Référence multimedia du sénégal
.
Google

VIOL COLLECTIF SUR UNE MINEURE DE 16 ANS : Le boulanger et le taximen risquent deux ans ferme

Article Lu 11755 fois

Saynabou Diop alias Ousseynou et Youssou Dione risquent deux ans ferme pour le délit de viol commis sur une mineure de 16 ans en dépit de leurs dénégations. Ils seront fixés sur leur sort le 26 février prochain.



THIES : Dans la nuit du 15 au 16 juin 2007, K.D a déclaré être victime d’un viol en désignant Saynabou Diop alias Ousseynou et Youssou Dione comme ses bourreaux. Le jour des faits, la victime, comme à l’accoutumée, se trouvait au domicile de ses parents qu’elle a quitté tout juste pour aller acheter du thé. Elle était accompagnée de son jeune frère, Ndiaga, âgé à peine de 10 ans. En cours de route, deux garçons en taxi jaune et blanc se sont garés à leur hauteur et ont demandé gentiment à K.D de monter. Celle-ci a soutenu avoir décliné l’invitation en disant à ses interlocuteurs avoir été envoyée par son père. Pour enfoncer le clou, elle a dit avoir été envoûtée par Saynabou. « Depuis qu’il m’a serré la main, je ne pouvais plus me contrôler. J’ai complètement perdu mes sens », a-t-elle raconté, à la barre du tribunal. Elle dit même avoir sombré dans un sommeil profond.

Après un tour en ville, le taximan et son copain ont offert des fruits au jeune frère de la fille qu’ils ont déposé non loin de son domicile. K.D. est alors conduite au quartier « Sampathé » et violée. Racontant le film de son histoire, la jeune fille a indiqué que c’est Saynabou qui l’a menacée avec un couteau et qui l’a dans les mêmes circonstances de temps et de lieu violée en la sommant de ne pas crier. K.D. pour sa part, a fait de manière précise la description de la chambre du bonhomme. Après avoir assouvi son désir, Saynabou a demandé à son ami taximan de la ramener. Ce dernier passe, avant tout, à l’acte sexuel malgré les supplications de la jeune fille. Elle sera déposée en fin de compte devant son domicile. Elle ne retournera que vers les coups de trois heures du matin. Pendant tout ce temps, ses parents étaient à sa recherches en ville et dans certains quartiers, mais en vain. Elle a déclaré avoir été bien rossée par son père pour son acte inhabituel.

Le lendemain, elle a révélé à sa maman sa mésaventure. En l’absence du papa, c’est son ami, en l’occurrence Ibrahima Mbaye, qui a déposé une plainte contre X. C’est également lui qui a enclenché les premières investigations pour aller à la découverte des bourreaux de la petite K.D. C’est cette dernière qui lui a indiqué l’endroit où elle a été entraînée nuitamment. Il a fallu quelques jours pour que les éléments de la brigade de recherches arrivent à mettre la main sur les mis en cause qui avaient réfuté obstinément les faits à la police où la victime les a reconnus sans hésiter. La maman de la jeune K.D. réclame la somme d’un million de francs à titre de dommages et intérêts.

Cette version des faits a été battue en brèche par les prévenus. Saynabou a soutenu que dans la nuit du 15 au 19, il était à la boulangerie. Cette assertion n’a pas été corroborée par ses patrons, Richard Bassène et Mamadou Ndiaye dit Alé. Ils ont déclaré n’avoir pas vu cette nuit-là le mis en cause qu’ils ont tout de même reconnu comme exerçant le boulot de journalier.

Quant à Youssou, il a affirmé également que c’est à 16 heures qu’il remet toujours son taxi au « sirouman Laye » . A la question de savoir s’il n’avait pas pris le volant du véhicule le jour du viol, il a répondu par la négative. Pressé de questions, il a dit ne se souvenir de rien.

Pour le représentant du ministère public, les faits sont constants. Pour asseoir son réquisitoire, il s’est fondé sur les témoignages des deux responsables de boulangerie et le certificat médical. Fort de toutes ces considérations, le procureur de la République a requis une peine de deux ans ferme contre les deux amis.

La réaction du conseil des prévenus ne s’est pas faite attendre. En effet, Me Magloire Ayi s’est demandé qu’est-ce qui a pu empêcher la victime d’alerter les parents de Saynabou pendant tout le temps qu’elle était au domicile de ce dernier. Ensuite, il y a eu le fameux slip que K.D. dit avoir jeté en cours de route avant de déclarer qu’il l’a remis à sa maman A.S. Autre zone d’ombre, selon Me Ayi, c’est le manque de réaction de la jeune fille qui pouvait bien raconter sa mésaventure au client que le taximen avait transporté et déposé à « Niett Kadd ». Le conseil des prévenus s’est interrogé sur la validité du certificat médical établi 13 jours après le viol. « Cette fille n’est pas celle qu’on nous a dépeinte comme étant une fille qui sort rarement, qui n’a pas d’ami(e)s. C’est du bluff, a affirmé l’avocat. Il n’y a pas d’éléments concordants pour entrer en voie de condamnation contre les nommés Saynabou Diop et Youssou », a-t-il plaidé, avant de déclarer que ces derniers ont prouvé toute leur innocence dans cette affaire. Sous le bénéfice de ces observations, Magloire Ayi a demandé la relaxe pure et simple de ses clients, à défaut, les relaxer au bénéfice du doute. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré jusqu’au 26 février prochain.

Source: Le Soleil

Article Lu 11755 fois

Mercredi 20 Février 2008





1.Posté par AB le 21/02/2008 00:44
taximan


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State