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[ VIDEO ] Adiouza : «L’homme africain a le complexe de la femme de teint clair, il est entièrement dans le délire…»



[ VIDEO ] Adiouza : «L’homme africain a le complexe de la femme de teint clair, il est entièrement dans le délire…»
« La femme canon pour l’homme africain, c’est Beyonce, c’est Rihana, ce sont les femmes métissées »

« Je veux que la femme africaine s’assume, qu’elle soit fière de ses caractéristiques culturelles, de ses traits de beauté, de son nez épaté, de ses rondeurs et de son teint noir », a conseillé la chanteuse, invitée du Grand Entretien de Seneweb. « Je ne me positionne pas en donneuse de leçons, « Lima done » est un questionnement sur moi-même. J’ai voyagé pour enrichir ma musique », dira Adiouza qui aura effectué des séjours au Brésil, au Portugal pour enrichir la production, du « mbalakh fusion », une variété de sonorités qu’elle vient de mettre sur le marché.

Ses voyages à l’étranger lui auront ouvert les yeux, l’ont amenée à reconsidérer les critères de beauté, surtout en Afrique où les stars locales se contentent d’être le reflet, la copie pâle et imparfaite des célébrités outre Atlantique. « Je défends ce que je suis, mes traits culturels, cet album m’a pris cinq longues années de travail », renseigne la fille du chanteur Ouza Diallo, persuadée que « ce sont les hommes qui incitent les femmes à faire du « xeesal ».

« L’homme africain est entièrement dans le délire… la femme canon pour l’homme africain, c’est Beyonce, c’est Rihana, ce sont les femmes métissées, c’est ça leurs modèles et non la femme africaine avec ses cheveux crépus, ça ne font pas rêver, les Européens nous ont imposé cela », a dénoncé la chanteuse, dont un des titres de l’album, « Mondialisation », parle de « l’uniformisation de la culture » qui mène à perte d’identité. D’où la nécessité, dit-elle, de mettre en place « des garde-fous pour protéger la culture sénégalaise».

« Je n’ai plus envie d’imiter ces stars américaines dont on est les représentantes ici, nous les chanteuses sénégalaises, on est leurs relais ici, parce qu’on défend bien l’habillement américain, la coiffure américaine, on est les relais, et ça, c’est dangereux pour l’Afrique », regrette l’artiste installée au Sénégal où elle poursuit sa carrière musicale.

Interrogée sur la polémique qui l’a opposée à son père, le chanteur Ouza Diallo, Adiouza admet l’existence de conflits, somme toute normal : « mon père, je l’aime beaucoup, je le respecte, c’est un papa Poule, il me couve tout le temps, il veut me guider complètement, mais des fois, il y a des conflits. C’est normal qu’on ait des différends mais tout est rentré dans l’ordre », a relativisé la chanteuse, qui insinue avoir arrondi les angles avec son « protecteur » de père.

Adiouza donne rendez-vous aux fans à la soirée de lancement de l’album «Li ma done» le 5 avril au Just for you. Vente de l’album au profit de son association humanitaire, la Boutique sociale-solidaire.

Source Seneweb


Dimanche 31 Mars 2013



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