans leur lieu de prière. Ils ont même créé un comité de vigilance pour surprendre leur voleur. Ce comité verra ses efforts récompensés dans la nuit du 15 au 16 octobre vers 23 heures.
Dans leur ronde aux abords de la grande mosquée, l'attention des vigiles du quartier a été portée par des bruits provenant de la maison de Dieu. Quand ils se sont approchés, Abib Ka a pris ses jambes à son cou et s'est réfugié quelque part pour échapper au lynchage. Un notable le sauvera en calmant la foule avant de remettre Abib à la police.
Devant les hommes du commissaire Sarr, Abib Ka a nié les faits de vol. Sur les raisons de sa présence dans la mosquée à cette heure tardive, Abib répond qu'il a été victime de maux de dents et de retour de la pharmacie, il a pris une pose dans l'enceinte de la mosquée.
Les dénégations du carreleur ne le sauveront point du déferrement au parquet à cause non seulement des faits compromettants, mais aussi en raison de son passé pénal pour avoir été condamné une fois pour coups et blessures volontaires.
Théodore SEMEDO
Source Walf Grand Place