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[ VIDEO ] HOMMAGE A MAKHOURADIA GUEYE: J'ai commencé le théâtre en 1945

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Le monde du théâtre sénégalais a perdu, hier, dimanche, une de ses figures emblématiques. Makhourédia Guèye, de son vrai nom Mamadou Guèye, qui a marqué la scène artistique sénégalaise pendant plus d’un demi-siècle de présence, vient de tirer sa révérence. Sa longue maladie aura eu raison de sa santé déjà fragile. Il est mort à l’âge de 84 ans. Que Dieu l’accueille au paradis des grands hommes dont le cœur est pétri de générosité.



[ VIDEO ] HOMMAGE A MAKHOURADIA GUEYE: J'ai commencé le théâtre en 1945
C’est peut-être l’un des mots que l’on retiendra beaucoup de cet homme, car pour jouer sur scène, faire du théâtre, pour faire rire à gorge déployée de ses facéties avec son inséparable ami Baye Peul, il lui a fallu assurément un haut sens de l’art et beaucoup de générosité de cœur.

Autant dans le jeu théâtral qu’il avait maîtrisé avec un art consommé que dans le caractère même de l’homme, il y avait cette touche des hommes d’exception dont le vécu sur terre laisse le meilleur souvenir dans la mémoire de ses concitoyens.

Il commença sa carrière artistique dès 1944. S’il s’est fait un nom à travers les planches du théâtre populaire au sein du groupe de théâtre « Yewu », le véritable début de sa renommée commence sur les hippodromes. On le nommait alors Petit Guèye et il s’était illustré comme l’un des meilleurs jockeys de l’ancienne Aof (Afrique occidentale française). Il avait été décoré pour ce talent en 1942, à l’époque coloniale.

C’est le cheval qui avait donné sa première notoriété à ce fils de Ndiouki, un terroir du Cayor. Il naquit à Pire en 1928 et y commença ses études. En pérégrination avec sa famille qui se fixe à Thiès, il obtint son certificat d’étude dans cette ville.

Il apprit la comptabilité très jeune, grâce à son instruction à l’école primaire. Un Européen lui donna sa chance avant qu’il ne décroche un contrat pour le Mali. C’est, d’ailleurs, en tant que comptable qu’il a pris sa retraite en 1983. C’est après un long séjour en terre malienne, dans la ville de Kati, qu’il commence sa vie artistique. Il y créa une formation musicale, « l’idéal jazz », qui animait les soirées entre Mopti, Ségou, Gao, Bobo Dioulasso et Sikasso. Comme musicien d’abord, il a joué de la guitare, du banjo, de l’accordéon avant de se fixer sur le saxophone qu’il a joué jusqu’à ses dernières années de vie. La vie de musicien, il en a connu avec un bon succès d’estime au sein d’une formation, le « Harlem Jazz », qui écumait les animations et bals du samedi soir à la fin des années 50. Les rythmes étaient plutôt européens, entre la valse, le tango, le boléro, la biguine et le vogue du bugui-wugui.

Makhourédia Guèye, chauffeur de taxi

Quand l’occasion se présenta, il a sauté dans le théâtre à pied joint, comme s’il était tombé dans cette marmite à sa naissance.

Il affirmait lui-même qu’il n’avait pas eu besoin de faire des classes pour le théâtre : « je l’ai dans le sang, comme tous les descendants de Kocc Barma », soutenait-il.

En 1958, il joue déjà un rôle comique avec « opération xamb » qui sera repris des années plus tard, en 1980, avec une jeune troupe d’alors qui a pris du galon et fait encore le bonheur des Sénégalais depuis plus de 25 ans sous le nom de « Daaray Kocc ». Makhourédia Guèye a tiré son nom d’une pièce radiophonique qui eut un grand succès populaire en 1964. Intitulée « Makhourédia Guèye, chauffeur de taxi », cette pièce radiophonique, écrite par Ibrahima Mbengue avec des acteurs de renom comme El Hadj Mor Maye et le non moins populaire « Rassikhona » (Badara Diop) à la voix grave et menaçante, retraçait le quotidien social sénégalais de l’époque et les tribulations d’un père de famille nombreuse. Parler aujourd’hui de Makhourédia Guèye sans parler de Baye Peul, son ami et compère sur le plateau, serait sans doute un crime de lèse-majesté. Ils se rencontrèrent en 1976 à l’Asecna où ils travaillaient, lui en tant que comptable et Baye Peul comme conducteur d’engin. Leur complicité est née avec beaucoup de naturel et tout le monde se marrait à les entendre débiter leurs histoires pour faire rire. De fils en aiguille, on finit par les mettre ensemble sur le plateau. Ce fut les débuts de Baye Peul à Daaray Kocc où Makhourédia avait déjà une présence remarquée, sollicité par les jeunes pour son expérience remarquable du théâtre vivant.

Le monde artistique a perdu un de ses éminents représentants. Artiste au registre complet, Makhourédia Guèye avait joué avec brio des rôles au cinéma (voir la dépêche).

Aujourd’hui, sa mémoire doit être honorée et son œuvre servir d’exemple. En ce sens, il faudrait redonner plus de vigueur à l’institution du Prix « Makhourédia Guèye » créé en janvier 2004, par Abdou Diaw, directeur du label « Malèye production » et membre fondateur de la célèbre troupe théâtrale Daraay Kocc. Ce sera certainement une bonne façon de continuer à promouvoir, comme le souhaitait Makhourédia Guèye, les artistes comédiens, tout en redynamisant le théâtre populaire sénégalais.

Réactions....réactions....Ousmane Diakhaté , directeur : général du Théâtre national Daniel Sorano

Le sentiment que je partage avec tout le monde artistique est celui du regret et de compassion après le décés de Makhourédia Guéye. Il était un homme de théâtre d’une très grande dimension . IL était une pierre angulaire du théâtre sénégalais ayant joué et excellé dans tous les registres du théâtre radiophonique qui l’a rendu célèbre avec la pièce « Makhourédia Guéye , chauffeur de taxi » au théâtre vivant ainsi que le théâtre télévisuel.

Son œuvre constitue une grande leçon a méditer pour les jeunes en particuliers . Makhourédia a laissé un héritage impressionnant de pièces de théâtre où il a joué, mais également de nombreuses causeries et témoignages qui sont autant de leçon à méditer . C’était un homme qui aimait beaucoup sa famille et ses enfants en bon père, mais il avait aussi la passion de sa grande famille artistique. Que Dieu lui accorde ses bienfaits et l’accueille en son paradis.

Papa Demba Ndiaye, directeur artistique de la troupe Daaray Kocc

Nous étions au festival du théâtre et du rire à Kaolack et nous avons appris la nouvelle au moment de retourner sur Dakar. Le décès de Makhourédia Guéye nous a plongé dans une grande tristesse. Nous venons de perdre un grand homme et un grand comédien . Nous l’avons côtoyé pendant de longues années , depuis 1980 . En ce temps là il avait pris sa retraite artistique et il était resté longtemps sans jouer sur scène . La troupe Daaray Kocc venait de naître issue des flancs de la troupe Diamano Tey et nous avons fait appel à Makhourédia . Nous avons lancé une nouvelle pièce « Téré téré mu té,opération xamb » et Makhourédia dans le rôle principal, ce fut un succès qui nous propulsé. Je peux dire qu’il a contribué à lancer la troupe naissante . Pendant deux à trois décennies il était toujours là, s’il ne jouait pas, ses conseils étaient précieux comme l’or . Seul sa maladie nous à séparer de lui. Notre chemin avec lui a duré prés de 25 années et son expérience et sa générosité nous étaient toujours acquis. Nous pouvons témoigner qu’il était un homme pieux de la confrérie mouride, un homme de bien , un conseiller et le monde du théâtre était sa seconde famille. IL disait toujours « je veux que Daaray Kocc , m’amène à Touba à mort » et curieux destin son ami fidèle de toujours, Baye Peul était là pour le porter à sa dernière demeure à Touba .

Mamadou Diack, directeur administratif de Daaray Kocc

Nous avons appris le décès de Makhourédia Guéye à Kaolack où nous étions pour le festival du théâtre et du rire.

Nous étions bouleversé sur le chemin du retour , il y avait une grande émotion . Makhourédia Guéye en tant qu’artiste comédien avait pris une dimension exceptionnelle , il était d’une grande importance pour la société sénégalaise. Pour nous autres artistes c’est un rude coup du destin que nous ressentons. Nous partageons la douleur de sa famille et de son fidèle ami Baye Peul et de tout le peuple sénégalais. Nous présentons nos condoléances attristées .

Source: Le Soleil


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Lundi 7 Avril 2008





1.Posté par Mane le 07/04/2008 12:14
Adieu l'artiste reposes en paix et merci pour tout le plaisir que vous nous avez procurez.
Que le bon Dieu l'acceuille en son paradis.
Priez pour lui

2.Posté par rokhaya le 07/04/2008 19:51
Que Dieu l'accueille au Paradis.
Il faisait un métier généreux.

3.Posté par JEAN le 08/05/2008 20:09
HINARI LAHI WAHINAHILEYHI RI DJIHAUNA QUE HALLA SOUBHANAHAU WATALA VOUS ACCEUILLE DANS SON PARADI AMINE

4.Posté par Cheikhou Seck le 30/04/2009 21:24
Toute la troupe theatrale Pencum Rewmi prie pour la terre lui soit légere et tot les autres artistes Bouléne ko fatté dii nianal

5.Posté par PENCUM REWMI le 07/05/2009 23:39
b[Toute la troupe theatrale Pencum Rewmi prie pour la terre lui soit légere et tout les autres artistes Bouléne ko fatté dii nianal . Maxouradia Gueye est toujours parmi nous car les mort ne sont pas partis. Et que dieu lui resoit au paradis amine amine.

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