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VÉRITABLES CIMETIÈRES AMBULANTS EN MER: Les vieux bateaux menacent nos côtes

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Des bateaux qui font peur, il y en a pas qu’en Europe où l’on se rappelle du naufrage de l’Erika, mais aussi au Sénégal. Il y a quelques jours, au large de la côte à Saint-Louis un gros navire de pêche a frôlé la catastrophe avec tout son équipage. Dans une région sans moyen de faire face à de tels accident, le pire a été évité de justesse. Mais, il ne sera pas éternel si des mesures d’urgence ne sont pas prises très rapidement par les autorités portuaires.



Au Sénégal, depuis quelques années, la flotte de bateaux pêche connaît une très sérieuse vétusté de son parc. Cela, du fait de l’âge avancé des unités de pêche dites industrielles. Dans un pays où le contrôle technique des bateaux se fait de plus en plus difficilement depuis la fin de l’expérience des chantiers navals de Dakar Marine, la flotte a subi un sérieux coup de vieux. Cela en relation avec les coûts élevés de réparation. De l’impossibilité pour les acteurs d’acquérir des bateaux neufs. La conséquence est ainsi dans le bricolage des unités du parc qui ont plus que vieilli.

C’est ainsi dans ce contexte que le Syndicat national des observateurs de la pêche a décidé (une fois n’est pas coutume) de mettre en garde le Ministère de l’Economie maritime, par la voix de la Direction de la Protection et de la surveillance de pêche (Dpsp), sur les conséquences désastreuses qui peuvent se produire à tout moment en mer. Exigeant du coup, « le ralliement sans délai des navires catastrophes, pour éviter ainsi à notre pays le syndrome d’un second Joola qui serait préjudiciable à son image ». L’information émane d’une déclaration datée de mercredi 11 juillet.

En outre, les auteurs de la déclaration de souligner que « quatre de ces navires sont déjà en haute mer, trois autres en instance de partir ». La déclaration est partie du « drame qui a failli se produire à Saint-Louis le 05 juillet 2007 et relaté dans le quotidien L’Observateur, interpelle les autorités sénégalaises sur les mesures à prendre le plus rapidement possible ». Par ailleurs, le syndicat, à travers ce document, a signalé que « Depuis plus de dix ans que nous embarquons à bord de ces navires en qualité d’observateurs, nous ne cessons de dénoncer le danger que représentaient ces rafiots. »

Ces navires d’une capacité de 50 membres, en embarquent 250, plus 40 pirogues, des centaines de tonnes de gasoil, 80 tonnes d’essence, plus de cent bombonnes de gaz… Une véritable poudrière pour caractériser un tel phénomène qui est rentré dans l’ordinaire des gens de mer, voilà le mot. Cela au moment où les questions sécuritaires semblent encore plus négligées qu’à la veille du naufrage prévisible du Joola sur l’Atlantique du côté de la Gambie. Comme si on a tout de suite oublié tout cela. Comme si ce type de catastrophe ne devrait plus toucher que les autres.

Aïssatou BA (Stagiaire)
Source: Sud Quotidien

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Vendredi 13 Juillet 2007


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