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VIE DE FEMME : Le sacrifice d'une Koldoise chef de famille

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Mariée à un polygame qui n'a pas eu de scrupule pour la délais­ser au profit de sa coépouse, F. Kondira s'est retrouvée très tôt responsable de son foyer qu'elle gère tant mal que bien grâce à un commerce de poissons. De ce négoce peu prospère, elle entre­tient sa nombreuse progéniture composée de huit bouts de bois de Dieu, dont les six vivent à ses côtés dans une maison de la ville de Kolda.?



Ainsi va la vie pour cette femme âgée aujourd'hui de près de quarante ans après avoir été donnée en mariage à l'âge de quinze ans. Un destin presque commun à toutes les femmes de la capitale du Fouladou, que E. Kondira à, l'instar de ses sembla­bles, a tôt fait d'accepter et d'as­sumer.

Donnée en mariage au pre­mier homme qu'on lui présente, elle sort à peine de sa première grossesse que son mari lui trouve une coépouse.

Fataliste, elle raconte ainsi sa vie sentimentale : «J'ai trouvé cette situation dans ma famille. Mon père avait trois épouses et même si je ne voulais pas de ce mariage, je n'avais pas le choix. Chez nous, on obéit à la volonté des parents qui decide de ce qui est bon pour vous.»

Originaire de Boudouk, une cité religieuse dont le marabout ne voulait pas jusqu'à une date récente d'école française, ni d'un poste de santé, voire d'un état-­civil pour l'enregistrement des naissances, la jeune femme n'a pas été à l'école des Blancs ; contrairement à quatre de ses enfants. En réalité, elle en avait dix, mais en a perdu deux.

«Mon aîné, raconte-elle, se trouve au Mali où il travaille comme maçon. J'ai confié un de mes enfants à un marabout; un autre fait la mécanique, quatre sont à l'école et la cadette n'a que trois ans», raconte Kondira dont le mari se la coule douce auprès de sa deuxième femme qui habite Dabo, village situé à 55 km de Kolda.

L'homme s'occupe quelque­fois de son maraîcher, au moment où sa première femme se démène avec ses poissons. Levée à 5 h du matin, elle va à la rencontre des vendeurs de poissons, puis une fois ses provisions faites elle se rend au marché pour les écouler. Parallèlement à ce négoce, Kondira lave et repasse les habits de certains nantis pour des rétributions mensuelles. Ses recettes tirées de la vente du poisson varient entre 8 à 10.000 F Cfa par semaine.

«Je me lève chaque jour à l'heure du muezzin. Je fais le tra­vail de ménage, prépare le petit­déjeuner pour les enfants qui doi­vent aller à l'école, ensuite je vais à la rencontre des commerçants de poissons, notamment les détaillants. Ils nous revendent le kilogramme pesé par la main et qui tourne autour de 5 voire 6 poissons que nous prenons à 800 F pour le revendre ensuite au marché à 1.100F. Parfois, nous rachetons le poisson à perte, car si on refait la pesée à la balance nous perdons souvent deux voire trois kilogrammes. Nous n'avons pas le choix, c'est à prendre ou à laisser», souligne-t-elle.

Loin de baisser les bras devant les difficultés de la vie, F. Kondira gère rationnellement ses gains : une partie est réservée à faire bouillir la marmite, une autre aux urgences sanitaires et la troisième partie sert à l'achat de fournitures scolaires pour ses enfants. A ce sujet, la jeune femme veille à chaque rentrée scolaire à ce que sa progéniture ne manque de rien.

Son plus grand rêve ? Prendre sa revanche sur le destin en voyant ses enfants réussir à l'école et mener la belle vie qu'elle n'a pu avoir.

Source Walf Grand Place

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Mercredi 10 Février 2010





1.Posté par EMTI le 10/02/2010 10:03
Salâm,
voilà un quotidien bien triste pour cette jeune maman. Hélàs, c'est le triste lot de bonne partie de la gent féminine au Sénégal.
Quelle honteuse démission de ces moins que maris qui ne méritent même pas le qualificatif d'homme, si tant est qu'on est d'accord que la notion d'homme, en islam en tout cas, se mesure à la responsabilité de celui-ci. Le prophète SAWS en effet dit dans un hadith que tout homme est responsable et rendra compte le jour du jugement dernier.
au Sénégal, nous (hommes) sommes loin d'appliquer ce précepte de l'islam. Pire, nous nous plaisons à légitimer notre indigne comportement sur le dos même de l'Islam, ce qui pousse malheureusement certains à attaquer cette noble religion en procès, à tort.
Pour l'islam, faut-il le rappeler, les droits de l'Homme (avec grand H) sont un concept étrange. Oui, l'Islam envisage l'Homme sous l'angle de ses devoirs et non des ses droits. en clair, il exhorte l'individu à s'acquitter de ses devoirs de sorte à ce que les droits des autres soient respectés. Ce qui m'emmène à dire qu'au Sénégal, nous sommes loin du compte. Il n'y a qu'à voir l'institution du mariage pour voir combien nous sommes injustes envers ces femmes qui sont nos mamans, nos soeurs, nos filles, nos épouses.
Quel coeur ce mari a-t-il de laisser cette si brave maman s'occuper de 8 petits enfants? ESt-il réellement conscient que devant Allah il répondra de ne pas avoir pris intégralement en charge les besoins de sa famille?
Je ne saurais terminer en exhortant encore une fois de plus les hommes mariés, mais aussi les futurs candidats au mariage de bien reconsidérer leurs devoirs d'homme. L'autorité d'un foyer se mérite. Pour réussir dans leurs missions, voilà 3 conditions qu'Allah SWT donne dans le Coran (c'est aussi valable pour la femme) pour un mariage réussi: la Tranquillité, l'affection et la miséricorde (S. Rûm, v21). Sommes nous prêts à les appliquer? Sommes nous prêts à être Homme?
Sénégalaisement,
EMTI

2.Posté par EMTI le 10/02/2010 10:10
Salâm,
voilà un quotidien bien triste pour cette jeune maman. Hélàs, c'est le triste lot de bonne partie de la gent féminine au Sénégal.
Quelle honteuse démission de ces moins que maris qui ne méritent même pas le qualificatif d'homme, si tant est qu'on est d'accord que la notion d'homme, en islam en tout cas, se mesure à la responsabilité de celui-ci. Le prophète SAWS en effet dit dans un hadith que tout homme est responsable et rendra compte le jour du jugement dernier.
au Sénégal, nous (hommes) sommes loin d'appliquer ce précepte de l'islam. Pire, nous nous plaisons à légitimer notre indigne comportement sur le dos même de l'Islam, ce qui pousse malheureusement certains à attaquer cette noble religion en procès, à tort.
Pour l'islam, faut-il le rappeler, les droits de l'Homme (avec grand H) sont un concept étrange. Oui, l'Islam envisage l'Homme sous l'angle de ses devoirs et non des ses droits. en clair, il exhorte l'individu à s'acquitter de ses devoirs de sorte à ce que les droits des autres soient respectés. Ce qui m'emmène à dire qu'au Sénégal, nous sommes loin du compte. Il n'y a qu'à voir l'institution du mariage pour voir combien nous sommes injustes envers ces femmes qui sont nos mamans, nos soeurs, nos filles, nos épouses.
Quel coeur ce mari a-t-il de laisser cette si brave maman s'occuper de 8 petits enfants? ESt-il réellement conscient que devant Allah il répondra de ne pas avoir pris intégralement en charge les besoins de sa famille?
Je ne saurais terminer sans exhorter encore une fois de plus les hommes mariés, mais aussi les futurs candidats au mariage de bien reconsidérer leurs devoirs d'homme. L'autorité d'un foyer se mérite. Pour réussir dans leurs missions, voilà 3 conditions qu'Allah SWT donne dans le Coran (c'est aussi valable pour la femme) pour un mariage réussi: la Tranquillité, l'affection et la miséricorde (S. Rûm, v21). Sommes nous prêts à les appliquer? Sommes nous prêts à être Homme?
Sénégalaisement,
EMTI

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