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VIOL D’UNE ÉLÈVE À GUÉOUL Le surveillant général risque dix ans de prison ferme

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Mame Madieumbe Sarr, surveillant général des classes de sixième au lycée de Guéoul, âgé d’une quarantaine d’années, a été attrait à la barre du tribunal correctionnel de Louga par un parent d’élève pour avoir violé sa fille mineure. Cette dernière, âgée de 17 ans, élève en classe de 6e, est pourtant sous l’autorité directe du mis en cause. Si le tribunal suit le réquisitoire du procureur, M. Sarr risque 10 ans de prison ferme. Verdict le 18 juin prochain.
Les faits se sont déroulés dans la chambre à coucher du mis en cause. Le 27 mars 2008, un peu après 18 heures, après la descente, l’élève Kh. M., âgée de 17 ans, élève en classe de 6e au lycée de Guéoul, s’était rendue ce soir-là chez le surveillant pour récupérer ses notes. Auparavant, elle était passée à la surveillance sans y trouver M.Sarr. De là, on lui a fait savoir que les notes sont disponibles auprès du surveillant général qui se trouvait être en ce moment chez lui. L’élève Kh.M., curieuse de connaître sa note, décide de se rendre chez son surveillant, accompagnée de Nd. C. D., une camarade de classe. Arrivées chez M. Sarr, ce dernier a communiqué à Nd. C. sa note (14/20). Quant à Kh. M., il lui a demandé de le rejoindre dans la chambre arguant qu’il n’avait pas la note dans sa tête. La victime a déclaré devant la barre qu’une fois dans la chambre, M. Sarr lui a tordu le bras en la forçant de se coucher dans le lit. «Ensuite, il s’est mis en califourchon sur moi, a ôté mon slip et m’a pénétrée jusqu’à atteindre son orgasme», a-t-elle précisé devant la barre. Quelques minutes plus tard, à peine après qu’il a fini d’éjaculer, selon toujours la jeune fille, ils sont surpris par l’épouse du surveillant. Pris de panique par l’interpellation de son épouse, M. Sarr tente vainement de se dérober, arguant qu’il lui donnait des conseils suite à un problème que l’élève aurait précédemment eu à l’école. Devant l’interpellation persistante de son épouse - devant l’élève - le surveillant a laissé transparaître un comportement curieux (il parlait beaucoup et empêchait Kh. M. de parler). Ainsi, surprise par ce qu’elle venait de voir, celle-ci a poussé l’investigation à fond avec l’élève qui, à son tour, a tergiversé en lui servant des propos ambigus. Devant cette attitude, la dame a vite su ce qui était arrivé. À partir de cet instant, la jeune élève, mesurant certainement les conséquences de ce qui venait de se passer, est allée se confier à sa mère qui n’a pas tardé à son tour d’informer son papa qui se trouve être l’infirmier-chef de Guéoul. C’est ainsi que ce dernier l’a conduite devant le centre de santé de Kébémer pour consultation. Une plainte s’en est suivie malgré l’intervention des voisins et des bonnes volontés. Au centre de santé, l’élève Kh. M. a subi deux examens. Le premier étant effectué par la sage-femme en service et le deuxième par le médecin-chef du district sanitaire de Kébémer, Mme Siga Diop Dème. Le certificat médical établi par cette dernière atteste qu’il n’y avait pas de douleur, ni de lésions, encore moins de traces de sperme et que l’élève n’était pas vierge. Toutefois, il y avait du sang au toucher au premier examen effectué par la sage-femme 30 minutes auparavant. Ces mentions contradictoires contenues dans le certificat médical ont suscité l’étonnement du président Abdoulaye Bâ qui a requis le témoignage des deux «hommes de l’art» devant la barre du tribunal. Selon lui, il ne peut pas y avoir de sang sans lésions. Cela lui semble bizarre qu’au bout d’une trentaine de minutes les douleurs d’une agression sexuelle puissent s’estomper et disparaître. Devant la barre, la sage-femme, Mme Gaye Coumba Thiam Seck confirme avoir relevé des stries de sang avec son doigt et que la fille a eu à avoir des rapports sexuels répétés antérieurement à cette dite affaire. Acculée par le président Bâ et le procureur Diop qui ont soupçonné un probable arrangement, la sage-femme a laissé entendre que la présence du sang explique qu’il y a effectivement eu traumatisme quelque part à l’intérieur du vagin. Suffisant pour le procureur Babacar Diop d’estimer que Mame Madieumbe Sarr est coupable de viol sur une personne dont il a en charge l’éducation et sur laquelle il a autorité. Selon Babacar Diop, M. Sarr a toujours eu des intentions inavouées à l’égard de la victime. Dans son réquisitoire, il a soutenu être convaincu, ne serait ce qu’en se fondant sur le rapport médico-légal, qu’il y a bel et bien eu pénétration avec violence. Et que la victime étant une mineure, cette conjonction sexuelle ne peut être qu’un viol. Pour toutes ces raisons, il a requis dix ans d’emprisonnement ferme. Quant à l’avocat de la défense, Me Nohine Mbodji, il argue que le certificat médical ne confirme nullement un viol. Pour lui, il n’y a que les déclarations de l’élève contre celles de son client. Donc on ne saurait condamner une personne sur la base d’une simple affirmation non corroborée par un élément matériel. Il a par conséquent plaidé la relaxe au bénéfice du doute. Délibéré le 18 juin prochain.

Source: L'observateur

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Vendredi 23 Mai 2008

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